Cette catégorie rend hommage aux vestiges de l’ère industrielle. Au-delà des rails et des locomotives, explorez l’architecture et les infrastructures qui ont façonné nos paysages : anciens sites miniers, chevalements, gares désaffectées, usines et ouvrages d’art. Une plongée dans l’archéologie industrielle et la mémoire ouvrière, essentielle pour comprendre le contexte de nos chemins de fer.
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Mine des Boines : l‘histoire oubliée de l’extraction en Isère
Plongez au cœur du Dauphiné, à La Motte d’Aveillans, pour découvrir les vestiges fascinants de la mine des Boines et comprendre l’épopée industrielle méconnue de cette exploitation minière artisanale.
Au cœur du Dauphiné, les hauteurs de La Motte-d’Aveillans abritent encore les cicatrices d’une épopée industrielle méconnue : la mine des Boines. Entre vestiges de grattages artisanaux et anciennes galeries, plongez dans l’histoire fascinante de cette exploitation minière de montagne, témoin d’un passé où le travail acharné des hommes se heurtait à la complexité géologique de la Matheysine.
Informations pratiques
| Caractéristique | Détails |
| Nom du site | Concession des Boines |
| Localisation | La Motte-d’Aveillans, Isère (Dauphiné) |
| Type d’exploitation | Mine artisanale (charbon) |
| Vestiges visibles | Alignements de grattage, traces d’extraction |
| État des lieux | Site archéologique / Patrimoine industriel |
| Période d’activité | XIXe – XXe siècle (période historique) |
| Type de patrimoine | Patrimoine minier dauphinois |
Définition technique et historique
Le « grattage » désigne une modalité d’exploitation artisanale, pré-industrielle ou para-industrielle, consistant à extraire le charbon (ici l’anthracite) directement à son point d’émergence en surface. Contrairement à la mine souterraine, cette pratique ne nécessite aucun percement de puits ou de galeries complexes. Le mineur-paysan exploite la « tête de couche » là où elle « affleure » — c’est-à-dire là où les mouvements tectoniques ou l’érosion ont ramené la veine de charbon au contact direct de la couche arable ou du sous-sol immédiat.
Méthodologie d’exploitation : Le processus opératoire
La méthodologie mise en œuvre par les mineurs-paysans (souvent des exploitants saisonniers pratiquant la « pluriactivité ») repose sur une technique de déblaiement séquentiel :
1. Prospection empirique (Le repérage)
Le mineur-paysan utilise sa connaissance fine du terrain. Il repère l’affleurement grâce :
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Aux indices de surface : Les « suintements » de charbon dans les talus, les berges de ruisseaux ou les zones où la végétation est chétive (le charbon rendant le sol moins propice à certaines cultures).
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À l’héritage oral : La transmission de savoirs sur les zones de « terre noire » ou de « terre grasse ».
2. Le « découverture » (Le décapage)
C’est l’étape la plus physique. Le mineur procède à l’enlèvement des morts-terrains (terre végétale, roches altérées, éboulis).
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Technique : Création d’une tranchée perpendiculaire ou parallèle à la direction de la couche.
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Outils : La bêche, la pioche, la barre à mine, et parfois l’usage de coins en fer pour disloquer les bancs de roche encaissante.
3. L’extraction (Le « grattage » proprement dit)
Une fois la veine mise à nu, le mineur procède par abattage manuel :
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Il « gratte » le charbon à la pointe du pic ou de la pointerolle.
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L’anthracite, étant un charbon très dur, nécessite souvent un travail de levier important pour extraire les blocs.
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Le tri se fait in situ : le mineur écarte la « stérile » (la roche stérile) qu’il rejette immédiatement dans la partie déjà exploitée de la tranchée (prémices du remblayage).
4. Le front de taille évolutif
La méthode est rarement stationnaire. Le mineur suit la veine tant que la couverture (le poids des terres au-dessus) reste gérable à la force humaine. Dès que la profondeur devient trop importante ou que l’instabilité des parois menace (risques d’éboulements), la tranchée est abandonnée. On assiste alors à un « grignotage » horizontal de la colline ou du flanc de coteau.
Caractéristiques socio-historiques à souligner
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Le caractère opportuniste : C’est une extraction « au besoin », souvent destinée à l’autoconsommation domestique ou à un marché local très restreint (forge du village, chauffage).
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Le faible investissement en capital : L’absence d’infrastructure (pas d’exhaure, pas d’aérage, pas d’extraction mécanique) rend cette méthode très flexible, mais extrêmement limitée en termes de productivité.
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L’impact paysager : Ces grattages laissent des cicatrices durables, des « chablis » de terre et des petites excavations que les géologues et historiens identifient aujourd’hui comme des « puits de renard » ou des « tranchées d’affleurage ».
Les traces d’exploitation.
1. La morphologie en « cuvette » : une gestion du stérile
La forme en cuvette que vous observez est la signature topographique du remblaiement immédiat.
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Dans une couche de 50 cm, le ratio stérile/charbon est souvent défavorable dès que l’on dépasse quelques mètres de profondeur.
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Le mineur-paysan, pour ne pas encombrer l’espace de travail exigu, rejette les déblais derrière lui au fur et à mesure qu’il avance.
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La « cuvette » résulte de ce mouvement de balancier : le mineur « suit » la couche en décaissant une bande étroite, puis en comblant l’arrière, créant ces micro-dépressions circulaires ou elliptiques. Avec le temps, le tassement des remblais et l’érosion des lèvres de l’excavation accentuent cet aspect de cuvette fermée.
2. Le défi des 50 cm : l’exploitation « en taille montante »
Avec une puissance aussi faible, l’accès à la veine est un défi physique majeur. La méthodologie imposée par cette étroitesse est la suivante :
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Le travail « à genoux » ou « à plat ventre » : Contrairement à la mine souterraine structurée, le mineur-paysan ne peut pas créer de galerie haute. Il doit extraire la couche en « découvrant » le toit sur une largeur minimale (suffisante pour passer les épaules et le pic).
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L’exploitation par « saut de mouton » : Dans un terrain tourmenté, la couche est souvent disloquée par des failles ou des plis. Le mineur ne suit pas une ligne droite ; il « saute » d’une cuvette à l’autre en suivant la trace du charbon qui affleure à nouveau quelques mètres plus loin après un rejet de faille. C’est ce qui explique le caractère discontinu et répétitif des cuvettes sur le terrain.
3. La gestion du terrain tourmenté (tectonique complexe)
La complexité géologique (plis, failles, miroirs de faille) est ici une aubaine pour le mineur-paysan, bien que cela semble contre-intuitif :
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L’avantage de la fracturation : Dans une couche de 50 cm d’anthracite, le charbon est souvent « broyé » ou « charrié » par les mouvements tectoniques. Le mineur-paysan privilégie les zones où la couche est « redressée » ou « en charnière de pli », car le charbon y est plus facile à décoller de la roche encaissante (le toit et le mur se séparent mieux).
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La stratégie de l’affleurement localisé : Le mineur utilise la topographie pour minimiser l’effort. Il choisira de creuser dans le flanc d’un vallon (talweg) plutôt que sur une crête, car le vallon offre une section de la veine déjà exposée par l’érosion, réduisant la quantité de morts-terrains à décaper.
4. Une densité remarquable de cuvettes
L’observation du terrain sur certains secteurs des Boines est frappante : on y note une densité très élevée de cuvettes, qui ne doivent rien au hasard. Cette concentration n’est pas fortuite ; elle est le témoin d’une méthode d’extraction sélective. Dans ces zones spécifiques, le mineur-paysan n’a pas seulement creusé quelques puits isolés, il a littéralement « peigné » la veine de charbon.
Chaque cuvette correspond à un point de prélèvement. Ces dépressions circulaires, souvent rapprochées, révèlent une stratégie de recherche tâtonnante mais systématique : dès qu’une veine affleurait, elle était exploitée jusqu’à sa limite technique, avant que le mineur ne se déplace de quelques mètres pour recommencer, créant ce paysage « en chapelet » si caractéristique des secteurs les plus riches du site.
5. L’absence de terrils : la preuve d’une gestion économe
Un élément vient confirmer la nature artisanale et minutieuse de ces travaux :
Dans l’industrie minière classique, l’ouverture d’une galerie ou d’une carrière s’accompagne systématiquement de « haldes » ou terrils, ces amas de roches stériles rejetées à l’extérieur. Ici, rien de tel. Cette absence confirme que nous sommes face à un travail de précision. Le mineur, contraint par la rareté de l’espace cultivable en montagne, ne pouvait pas se permettre de gaspiller la surface agricole en y déversant des déblais.
La technique était donc celle du remblayage systématique.

Témoignage de l’activité minière artisanale : vestige d’un grattage sur le site des Boines (2023).
La stratégie de segmentation de l’espace minier.
1. La zone « tout-galerie » (Le secteur de continuité)
La présence de 6 galeries sans grattages suggère une zone où :
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La puissance et l’inclinaison sont favorables : La couche est sans doute plus régulière, peut-être un peu plus épaisse ou à une inclinaison permettant un dépilage en souterrain.
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Le passage sous le seuil critique : Ici, le mort-terrain (la couverture) est devenu trop épais pour être retiré à la main (le « découverture » à ciel ouvert coûterait trop cher en énergie humaine). Le mineur a donc « chassé » la veine sous le massif : c’est le passage rationnel de la carrière à la mine souterraine.
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Rationalisation : 6 galeries sur un même secteur suggèrent une exploitation plus intensive, peut-être une petite concession ou un groupe d’exploitants mutualisant les moyens (aérage, évacuation des eaux).
2. La zone « hybride » (Grattages + galeries) : La zone de « recherche tâtonnante »
La coexistence de 6 grattages et 2 galeries est le témoin d’un gisement « en lambeaux » (tectonique complexe, failles inverses, redoublement de couches).
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Le grattage comme outil de prospection : Dans ce type de zone, les 6 grattages ont sans doute servi à « tâter » le terrain pour retrouver le prolongement de la couche après une faille. Le mineur gratte, perd la veine, gratte à nouveau 20 mètres plus loin.
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L’échec de la galerie : Les 2 galeries présentes sont probablement des tentatives de suivre la couche en profondeur, mais qui ont été rapidement abandonnées. Soit parce que la faille a coupé la veine (la galerie « tape dans le stérile »), soit parce que la couche s’amincissait en dessous de 50 cm, rendant le soutènement trop coûteux par rapport au rendement.
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Le « picorage » : Cette zone est celle du mineur-paysan qui « picore » les restes tectoniques. Il ne cherche pas à créer une mine durable, il cherche à extraire tout ce qui est accessible à moindre coût.
3. Hypothèse : La contrainte de la puissance
La limite des 50 cm est le facteur clé. En histoire minière, on appelle cela l’exploitation en « couche mince ».
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Dans les galeries : À 50 cm, il est impossible de se tenir debout. Le mineur travaille en « taille rasante ». Le fait que vous ayez des galeries est en soi un exploit technique : cela implique une maîtrise du boisage pour éviter l’effondrement dans un terrain dont la faible hauteur ne laisse aucune marge d’erreur.
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Dans les grattages : L’absence de terril est le point crucial. Si vous ne voyez pas de haldes, c’est que le stérile était remblayé dans l’excavation précédente. C’est une technique de « mine à ciel ouvert tournante ».
La stratégie d’exploitation de la Combe Noire.
1. La Zone « Tout Galeries » (L’exploitation rationnelle)
La présence de 6 galeries sans grattages indique une zone de continuité.
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La logique : Le gisement y est probablement plus stable, avec un pendage (inclinaison) régulier. Le mineur a identifié que le « jeu en vaut la chandelle » : la couche est suffisamment puissante ou régulière en profondeur pour justifier l’investissement lourd (en temps et en boisage) que représente une galerie.
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Pourquoi pas de grattages ? Soit la couverture (le mort-terrain) est trop épaisse pour être dégagée à la main (le mineur est contraint d’entrer directement en terre), soit la couche est « propre » dès le départ. C’est l’exploitation systématique.
2. La Zone « Grattages + 2 Grandes Galeries » (L’exploitation opportuniste et les « tentatives »)
C’est la zone la plus intéressante. Elle révèle un terrain « tourmenté » (failles, plis isoclinaux, boudinage).
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Les 2 Grandes Galeries : Le fait qu’elles soient accompagnées de terrils importants suggère une volonté de capitalisation. Quelqu’un (une petite entreprise, ou un mineur plus ambitieux) a tenté d’industrialiser l’exploitation à cet endroit. Il a cherché à atteindre le cœur de la couche en profondeur.
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Les 6 Grattages : Ils sont les témoins de l’échec ou de la limite de ces galeries.
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Hypothèse A (La prospection) : Les grattages sont les traces de la phase de recherche. On a gratté partout pour trouver où la couche était la plus accessible avant de décider de percer les galeries.
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Hypothèse B (L’émiettement) : La tectonique a tellement fragmenté les deux couches que les galeries, malgré leur taille, ont rapidement « buté » contre des failles ou des zones stériles. Le mineur a alors dû revenir aux grattages pour récolter les « morceaux » de couches déplacées par la tectonique.
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Hypothèse C (La chronologie) : Les grattages sont les vestiges de l’exploitation artisanale ancienne, et les deux galeries sont une tentative plus tardive (et peut-être éphémère) de mieux exploiter, qui a laissé ces terrils massifs.
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3. La contrainte des « Deux Couches » et le piège géologique
Le fait qu’il n’y ait que deux couches ne signifie pas qu’elles sont planes. Dans un terrain tourmenté, les deux couches peuvent être :
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Redoublées par des plis : Une même couche peut passer plusieurs fois au même niveau d’altitude. C’est là que vos 6 grattages prennent tout leur sens : le mineur ne gratte pas 6 couches différentes, il gratte la répétition de la même couche due aux plissements.
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Disloquées par des failles : Le mineur cherche la « lèvre » de la faille. Il gratte ici, trouve la couche, puis la perd (faille). Il gratte 20 mètres plus loin, la retrouve (le rejet de faille). C’est ce qui crée cet aspect « pointillé » de votre zone.

Vue de 2023 sur les vestiges d’un alignement de grattage, témoin de l’activité minière sur la concession des Boines.
De l’exploitation artisanale a l’industrielle.
1. La Zone 1 (6 galeries, 0 grattage) : L’exploitation « Rationnelle et Industrielle »
Si vous ne trouvez pas de grattages ici, c’est probablement pour l’une des deux raisons suivantes :
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La destruction par l’infrastructure : Au XIXe siècle, les compagnies minières avaient tendance à « faire place nette ». Les grandes installations de surface (plateformes de triage, bâtiments de recette, routes d’accès) ont pu effacer totalement les fragiles traces des anciens grattages paysans.
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L’exploration par sondage (pas d’affleurement visible) : Il est possible que dans cette zone, la couche, bien que présente, ne fût pas visible en surface (couverture épaisse, végétation). Le mineur paysan, faute d’outils de prospection, n’a jamais pu la trouver. Ce sont les ingénieurs du XIXe (avec des méthodes de géologie plus fines) qui ont « découvert » la ressource et ouvert les galeries directement en profondeur.
2. La Zone 2 (6 grattages + 2 galeries) : La « Mine de Transition »
C’est ici que votre observation est la plus intéressante. Vous avez le passage de relais entre l’autoconsommation (le paysan) et l’économie de marché (la compagnie).
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L’étape 1 (Le grattage paysan) : Les paysans ont identifié l’affleurement. C’est une mine de « prélèvement » : on prend ce qui est là, sans investissement. L’absence de terril massif autour des grattages prouve qu’ils remblayaient au fur et à mesure (ils ne voulaient pas perdre de terres agricoles).
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L’étape 2 (L’intrusion industrielle) : Au XIXe siècle, les exploitants industriels, en cherchant à étendre leur concession, sont tombés sur ces zones déjà « picorées » par les paysans.
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Les 2 galeries que vous voyez sont la preuve d’une tentative de « suivre la couche » là où les paysans avaient montré qu’il y avait du charbon.
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Le terril devant ces galeries trahit le changement de paradigme : la compagnie a extrait de gros volumes de roche stérile (le toit et le mur pour créer une galerie de circulation), ce que le paysan ne faisait jamais.
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3. Le paradoxe de la couche de 50 cm
Le fait que la couche soit si mince (50 cm) explique parfaitement pourquoi le XIXe siècle a souvent échoué à industrialiser ces sites.
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Le coût du « frais fixe » : Pour exploiter une couche de 50 cm en galerie, il faut creuser une hauteur d’homme (ou au moins une hauteur suffisante pour passer). Cela demande de creuser beaucoup de roche stérile (d’où les gros terrils).
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La rentabilité : Le coût de creusement du stérile (pour faire la galerie) dépassait rapidement la valeur du charbon extrait de cette couche mince.
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Conclusion logique : C’est sans doute pour cela que ces 2 galeries ont été abandonnées après une durée de vie probablement courte. Elles ont été victimes de la « loi de la puissance » : on ne peut pas rentabiliser une galerie moderne dans une couche de 50 cm, sauf si la géologie est exceptionnellement favorable.
3. L‘échec de l’industrialisation face à la contrainte géologique ».
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Phase A (Pré-industrielle) : Le mineur paysan, flexible, qui se contente de ce que l’affleurement lui donne (les grattages). Il est rentable parce qu’il n’a aucun frais d’infrastructure (pas de boisage, pas d’aérage, pas de terril).
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Phase B (Industrielle/XIXe siècle) : La tentative de passage à l’échelle supérieure. On creuse des galeries. Mais face à la réalité des 50 cm de puissance et à la complexité tectonique (la « tourmente »), l’industrie se casse les dents. Elle abandonne, laissant derrière elle ces 2 galeries cicatricielles et leurs terrils, tandis que la nature reprend ses droits sur les vieux grattages.
La rencontre entre deux cultures minières.
1. La « sous-traitance » inconsciente de la prospection
L’exploitant minier du XIXe siècle était souvent un opportuniste prudent. Creuser une galerie coûte cher (boisage, éclairage, main-d’œuvre). L’industriel ne va pas « tâter » au hasard.
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Le paysan mineur comme géologue de terrain : En implantant ses galeries là où les grattages étaient nombreux, l’exploitant industriel a utilisé les paysans comme des « prospecteurs gratuits ». Les grattages étaient les preuves irréfutables que la couche était là et qu’elle était exploitable.
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Récupération de l’infrastructure : Le grattage a souvent créé une « plateforme » ou une petite excavation initiale (le « découverture »). Pour l’industriel, c’est une aubaine : il n’a pas à décaper la terre végétale et le mort-terrain, il commence sa galerie là où le travail de surface a déjà ouvert la voie.
2. Le choc des modèles économiques
Vous avez là la preuve visuelle d’un échec de conversion économique :
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Le Modèle Paysan (Le « grattage ») : C’est un modèle à coûts fixes quasi nuls. Si la couche est bonne, il gratte ; si elle est mauvaise ou faillée, il s’arrête et bouge de 10 mètres. Le « risque minier » est proche de zéro car il n’y a pas d’infrastructure.
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Le Modèle Industriel (La « galerie ») : C’est un modèle à frais fixes élevés. L’industriel arrive avec une logique de « rendement ». Il doit rentabiliser le boisage et l’exhaure (pompage).
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Le fait que vous ayez des terrils importants montre que l’industriel a voulu « forcer » la nature. Il a extrait, il a creusé du stérile, il a construit.
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Le constat d’échec : Le fait que ces galeries soient aujourd’hui abandonnées (probablement après une durée de vie courte) prouve que la logique industrielle ne pouvait pas s’imposer durablement face à la contrainte de votre couche de 50 cm. Le charbon n’était pas assez abondant ou assez propre pour justifier les frais de la galerie.
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3. La « colonisation » de l’espace minier
Il est très probable qu’en fouillant dans les archives (série S des Archives Départementales, dossiers de concessions), vous trouviez des traces de conflits :
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Droits d’usage vs Concession : Le mineur paysan travaillait souvent sur des droits coutumiers. L’arrivée de la concession minière au XIXe siècle a souvent « absorbé » ces petits exploitants. Soit ils ont été évincés, soit ils sont devenus les ouvriers de la mine, soit ils ont été réduits à une exploitation clandestine, la nuit, à côté des galeries officielles.
La mine d’appoint ou la pluriactivité alpine.
1. La « Mine de Berger » : Le modèle du mineur saisonnier
Le fait que le site soit inaccessible en hiver est la clé de la méthode de travail :
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L’opportunisme temporel : Le mineur-paysan n’est pas un mineur de métier. Il monte avec son troupeau de chèvres à la belle saison. Le « grattage » est une activité de temps libre pendant que les chèvres pâturent. C’est une exploitation « à la marge », sans pression de production, qui s’ajuste parfaitement au rythme de la transhumance.
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L’exploitation de stockage : Il est fort probable que le charbon extrait durant l’été était stocké dans des petites caches ou descendu à dos de mulet avant les premières neiges. Ces « grattages » ne sont pas des mines, ce sont des comptoirs de stockage temporaire.
2. Le rôle du troupeau dans la lecture archéologique
C’est un point fascinant : la chèvre est votre alliée archéologique.
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Dans ces zones de haute altitude, la végétation est normalement dense ou constituée de landes impénétrables. La chèvre, par son pâturage intensif, empêche la fermeture du milieu (la repousse des arbustes et arbres).
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Résultat : Vos « cuvettes » restent visibles alors qu’elles auraient dû être comblées par les sédiments ou masquées par la végétation. La survie de ces structures est directement liée à l’activité pastorale qui a perduré au-delà de l’exploitation minière.
3. Le paradoxe de l’échec industriel du XIXe
Maintenant, on comprend parfaitement pourquoi les galeries du XIXe siècle ont échoué là où le berger-mineur réussissait à petite échelle :
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L’incompatibilité de rythme : Les compagnies minières du XIXe voulaient une production constante (annuelle, hiver comme été). Or, vous dites que le site est inaccessible en hiver. Une entreprise ne peut pas payer des ouvriers, entretenir des galeries et assurer une logistique de transport sur un site qui est bloqué 4 ou 5 mois par an.
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Le coût du « tout-inclus » : Le berger-mineur avait un coût de revient de zéro (le troupeau était déjà là, le mineur était déjà sur place, le charbon était un revenu complémentaire). L’industriel, lui, avait des frais fixes (salaires, boisage, taxes, transport). Le site n’était pas assez riche pour amortir ces coûts, surtout dans une couche de 50 cm.
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L’impossibilité logistique : Le XIXe siècle a cherché à « brutaliser » la montagne par la galerie, mais la montagne a gagné par le climat et la distance. Les deux galeries que vous voyez sont probablement les vestiges d’une tentative de rationalisation qui s’est effondrée dès qu’il a fallu affronter le premier hiver rigoureux.
4. Synthèse : Le paysage comme archive
Pour votre travail, vous pouvez conclure que votre site est la preuve d’un conflit de temporalités :
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La temporalité pastorale (le grattage) : Adaptée au cycle des saisons, au rythme du troupeau, et à la ressource locale. Elle est durable parce qu’elle est « low-cost » et flexible.
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La temporalité industrielle (la galerie) : Linéaire, exigeante, et incompatible avec la haute altitude et l’isolement hivernal. Elle a tenté de s’imposer sur le modèle paysan mais a échoué par excès de rigidité.
Le choc de l’industrialisation.
1. Le « parasitisme minier » : L’industriel sur les traces du berger
Le fait de creuser en plein centre des grattages prouve que l’industriel n’a fait aucune prospection géologique propre. Il a utilisé le paysan-mineur comme un prospecteur.
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L’industriel a observé le paysage, a vu où la terre était retournée, où les débris de charbon affleuraient (grâce aux grattages), et il a conclu : « C’est là que se trouve le cœur de la couche ».
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Il ne s’est pas installé à côté par respect pour le pâturage, il s’est installé sur la zone la plus riche pour maximiser son rendement, ignorant totalement le cycle de la transhumance et la fragilité de la surface pour les chèvres.
2. Le choc des échelles : « Le concentré » contre « le diffus »
Cette implantation centrale révèle une erreur stratégique majeure de l’industrie minière dans les zones marginales de montagne :
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La logique du paysan : Une logique diffuse. Il grattait là où il était, au rythme de son troupeau, de manière flexible. Si une zone était trop compliquée, il passait à la suivante.
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La logique de l’industriel : Une logique concentrée. Il a voulu « forcer » l’exploitation en creusant une galerie au centre de la zone de grattage. C’est une erreur de lecture : il a traité une couche de 50 cm, naturellement morcelée et irrégulière, comme s’il s’agissait d’un gisement industriel massif.
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La conséquence : En voulant creuser au centre, il a probablement détruit le système de drainage naturel et perturbé le pâturage, tout en s’enfermant dans une galerie dont la maintenance (boisage, évacuation des déblais) était économiquement insoutenable face à la faible épaisseur de la couche.
3. La trace archéologique d’un conflit tacite
En plaçant les galeries au milieu des grattages, l’industriel a effacé physiquement les traces des paysans.
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Le terril de la galerie (qui est massif) a probablement recouvert plusieurs grattages anciens.
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Aujourd’hui, si vous voyez encore les grattages autour, c’est que les galeries ont été abandonnées si vite que le « traumatisme » paysager de l’industriel n’a pas réussi à gommer la pratique ancestrale.
4. Une lecture pour votre recherche : « L’échec de la verticalité »
Pour votre travail d’historien, vous avez là une thèse solide : le site illustre l’inadaptation de l’outil industriel à la géographie pastorale.
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Le paysan-mineur avait une exploitation « horizontale » : il suivait l’affleurement sur la pente, respectant la géométrie de la montagne.
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L’industriel a tenté une exploitation « verticale » (la galerie s’enfonce dans le massif).
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Le fait que les galeries soient au centre montre qu’il a tenté de « percer » le cœur du gisement pour rentabiliser son infrastructure. L’échec (visible par l’abandon et la petite taille des galeries) prouve que la montagne et ses 50 cm de couche ont résisté à cette tentative de rationalisation.
Traces au sol et enjeux de terrain
Sur le terrain, la lecture des vestiges reste un défi. Une voie de roulage est encore identifiable : elle relie la galerie B2 à la ligne de crête, passant au-dessus de la galerie B4 et contournant un important site de grattage (noté G11). Ce dernier pourrait, selon nos hypothèses, dissimuler l’entrée d’une galerie oubliée.
Dans l’ensemble, l’emprise des activités minières aux Boines révèle une ingéniosité technique mise au service d’une rentabilité complexe. Hélas, l’érosion naturelle, le pâturage et les aménagements anthropiques (station de ski) ont agi comme un voile, effaçant peu à peu les cicatrices de cette ère industrielle. La localisation précise de ces « oubliées de l’histoire » demeure aujourd’hui un travail de mémoire autant que d’archéologie industrielle.
Conclusion
La mine des Boines illustre parfaitement ces « petites » exploitations qui ont jalonné l’histoire du Dauphiné, souvent éclipsées par les grandes mines du bassin de La Mure. Visiter ces lieux, c’est rendre hommage à la rudesse du travail des mineurs de montagne qui, contre toute attente, ont tenté de dompter les entrailles de la terre.
Vous explorez le patrimoine minier dauphinois ? N’hésitez pas à partager vos découvertes ou vos photos de ce site chargé d’histoire dans les commentaires ci-dessous.
Foire Aux Questions grattages des Boines
1 – Où se situe exactement la mine des Boines ?
La mine des Boines est située sur la commune de La Motte-d’Aveillans, dans le département de l’Isère, au cœur de la région historique et minière du Dauphiné.
2 – Que peut-on voir aujourd’hui sur le site des Boines ?
Le site conserve des vestiges de l’époque industrielle, notamment des alignements de grattage qui témoignent des anciennes méthodes d’extraction artisanale du charbon pratiquées sur la concession.
3 – Quelle était l’activité principale sur la concession des Boines ?
Il s’agissait principalement d’une exploitation de charbon. La mine des Boines illustre parfaitement l’histoire de l’extraction minière artisanale qui a façonné le paysage industriel du Sud-Isère aux XIXe et XXe siècles.
4 – Le site des Boines est-il ouvert au public ?
Le site des Boines est un lieu de mémoire et de patrimoine. Il est recommandé de se renseigner auprès de l’office de tourisme local ou des associations de sauvegarde du patrimoine minier de la Matheysine pour connaître les possibilités de visite ou les sentiers balisés permettant de découvrir ces vestiges en toute sécurité.
5 – Pourquoi est-il important de préserver les vestiges des Boines ?
La préservation des vestiges de la mine des Boines est essentielle pour maintenir la mémoire du patrimoine industriel dauphinois. Ces traces au sol racontent le quotidien des mineurs et l’évolution des techniques d’extraction dans la région.
Poursuivez votre exploration
Les Boines font partie de l’ensemble des mines de la Matheysine
La concession des Boines l’histoire des mines
La concession des Boines les galeries des Boines guide d’exploration et inventaire
La concession des Boines et de Serre Leycon les moyens de transport
La concession des Boines et de Serre Leycon la plateforme de lavage
Sources et sites officiels
. Les bases de données institutionnelles (Incontournables)
Ces liens renforcent immédiatement le sérieux de votre article :
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Le site InfoTerre (BRGM) : https://infoterre.brgm.fr/
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Usage : C’est la référence absolue pour la géologie et les risques miniers. Indiquez à vos lecteurs qu’ils peuvent y consulter les données sur les cavités et l’historique minier de la zone.
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Archives Départementales de l’Isère : https://archives.isere.fr/
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Usage : C’est ici que se trouvent les documents originaux (série S, concessions minières). Mettez ce lien dans une section « Pour aller plus loin » pour encourager les lecteurs à consulter les sources primaires.
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2. Le contexte historique et ferroviaire (Le lien avec le Train)
Puisque votre site parle aussi du Train de la Mure, ces liens sont logiques :
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Musée de la Mine de la Matheysine (La Mine Image) : https://www.mine-image.com/
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Usage : C’est l’institution de référence. Faire un lien vers eux montre que vous êtes en phase avec le travail de mémoire local officiel.
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3. Les portails de connaissances (Pour le lectorat curieux)
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Patrimoine Industriel (Inventaire général) : https://inventaire.patrimoine-region.fr/
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Usage : Vous pouvez rechercher si les Boines y sont mentionnées. C’est une source très fiable pour la terminologie architecturale des sites miniers.
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Bibliographie
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1. Ouvrages de référence (Sources secondaires)
Ces livres sont les piliers de l’histoire minière dans ce secteur :
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Collection « Mémoire d’Obiou » (Éditions locales).
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Note : Cette collection publie régulièrement des témoignages et des recherches historiques sur les communes de la Matheysine. Vérifiez les numéros traitant de « La Mure » ou des « mines ».
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2. Rapports techniques et inventaires (Sources primaires et semi-primaires)
Pour un historien, ces documents sont plus précieux que les livres généralistes :
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BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières). Inventaire des cavités souterraines de l’Isère.
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Conseil : Recherchez les rapports spécifiques liés aux concessions minières de la commune de La Mure (ou des communes limitrophes si les Boines sont en limite). Vous les trouverez sur le portail InfoTerre.
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Archives Départementales de l’Isère (ADI) – Série S.
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Note : La série S concerne les travaux publics, mines et carrières. C’est ici que vous devez chercher les « dossiers de concession » des Boines.
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Citation type pour votre bibliographie : « Archives Départementales de l’Isère, série S, Dossiers relatifs aux concessions minières de la Matheysine. »
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3. Ressources muséales et associatives
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Mine Image (La Mure).
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Leur centre de documentation est le point de départ de toute recherche sur le sujet. Si vous n’y êtes pas allé, c’est votre priorité.
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Association des Amis du Musée de la Mine.
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Leurs bulletins sont souvent plus précis que les grands livres historiques sur des lieux-dits spécifiques comme « Les Boines ».
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Mines des Boines et Serre Leycon : l’histoire industrielle du Dauphiné
Plongez au cœur de La Motte d’Aveillans pour découvrir les vestiges des mines des Boines et les techniques ingénieuses de transport de charbon qui ont façonné le paysage industriel du XIXe siècle.
Aujourd’hui, le calme des pâturages de La Motte d’Aveillans a effacé l’agitation d’hier. Pourtant, sous les sentiers paisibles, le sol garde les cicatrices d’une épopée industrielle intense : celle des petites mines de montagne. Comment, au XIXe siècle, extraire et transporter le charbon depuis des galeries perchées à plus de 1300 mètres d’altitude, là où les routes n’existaient pas ? Entre systèmes de télébennes aériens et plans inclinés vertigineux, découvrez l’histoire fascinante des solutions logistiques audacieuses qui ont permis à ces sites isolés de braver les contraintes du relief dauphinois. Une exploration au cœur du patrimoine minier, où la débrouillardise technique côtoyait la rudesse du travail des mineurs-paysans.
| Caractéristique | Détails |
| Lieu | La Motte-d’Aveillans (Matheysine, Isère) |
| Ressource extraite | Charbon (Anthracite) |
| Altitude du site | Entre 1250 et 1400 mètres |
| Période d’activité | XIXe siècle (exploitation intermittente) |
| Exploitation | Artisanale (système de « mineurs-paysans ») |
| Solutions de transport | Télébennes (câbles aériens) et Plans inclinés |
| Mode de traction | Gravité motrice (systèmes auto-freinés) |
| Vestiges actuels | Terrils, traces de galeries, « balafres » au sol |
| Principale contrainte | Enclavement montagneux et forte déclivité |
Les défis de l’altitude : entre isolement et saisonnalité
L’exploitation des Boines fut confrontée à deux obstacles majeurs :
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L’enclavement : Située à plus de 1300 mètres, la mine était coupée des grands axes de transport. Écouler la production était un défi logistique permanent.
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La saisonnalité : Entre 1834 et 1848, l’activité ne se maintenait que durant la belle saison, et de manière très intermittente.
Sept galeries furent pourtant foncées, s’échelonnant entre 1250 et 1400 mètres d’altitude. Aujourd’hui, les « razziers » (tas de déblais) de moins de 100 m³ témoignent de la brièveté de ces travaux : les galeries étaient bien souvent abandonnées sitôt ouvertes.
Infrastructures et logistique
La topographie exigeante du site a nécessité des aménagements logistiques audacieux pour l’époque. On note la présence sur le site de deux télébenne, dont l’un était spécifiquement dédié à l’acheminement du minerai vers une station de lavage. Ces installations soulignent une volonté d’industrialisation, malgré les contraintes du terrain.
Le premier télébenne
Le premier desservait les galeries B1, B2 et B3 ; nous pouvons supposer que de part sa position topographique en contrebas suggère une fonction d’exhaure naturelle.. Le charbon extrait des galeries B1 et B2, certainement les plus productives, était évacué par ce dispositif. Son point d’arrivée se situait à la jonction de la route actuelle des Signaraux et de la piste montant à l’arboretum.
Ce télébenne, d’une longueur approximative de 430 mètres, était une installation sommaire constituée de poteaux en bois et d’une poulie à chaque extrémité. Bien que nous ne disposions d’aucune photographie, cette information nous a été transmise par M. Darier, qui se souvenait avoir vu les poteaux en bois supportant la poulie. Il est probable qu’il n’y avait aucun poteau intermédiaire. Il convient de préciser qu’à l’époque, la route actuelle, aménagée pour la station des Signaraux, n’existait pas ; seul un sentier permettait le passage. Dès lors, le transport en direction de la Motte-d’Aveillans s’effectuait probablement à dos de mulet, ou bien le minerai était repris depuis le hameau pour être acheminé en chariots, tractés par des chevaux ou des bœufs.

L’ancien site de départ du télébenne n°1, au cœur de la concession des Boines.

Paysage naturel forestier ou montagneux marquant l’emplacement disparu de l’ancienne station d’arrivée du télébenne n°1 des mines des Boines.
Le deuxième télébenne
Un deuxième télébenne fut construit dans la Combe Noire. Celui-ci desservait deux galeries de mine qui, lors des travaux de mise en sécurité, n’ont pas été intégrées à la concession des Boines, malgré leur évidente proximité. En effet, si la concession des Boines se situe dans la combe des Signaraux, les galeries mentionnées se trouvent juste derrière un léger mamelon ; il est donc fort probable que cette contiguïté géographique laisse supposer une continuité de l’exploitation sur les mêmes veines (ou couches).
Ce second télébenne, d’une longueur supérieure au premier (550 mètres), nécessitait la mise en place d’un poteau intermédiaire. En revanche, nous disposons de très peu d’informations sur cette installation ; on peut toutefois supposer que les poteaux étaient métalliques. L’arrivée de la ligne se faisait au niveau d’une ancienne plateforme de lavage.
Dans la Combe Noire, nous avons recensé deux vestiges de galeries associés à un terril plus conséquent. Ce volume de stérile laisse supposer une extraction de charbon plus importante, ce qui aurait justifié la construction de cet équipement. Aujourd’hui, aucune trace visible de ce télébenne ne subsiste.

Vestiges du passé minier : l’ancien site de départ du télébenne 2, concession des Boines.
Pour une petite exploitation charbonnière au XIXe siècle, le télébenne (souvent appelé à l’époque transporteur aérien à câble ou funiculaire aérien) est une solution technique ingénieuse et peu coûteuse pour pallier les difficultés du relief montagneux.
Définition : Le Télébenne au XIXe siècle
Le télébenne est un système de transport par câble aérien permettant de déplacer du charbon depuis un point d’extraction situé en altitude (souvent une galerie à flanc de montagne) vers un point de stockage ou de chargement en vallée (un quai de gare ou un canal), en utilisant la gravité comme force motrice.
Caractéristiques techniques pour une petite exploitation
Dans une petite mine à temps partiel, le système se caractérise par sa simplicité et sa robustesse :
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Le principe du « va-et-vient » ou « circuit fermé » :
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Le système est constitué d’un câble porteur fixe (sur lequel roule la benne) et d’un câble tracteur mobile.
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Pour les petites exploitations, on utilisait souvent le système à gravité (auto-freiné) : le poids de la benne chargée descendant entraîne la montée de la benne vide. C’est idéal pour une mine de montagne, car cela ne consomme aucune énergie externe (vapeur ou électrique).
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La structure :
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Les pylônes : Des chevalets en bois (souvent en mélèze ou sapin local) soutiennent les câbles pour franchir les ravins ou les terrains accidentés où la construction d’une route ou d’un chemin de fer serait impossible ou trop coûteuse.
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La benne : Un simple récipient en fer battu, suspendu par un chariot à galets, capable de basculer (benne basculante) pour vider le charbon à l’arrivée.
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L’adaptation au « temps partiel » :
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Coût modique : Contrairement à un chemin de fer Decauville, le télébenne nécessite peu de terrassement. Il « survole » le terrain sans modifier le paysage.
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Polyvalence : Lorsqu’il n’est pas utilisé (période creuse de l’exploitation), le système est immobilisé facilement. Les câbles peuvent être détendus pour éviter la corrosion ou le vol.
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Maintenance réduite : Le système peut être entretenu par les mineurs eux-mêmes, qui sont souvent des paysans-mineurs possédant des compétences en mécanique de base.
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Pourquoi était-ce indispensable en montagne ?
Au XIXe siècle, pour une petite mine, le télébenne résout trois problèmes majeurs :
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L’accès difficile : Les routes de montagne étaient souvent impraticables pour les charrettes à bœufs chargées de charbon lourd.
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La pente : Là où les chevaux glisseraient, le câble aérien maintient une trajectoire rectiligne directe, économisant des kilomètres de trajet sinueux.
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La main-d’œuvre : Une seule personne en bas (au déchargement) et une en haut (au chargement) suffisaient à faire fonctionner le flux de transport, libérant les mineurs pour le travail de fond.
Terminologie d’époque
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« Fil aérien » : terme très courant dans la littérature technique de 1880-1900.
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« Transporteur à fil de fer ».
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« Plan incliné aérien ».
En résumé : C’est l’outil de la « débrouillardise industrielle ». Il transforme la contrainte géographique du relief montagneux en avantage énergétique, en utilisant le poids du charbon extrait pour faire monter les outils vides.
Le plan incliné
Un autre mode de transport fut utilisé sur la concession, notamment pour desservir les galeries B4, B5 et B6 : un plan incliné d’environ 230m dont le tracé demeure aujourd’hui devinable. Il ne subsiste toutefois aucune installation physique, hormis une déclivité rendue difficilement perceptible par la végétation. La tête de départ du plan incliné semble se situer le long d’un sentier horizontal reliant la combe des Signaraux à la Combe Noire.
En l’absence d’informations sur les dates de percement des différentes galeries, il est complexe d’établir une chronologie précise. Cependant, nous pouvons formuler l’hypothèse suivante : le premier télébenne a probablement remplacé ce plan incliné. Le silence des témoignages oraux concernant le plan incliné, couplé à la mémoire vive des structures du télébenne, conforte l’hypothèse d’une antériorité du plan incliné sur le système par câble.
Le point d’arrivée du plan incliné, quant à lui, se situait à proximité du départ du rif des Signaraux, à l’extrémité actuelle du parking. Ici encore, nous pouvons supposer que le transport ultérieur, au-delà du plan, était assuré par des mulets.
Le plan incliné ou descenderie au 19eme siècle
Dans une petite exploitation de montagne du XIXe siècle, le plan incliné est une voie de transport à forte déclivité, aménagée entre le carreau de mine (souvent situé à flanc de coteau) et un point de rupture de charge en contrebas (un chemin carrossable, une plateforme de stockage ou un point de transbordement).
1. Le principe de fonctionnement : La « gravité motrice »
À cette échelle, le plan incliné ne nécessite pas de machine à vapeur. Il exploite la force de la pesanteur :
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Le système à va-et-vient (ou plan automatique) : Le poids des berlines chargées descendantes entraîne, par l’intermédiaire d’un câble ou d’une chaîne enroulé sur une poulie de renvoi située en tête de plan, la remontée des berlines vides.
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La régulation : Le mouvement est contrôlé par un frein (frein à ruban ou à sabot) actionné par un « planiste » (le manœuvre responsable du plan) situé en haut de la pente, afin d’éviter l’emballement des chariots.
2. Caractéristiques structurelles pour une « petite exploitation »
Contrairement aux grands plans inclinés industriels, le modèle artisanal se distingue par sa simplicité :
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La voie : Elle est souvent rudimentaire, constituée de rails en bois (ou parfois en fer plat cloué sur des traverses en bois) posés directement sur le sol, sans ballastage complexe.
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La poulie : Située à la tête du plan (le point haut), elle est souvent fixée sur un simple chevalement en bois ou un bâti maçonné sommaire.
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La pente : Elle suit le relief naturel du terrain, ce qui impose souvent des tracés irréguliers.
3. Contexte socio-économique (temps partiel)
Dans le cas d’une exploitation à temps partiel (mineurs-paysans), le plan incliné est un outil de rationalisation du travail. Il permet de pallier le manque de main-d’œuvre en réduisant drastiquement le temps de portage (le transport à dos d’homme ou de mulet), particulièrement pénible sur les sentiers de montagne.
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Le rôle du planiste : Dans une petite mine, cette tâche est souvent dévolue à un ouvrier âgé ou à un jeune apprenti.
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L’abandon : Ces structures sont souvent éphémères. Dès que la galerie est abandonnée ou que le minerai est épuisé, le bois est récupéré, les rails déposés, et la nature reprend ses droits. C’est pourquoi, aujourd’hui, il ne subsiste souvent qu’une « balafre » dans le terrain ou une simple rupture de pente.
Traces au sol et enjeux de terrain
Sur le terrain, la lecture des vestiges reste un défi. Une voie de roulage est encore identifiable : elle relie la galerie B2 à la ligne de crête, passant au-dessus de la galerie B4 et contournant un important site de grattage (noté G11). Ce dernier pourrait, selon nos hypothèses, dissimuler l’entrée d’une galerie oubliée.
Dans l’ensemble, l’emprise des activités minières aux Boines révèle une ingéniosité technique mise au service d’une rentabilité complexe. Hélas, l’érosion naturelle, le pâturage et les aménagements anthropiques (station de ski) ont agi comme un voile, effaçant peu à peu les cicatrices de cette ère industrielle. La localisation précise de ces « oubliées de l’histoire » demeure aujourd’hui un travail de mémoire autant que d’archéologie industrielle.
Conclusion
La mine des Boines illustre parfaitement ces « petites » exploitations qui ont jalonné l’histoire du Dauphiné, souvent éclipsées par les grandes mines du bassin de La Mure. Visiter ces lieux, c’est rendre hommage à la rudesse du travail des mineurs de montagne qui, contre toute attente, ont tenté de dompter les entrailles de la terre.
Vous explorez le patrimoine minier dauphinois ? N’hésitez pas à partager vos découvertes ou vos photos de ce site chargé d’histoire dans les commentaires ci-dessous.
Foire Aux Questions Le transport du charbon aux Boines et Serre-Leycon
Qu’était la concession des Boines et Serre-Leycon ?
Il s’agissait d’un site d’exploitation minière situé dans le bassin de la Matheysine, en Isère. Ces concessions jouaient un rôle crucial dans l’économie charbonnière du Dauphiné au XXe siècle, nécessitant une logistique complexe pour acheminer le minerai extrait des profondeurs vers les centres de tri ou les voies ferrées.
À quoi servait le « télébenne » ?
Le télébenne était un système de transport par câble aérien. Dans une topographie escarpée comme celle du Dauphiné, il permettait d’acheminer efficacement le charbon depuis les puits d’extraction (souvent situés sur des reliefs accidentés) vers les zones de traitement ou de stockage en contrebas, en évitant les contraintes liées au relief et au manque de routes carrossables pour les camions de l’époque.
Pourquoi ne reste-t-il plus aucune trace des installations aujourd’hui ?
Après la fermeture des mines, la plupart des structures métalliques (pylônes, rails, gares de départ) ont été démantelées. Le métal était une ressource précieuse, souvent récupérée pour être recyclée. Le passage du temps, la végétation et le réaménagement des terrains ont fini par effacer les dernières traces physiques, rendant ces sites méconnaissables pour les non-initiés.
Pourquoi est-il important de documenter ces lieux disparus ?
Même sans ruines visibles, ces lieux portent la mémoire des hommes qui y ont travaillé. Documenter ces sites permet de conserver une trace de l’activité industrielle qui a façonné le paysage social et géographique de la Matheysine. C’est un travail de « mémoire vive » pour les générations futures.
Comment peut-on identifier l’emplacement exact de ces anciennes installations ?
L’identification repose aujourd’hui sur le croisement de plusieurs sources : les archives des concessions minières, les anciennes cartes d’état-major, la photogrammétrie aérienne (qui permet de voir des anomalies dans le terrain) et, parfois, le recueil de témoignages d’anciens mineurs ou habitants du secteur.
Poursuivez votre exploration
Les Boines font partie de l’ensemble des mines de la Matheysine
La concession des Boines l’histoire des mines
La concession des Boines les galeries des Boines guide d’exploration et inventaire
La concession des Boines les grattages des Boines
La concession des Boines et de Serre Leycon la plateforme de lavage
Sources et sites officiels
1. Le site de référence incontournable
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Mine Image (La Motte-d’Aveillans)
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Pourquoi : C’est le musée de la mine de la Matheysine par excellence. Ils possèdent les collections et les archives les plus complètes sur les concessions minières du secteur.
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2. Bases de données patrimoniales et officielles
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POP (Plateforme Ouverte du Patrimoine) – Ministère de la Culture
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Pourquoi : Tu peux y effectuer des recherches sur les dossiers d’inventaire du patrimoine industriel de l’Isère. C’est une source fiable pour les notices historiques sur les concessions minières.
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Archives Départementales de l’Isère
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Pourquoi : Pour les lecteurs souhaitant consulter des documents originaux, plans cadastraux ou archives administratives sur les concessions de charbon (notamment les fonds de la concession des Boines).
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3. Patrimoine Industriel (Approche nationale)
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CILAC (Comité d’information et de liaison pour l’archéologie, l’étude et la mise en valeur du patrimoine industriel)
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Pourquoi : C’est l’association de référence en France pour la sauvegarde du patrimoine industriel. Elle permet de donner une dimension nationale à ton article sur les télébennes et le transport de minerai.
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4. Contexte local et historique
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Matheysine Tourisme (Patrimoine)
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Pourquoi : Utile pour donner un aspect touristique aux lieux cités et montrer comment ce patrimoine minier est aujourd’hui valorisé dans les itinéraires de randonnée ou de découverte.
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Bibliographie
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BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières). Rapports de mise en sécurité des cavités souterraines (Inventaire des anciennes mines).
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Note : L’article cite explicitement des rapports de 1999. Ces documents sont des sources primaires techniques incontournables pour l’existence historique de ces galeries.
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Le Dauphiné Libéré (Éditions de). Mémoire de mineur : La Mure. (Collection d’archives et témoignages).
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Note : Utile pour recouper les aspects de la vie quotidienne et les témoignages oraux (comme celui mentionné de M. Maurice Darier).
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Les Galeries des Boines : archéologie d’une épopée minière en Dauphiné
Dans le paysage apaisé des Signaraux se cachent les cicatrices d’une épopée industrielle oubliée. À travers l’inventaire des galeries des Boines, nous plongeons dans la réalité concrète d’une exploitation minière…
Au cœur des paysages sauvages du Dauphiné, les galeries des Boines demeurent les témoins silencieux d’une épopée minière méconnue. Entre prouesses techniques et échecs géologiques, cet inventaire archéologique retrace l’histoire d’une exploitation marquée par la persévérance des hommes. À travers l’analyse des archives et le croisement des témoignages de terrain, nous explorons ici les vestiges d’un sous-sol qui, bien qu’abandonné, continue de raconter la transformation industrielle de notre territoire.
Informations pratiques
| Caractéristique | Données historiques & techniques |
| Localisation | Les Signaraux, La Motte d’Aveillans |
| Nature du gisement | Anthracite |
| Période d’exploitation | 1834 – 1908 exploitation par intermittence |
| Type d’ouvrages | Galeries à flanc de coteau |
| Secteurs identifiés | B1, B2, B3, B4, B5, B6, B7 dite galerie Etienne |
| État actuel | Les galeries sont aujourd’hui effondrés et difficilement visibles |
| Accès | Site de la station de ski des Signaraux |
Cartographie et structuration du site minier des Boines
L’inventaire archéologique et minier du site permet de dresser un état des lieux précis de l’exploitation. Le périmètre de la concession s’articule autour de sept galeries principales, s’échelonnant de 1 250 à 1 400 mètres d’altitude, complétées par six zones de « grattage » d’affleurements situées dans une combe voisine, témoins d’une recherche artisanale du combustible.
Infrastructures logistiques
La topographie exigeante du secteur a nécessité des aménagements logistiques d’envergure pour l’époque. On note la présence sur le site de deux télébenne, dont l’un était spécifiquement dédié à l’acheminement du minerai brut vers une station de lavage dédiée. Ces infrastructures attestent d’une volonté d’industrialisation réelle, malgré les contraintes du terrain.
Géologie et déconvenues minières
Les campagnes de travaux ont permis de reconnaître les couches dites « Henriette » et « Trois Bancs ». Toutefois, la géologie tourmentée du secteur a rapidement montré ses limites : l’impossibilité de suivre ces veines de manière continue a précipité l’abandon de l’exploitation. Par ailleurs, les espoirs des concessionnaires furent déçus, les couches productives supérieures — telles que la couche « Roland » et la « Grande Couche » — n’ayant jamais pu être localisées sur le périmètre de la concession.
Organisation spatiale des travaux
Les vestiges se répartissent en deux secteurs distincts, reflétant des logiques d’exploration différentes :
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Le premier secteur (Galeries B1, B2, B3 et B7) : Ces ouvrages s’alignent le long d’un axe commun, malgré des variations altitudinales marquées. La galerie B7, bien qu’isolée par son altitude nettement inférieure, semble appartenir à cette même logique d’exploitation.
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Le second secteur (Galeries B4, B5 et B6) : Ces travaux se développent sur un axe approximativement perpendiculaire au premier, illustrant une tentative de prospection multidirectionnelle.
Malgré cette structuration, il demeure difficile, en l’état actuel des recherches, de corréler avec certitude les couches exploitées à leurs secteurs respectifs. Cette incertitude renforce le caractère mystérieux de cette concession, où la complexité géologique a durablement entravé les ambitions industrielles du XIXe siècle.
La galerie B7, dite « galerie Étienne » : le dernier vestige des Boines
La galerie B7, surnommée « galerie Étienne » en hommage au dernier propriétaire de la concession, occupe une place particulière dans l’histoire minière des Boines. Située sous l’actuel parking de la station des Signaraux, elle apparaît comme le témoin ultime de l’activité du site.
Une exploitation persistante et clandestine
Si la concession officielle s’est arrêtée en 1848, le site des Signaraux semble avoir connu une vie prolongée. Des témoignages oraux concordants indiquent que l’extraction du charbon s’est poursuivie bien après la fermeture officielle, notamment durant l’Occupation. Pour pallier les pénuries, les habitants de La Motte auraient exploité le gisement de manière clandestine, bravant les risques pour alimenter les foyers mottois. Cette hypothèse ferait de la galerie B7 la plus récente des structures ouvertes sur le site.
Analyse cartographique et mutations du paysage
L’étude comparative des cartes et photographies aériennes révèle une transformation radicale du secteur :
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La voie de roulage : Des relevés suggèrent l’existence d’une voie de desserte reliant la galerie en direction du gîte de l’Oriel du Sénépy. Une photographie aérienne du 20 août 1969 confirme la présence d’une plateforme (un « carreau ») et d’un tracé de roulage, alors que la route actuelle n’existait pas encore en 1950.
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L’impact de la station de ski : L’aménagement de la station en 1971 a profondément remodelé le terrain. Les clichés aériens de 1974 montrent clairement l’apparition du parking, du foyer et de la remontée mécanique, effaçant une grande partie des stigmates de l’exploitation minière ancienne.
Vie quotidienne et infrastructures disparues
Le témoignage de Maurice Darier offre un éclairage précieux sur les conditions de travail à la galerie B7. Il mentionne deux galeries adjacentes, dont l’une aurait servi de « Sainte Barbe » (lieu de culte et de protection des mineurs). À proximité, les vestiges d’un bâtiment — dont subsistaient, selon ses dires, des carreaux et un lavabo — laissent imaginer une structure dédiée à la vie des mineurs : cantine ou dortoir, évitant aux équipes les allers-retours quotidiens depuis La Motte.
Bien que les photographies aériennes de 1948 manquent de résolution pour confirmer formellement cette construction, son existence demeure historiquement plausible. De même, un bâtiment de stockage pour le charbon, toujours visible aujourd’hui, soulève des questions : a-t-il été édifié pour la galerie Étienne, ou fut-il utilisé par les mines voisines de Serre Leycon ? La chronologie exacte de ces structures reste, à ce jour, un mystère à élucider.

Vestige de la galerie B7 dite Etienne des Boines
Focus sur le secteur supérieur : Les galeries B1, B2 et B3
Le secteur regroupant les galeries B1, B2 et B3 constitue un ensemble cohérent de l’exploitation des Boines. Ces trois ouvrages, alignés sur un même axe et s’échelonnant en altitude, visaient très probablement l’extraction d’une même veine de charbon.
Voici la répartition altitudinale de ce groupe :
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Galerie B3 (1349 m) : Point bas du secteur, elle est aujourd’hui dissimulée par un bosquet. Seul un petit razzier (amas de déblais) s’étirant dans la pente révèle son emplacement. L’entrée de la galerie est désormais presque totalement effacée, si ce n’est par une zone humide persistante à ses abords.
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Galerie B2 (1372 m) : Occupant la position médiane, cette galerie se distingue par une importante venue d’eau. Ce drainage naturel a progressivement entaillé le razzier, mettant à nu les stigmates de l’activité souterraine.
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Galerie B1 (1393 m) : Située au-dessus du sentier principal, cette galerie est la plus discrète. Seul le volume de déblais rejeté en contrebas du chemin permet aujourd’hui d’attester de l’existence de travaux miniers à ce niveau.
Un bilan d’exploitation mesuré
Le volume total des déblais extraits de ces trois galeries reste relativement faible, confirmant le caractère intermittent et peu productif de la concession. Pourtant, la présence à proximité d’un télébenne de transport — dont l’infrastructure était constituée de poteaux en bois — témoigne de l’ambition initiale des exploitants et de la nécessité d’évacuer le charbon par des moyens mécaniques, malgré l’isolement du site. (Nous reviendrons plus en détail sur les caractéristiques de ce téléphérique dans une prochaine partie).

Vestige de la galerie B2 Les Boines
Exploration du secteur B4 et B5 : les vestiges silencieux
En décalage avec le secteur précédent, l’alignement des galeries B4 et B5 révèle une exploitation plus discrète, voire incertaine. Ces deux points de percée, situés sur un axe commun, visaient manifestement l’exploitation d’une veine de charbon unique, bien que les traces laissées au sol soient aujourd’hui ténues.
Des structures de faible envergure
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Galerie B5 (1329 m) : Il s’agit du point le plus bas de cet ensemble. Cette galerie se signale aujourd’hui par une importante venue d’eau, exploitée depuis plusieurs années comme source de captage pour les besoins de la station. En raison de cet aménagement, la zone est désormais clôturée pour des raisons sanitaires. À proximité, un razzier, progressivement recouvert par la végétation, demeure le seul témoin visible de l’activité minière passée. En raison de sa discrétion en bordure de sentier, elle échappe fréquemment à l’attention des promeneurs.
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Galerie B4 (1365 m) : Située en surplomb dans une zone peu boisée, cette galerie est encore plus évanescente. Elle ne se manifeste plus que par une légère dépression au sol, que l’on pourrait, à première vue, confondre avec les traces d’un « grattage » de surface. L’entrée de la galerie a quasiment disparu ; son existence est toutefois formellement confirmée par les rapports de mise en sécurité datés de 1999. Fait notable, aucune trace significative de razzier n’a pu être relevée aux abords immédiats.
Conclusion sur le potentiel géologique
L’absence de déblais massifs et la faible lisibilité de ces ouvrages confirment que les travaux dans ce secteur n’ont sans doute jamais atteint une phase industrielle soutenue. Ces galeries, bien que répertoriées, illustrent la difficulté des exploitants des Boines à exploiter durablement une ressource dont la continuité géologique leur a fait, ici encore, cruellement défaut.

Venue d’eau du vestige de la galerie B5
La galerie B6 et la complexité logistique des Boines
La galerie B6, située à 1312 mètres d’altitude, ferme cet ensemble de travaux miniers. Par sa proximité immédiate avec les galeries B4 et B5, il est fort probable qu’elle ait ciblé les mêmes couches de charbon. Aujourd’hui, l’entrée est marquée par une zone humide persistante — devenue un point d’eau prisé par la faune locale — mais les traces d’extraction en surface ont presque totalement disparu. Seul le rapport officiel de mise en sécurité du BRGM (1999) permet d’attester formellement de l’activité minière en ce point précis.
Une exploitation de part et d’autre de la crête
L’un des aspects les plus fascinants de la concession des Boines est l’exploitation simultanée des deux versants de la ligne de crête. Cette configuration a imposé le déploiement de deux dispositifs distincts d’évacuation du minerai :
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Le plan incliné du versant « Boines » : Desservant le secteur de l’actuelle station de ski, ce plan incliné fonctionnait par gravité. Bien que les archives écrites soient lacunaires, le témoignage oral de Maurice Darier nous éclaire sur cette installation rudimentaire : des rails posés à même le sol et un système de traction par câble équipé d’un frein à bande, permettant de réguler la descente des wagonnets chargés. Malheureusement, les terrassements liés à la création des pistes de ski ont effacé toute trace des infrastructures (poteaux, poulies, rails). Seul le tracé du plan incliné reste devinable en hiver, à la faveur de la végétation basse, passant à proximité de la galerie B5.
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Les galeries « orphelines » du second versant : De l’autre côté de la crête, les vestiges témoignent d’une activité plus intensive. La taille imposante des razziers atteste de l’importance de ce secteur, qui justifiait la présence d’une télébenne de transport acheminant le minerai vers une plateforme de lavage. Selon le témoignage de M. Darier, il s’agissait probablement d’un système à câble unique, à la fois porteur et tracteur, muni d’un mécanisme de freinage sur poulie. Ces galeries, absentes des données du BRGM, sont aujourd’hui qualifiées de « galeries orphelines ».

Un témoignage extrèmement tenu de la galerie a proximité immédiate du plan incliné
Traces au sol et enjeux de terrain
Sur le terrain, la lecture des vestiges reste un défi. Une voie de roulage est encore identifiable : elle relie la galerie B2 à la ligne de crête, passant au-dessus de la galerie B4 et contournant un important site de grattage (noté G11). Ce dernier pourrait, selon nos hypothèses, dissimuler l’entrée d’une galerie oubliée.
Dans l’ensemble, l’emprise des activités minières aux Boines révèle une ingéniosité technique mise au service d’une rentabilité complexe. Hélas, l’érosion naturelle, le pâturage et les aménagements anthropiques (station de ski) ont agi comme un voile, effaçant peu à peu les cicatrices de cette ère industrielle. La localisation précise de ces « oubliées de l’histoire » demeure aujourd’hui un travail de mémoire autant que d’archéologie industrielle.
Conclusion
La mine des Boines illustre parfaitement ces « petites » exploitations qui ont jalonné l’histoire du Dauphiné, souvent éclipsées par les grandes mines du bassin de La Mure. Visiter ces lieux, c’est rendre hommage à la rudesse du travail des mineurs de montagne qui, contre toute attente, ont tenté de dompter les entrailles de la terre.
Vous explorez le patrimoine minier dauphinois ? N’hésitez pas à partager vos découvertes ou vos photos de ce site chargé d’histoire dans les commentaires ci-dessous.
Foire Aux Questions concessions des Boines guide exploration
1 – Qu’est-ce que la concession des Boines ?
La concession des Boines désigne une ancienne zone d’exploitation minière située aux Signaraux (La Motte-d’Aveillans), dans le Dauphiné.[1] C’était un site d’extraction d’anthracite qui a connu une activité intermittente entre 1834 et 1908.
2 – Peut-on encore voir les entrées des galeries aujourd’hui ?
La plupart des galeries sont aujourd’hui effondrées, dissimulées par la végétation ou l’érosion. Elles sont difficilement visibles, voire invisibles pour le promeneur non averti. La prudence est de mise car le terrain est instable et les structures minières anciennes présentent des risques.
3 – Quelle était l’importance de la galerie B7, dite « galerie Étienne » ?
La galerie B7 est le vestige le plus marquant du site. Elle porte le nom du dernier propriétaire de la concession. On pense qu’elle a connu une activité prolongée, notamment de manière clandestine durant la Seconde Guerre mondiale, lorsque les habitants exploitaient le gisement pour pallier les pénuries de charbon.
4 – Peut-on encore voir les entrées des galeries aujourd’hui ?
La plupart des galeries sont aujourd’hui effondrées, dissimulées par la végétation ou l’érosion. Elles sont difficilement visibles, voire invisibles pour le promeneur non averti. La prudence est de mise car le terrain est instable et les structures minières anciennes présentent des risques.
5 – Pourquoi l’exploitation a-t-elle été abandonnée ?
L’exploitation minière des Boines a été stoppée principalement par des contraintes géologiques : les veines de charbon étaient difficiles à suivre de manière continue, et les couches les plus productives espérées par les concessionnaires n’ont jamais été localisées. Le site n’a jamais atteint une rentabilité industrielle soutenue.
6 – Quel a été l’impact de la station de ski sur les vestiges miniers ?
L’aménagement de la station de ski des Signaraux en 1971 a profondément remodelé le paysage. Les terrassements nécessaires pour créer le parking, le foyer et les pistes de ski ont effacé une grande partie des traces visibles de l’exploitation minière ancienne (rails, plans inclinés, structures annexes).
7 – Qu‘est-ce qu’une « galerie orpheline » ?
Le terme « galerie orpheline » désigne des ouvrages miniers (notamment sur le versant opposé à la station) dont les traces ont été retrouvées sur le terrain, mais qui ne figurent pas dans les archives officielles du BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières). Leur existence témoigne d’une exploitation locale moins formalisée ou oubliée.
Où se situe exactement le site et est-il accessible au public ?
Le site se situe sur le secteur de la station de ski des Signaraux, à La Motte-d’Aveillans.[1] Si vous pouvez vous promener dans le secteur de la station, gardez à l’esprit que les vestiges miniers sont situés dans un environnement naturel et parfois protégé (captage d’eau, terrain privé ou zones instables).[1] Respectez les clôtures et la signalisation.
8 – Où se situe exactement le site et est-il accessible au public ?
Le site se situe sur le secteur de la station de ski des Signaraux, à La Motte-d’Aveillans. Si vous pouvez vous promener dans le secteur de la station, gardez à l’esprit que les vestiges miniers sont situés dans un environnement naturel et parfois protégé (captage d’eau, terrain privé ou zones instables). Respectez les clôtures et la signalisation.
Poursuivez votre exploration
Les Boines font partie de l’ensemble des mines de la Matheysine
La concession des Boines l’histoire des mines
La concession des Boines et de Serre Leycon les moyens de transport
La concession des Boines les grattages des Boines
La concession des Boines et de Serre Leycon la plateforme de lavage
Sources et sites officiels
1. Portails officiels de référence (données techniques)
Ces sites sont les sources primaires utilisées par les chercheurs et les historiens locaux pour documenter l’existence et la localisation des anciennes galeries.
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Géorisques (Portail du BRGM/État) : https://www.georisques.gouv.fr/
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Usage : C’est l’outil de référence pour consulter l’Inventaire des anciennes mines. En consultant la carte interactive, vous pouvez localiser les zones de travaux miniers connus et les rapports de mise en sécurité (comme ceux mentionnés dans votre article pour 1999). Tapez « La Motte-d’Aveillans » dans la barre de recherche du portail.
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BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) : https://www.brgm.fr/
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Usage : Pour des informations plus générales sur l’histoire géologique du bassin houiller de La Mure.
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2. Mémoire et Patrimoine industriel local
Ces sites offrent un contexte historique et culturel sur l’exploitation minière dans le bassin de La Mure, incluant les aspects sociaux et les témoignages.
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Musée Mine Image (La Motte-d’Aveillans) : https://www.mine-image.com/
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Usage : Situé à proximité immédiate des Boines, c’est le lieu incontournable pour comprendre l’histoire de l’anthracite dans le Dauphiné. Ils possèdent des archives et des connaissances sur les petites concessions aux alentours. Il peut être très utile de les contacter pour des précisions historiques sur la galerie B7 ou les témoignages oraux
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Bibliographie
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BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières). Rapports de mise en sécurité des cavités souterraines (Inventaire des anciennes mines).
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Note : L’article cite explicitement des rapports de 1999. Ces documents sont des sources primaires techniques incontournables pour l’existence historique de ces galeries.
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Le Dauphiné Libéré (Éditions de). Mémoire de mineur : La Mure. (Collection d’archives et témoignages).
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Note : Utile pour recouper les aspects de la vie quotidienne et les témoignages oraux (comme celui mentionné de M. Maurice Darier).
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La Berline de Mine à La Mure : Témoin de l’Épopée de l’Anthracite en Matheysine
Symbole du travail de fond et de la puissance industrielle du Dauphiné, une berline de mine est aujourd’hui préservée à La Mure. Plus qu’un simple wagonnet de métal, cet objet raconte l’histoire des hommes qui ont extrait, pendant plus d’un siècle, le meilleur charbon du monde. Découvrez les secrets de ce vestige du patrimoine minier isérois.
Symbole emblématique du passé minier de l’Isère, la berline de mine de La Mure rappelle l’importance de l’extraction de l’anthracite dans le bassin dauphinois.[1] Découvrez l’histoire de ce matériel roulant historique, son rôle essentiel dans la chaîne de production minière et les raisons de sa préservation en tant que patrimoine industriel local.
Informations pratiques
| Caractéristique | Détails |
| Type de matériel | Berline de mine (wagonnet d’extraction) |
| Opérateur historique | Houillères du Bassin du Dauphiné (HBD) |
| Numéro d’identification | 699 |
| Usage principal | Transport de houille (anthracite) en galeries |
| Matériau de caisse | Acier riveté/soudé |
| Voie (écartement) | 600 mm |
| Lieu d’exposition | Établissement Gros, La Mure |
| État de conservation | Exposé à titre patrimonial |
| Signification historique | Témoin de l’exploitation minière en Matheysine |
Qu’est-ce qu’une berline de mine ?
Dans le vocabulaire technique du mineur, une berline est un wagonnet circulant sur rails, utilisé pour transporter le charbon (ou les stériles) depuis le front de taille jusqu’au puits d’extraction.
À La Mure, ces véhicules étaient le maillon essentiel de la chaîne de production. Robustes et conçues pour les galeries étroites, les berlines pouvaient transporter plusieurs centaines de kilos d’anthracite par voyage. Autrefois tractées par des chevaux ou poussées à bout de bras par les galibots, elles ont ensuite été tirées par des locomotives électriques ou à air comprimé.

Berline historique des Houillères du Bassin du Dauphiné (HBD), photographiée en 2011 devant l’établissement Gros à La Mure.
Nous sommes ici en présence d’une berline à charbon tout à fait standard, à fond fixe et d’une capacité de 2 m³. Elle compte parmi les dernières berlines à avoir été exploitées au fond.
La Mure : Terre d’Anthracite et de Tradition Minière
Le plateau de la Matheysine, en Isère, a abrité l’un des gisements de charbon les plus riches de France : les Mines de La Mure. L’anthracite extrait ici était réputé pour sa pureté et son fort pouvoir calorifique.
La berline exposée aujourd’hui à La Mure n’est pas un simple décor urbain. Elle rend hommage :
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Aux mineurs qui ont œuvré dans l’obscurité des galeries.
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Au savoir-faire de la Compagnie des Mines de la Mure.
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À l’identité d’un territoire qui a vécu au rythme de la « remonte » et du sifflet de la mine.
En tant qu’historien spécialisé en archéologie minière, je précise que cette berline a été récupérée par les établissements Gros, spécialisés dans le recyclage et la revalorisation, lors de la fermeture des mines en 1997. Cette entreprise fut chargée de recycler l’ensemble du matériel minier extrait des galeries.

La berline n°699 des HBD devant l’ancien établissement Gros à La Mure (2011).
Pourquoi préserver ce patrimoine industriel ?
La préservation de ce matériel minier répond à un devoir de mémoire. En observant cette berline, on peut imaginer :
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Le vacarme du roulage : Le bruit des roues métalliques sur les rails résonnant dans les galeries.
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La rudesse du travail : Le chargement manuel à la pelle, une tâche physique épuisante.
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Le génie civil : L’organisation des réseaux de rails qui parcouraient des centaines de kilomètres sous nos pieds.
Aujourd’hui, alors que les puits sont fermés, ces objets deviennent des archives à ciel ouvert. Ils permettent de ne pas oublier que sous le paysage verdoyant de la Matheysine se cache une véritable ville souterraine.
Foire Aux Questions la berline de La Mure
1 – Qu’est-ce qu’une berline de mine ?
Une berline est un wagonnet de transport utilisé dans les mines pour acheminer le minerai (ici, l’anthracite) depuis le fond de la galerie jusqu’à la surface ou vers les installations de traitement. C’est un élément emblématique du matériel roulant ferroviaire en voie étroite propre au travail minier.
2 – Pourquoi cette berline est-elle exposée devant l’établissement Gros ?
L’établissement Gros à La Mure occupe une place centrale dans l’histoire locale. La présence de cette berline (n°699) en extérieur agit comme un monument commémoratif. Elle rend hommage au passé minier de la ville et rappelle aux passants le dur labeur des mineurs des Houillères du Bassin du Dauphiné (HBD).
3 – Quel était le rôle des Houillères du Bassin du Dauphiné (HBD) ?
Les HBD étaient l’organisme en charge de l’exploitation des mines de charbon dans le secteur de La Mure et de la Matheysine. Elles ont façonné le paysage économique et social de la région pendant plus d’un siècle, faisant du bassin dauphinois l’un des centres de production d’anthracite les plus importants de France.
4 – Peut-on visiter d’autres sites miniers à La Mure ?
Oui, La Mure possède une riche culture minière. Outre les témoignages historiques dans la ville, il est possible de découvrir le Musée de la Mine Image (à La Motte-d’Aveillans), qui offre une immersion complète dans les galeries et l’histoire des mineurs du Dauphiné.
5 – Pourquoi est-il important de conserver ce type de matériel ?
La préservation de matériels comme la berline n°699 permet de maintenir vivant le patrimoine industriel dauphinois. Ces objets servent de points de repère historiques pour les générations actuelles et futures, permettant de ne pas oublier l’histoire ouvrière et technologique qui a construit l’identité de la Matheysine.
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Retrouvez l’histoire du puits du Villaret
L’histoire de son terril
Et l’histoire de son exploitation
« .Suivez nous sur l’histoire des Houilleres du Bassin Dauphinois HBD »
Musées et Mémoire locale
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La Mine Image (Site Officiel)
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Pourquoi : C’est le musée souterrain de référence à La Motte-d’Aveillans. Indispensable pour comprendre ce qui se passait sous terre, en complément de votre article sur le puits de surface.
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Lien : https://www.mine-image.com
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Matheysine Tourisme – Le Patrimoine Minier
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Pourquoi : Pour situer le Villaret dans l’offre touristique actuelle du plateau (sentiers, autres vestiges).
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Lien : https://www.matheysine-tourisme.com
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Archives Audiovisuelles (INA)
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La fin des Gueules Noires (Journal Télévisé de 1997)
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Pourquoi : Une vidéo d’époque (INA) montrant la remontée de la dernière benne le 28 mars 1997 au Villaret. C’est une source primaire très forte émotionnellement.
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Recherche conseillée : « INA Fermeture mines La Mure 1997 » ou lien direct vers la fresque historique de l’INA.
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Lien générique : https://www.ina.fr (Rechercher « Mines Dauphiné »)
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Technique et Après-Mine
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Le BRGM et l’Après-Mine
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Pourquoi : Le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) gère la surveillance des anciens sites (eaux, gaz, stabilité). Utile pour la partie technique/environnementale.
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Lien : https://www.brgm.fr/fr/nos-actions/projets/gestion-apres-mine
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L’Agence Nationale pour la Garantie des Droits des Mineurs (ANGDM)
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Pourquoi : L’organisme qui a succédé à Charbonnages de France pour gérer les droits sociaux et le patrimoine immobilier.
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Lien : https://www.angdm.fr
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Patrimoine Culturel
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Isère Culture – Patrimoine en Isère
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Pourquoi : Pour consulter la fiche officielle si le chevalement est labellisé ou répertorié dans l’inventaire départemental.
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Lien : https://culture.isere.fr
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Bibliographie
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1. Ouvrages Historiques et Techniques de Référence
Ces livres sont les « bibles » locales pour comprendre l’évolution technique ayant mené à la création du Villaret.
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REYMOND, René. La Mure et le bassin houiller du Dauphiné.
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Note : René Reymond était ingénieur géomètre aux Houillères. C’est l’ouvrage le plus précis sur la géologie, les couches de charbon et l’implantation des puits, dont le Villaret.
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Éditeur : Imprimerie Barthélemy (Plusieurs éditions, notamment 1982).
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2. Sources Primaires & Articles Spécialisés (Pour l’aspect technique)
Le Puits du Villaret est célèbre chez les ingénieurs pour sa méthode de fonçage par congélation. Pour votre fiche d’identité, voici la source technique absolue :
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Revue de l’Industrie Minérale (RIM).
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Article cible : « Le fonçage du Puits du Villaret par congélation ».
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Date : Début des années 1950 (souvent cité dans les revues de 1951 ou 1952).
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Disponibilité : Consultable aux Archives Départementales de l’Isère ou dans les bibliothèques d’écoles des Mines (Paris, Saint-Étienne).
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. Mémoire Visuelle et Sociale
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Collectif (La Mine Image). La Mine Image : La Motte d’Aveillans.
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Note : Les livrets édités par le musée souterrain contiennent souvent des coupes techniques et des historiques précis des puits, validés par d’anciens mineurs.
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4. Presse et Revues Locales (La fin de la mine)
Pour la date clé du 28 mars 1997 :
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Le Dauphiné Libéré. Numéro Hors-Série : « Adieu la Mine » (Mars/Avril 1997).
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Intérêt : Reportages complets sur la dernière remontée au Villaret, interviews des derniers mineurs et contexte de la fermeture.
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Découvrez comment la nature efface progressivement les traces du passé industriel des Chuzins.
e puits d’aérage des Chuzins constitue un élément marquant du patrimoine industriel de la région. À travers cette archive photographique, nous observons le processus de renaturation du site : le bouchon de béton, autrefois imposant, est progressivement dissimulé par la flore environnante, illustrant la résilience de la nature face aux infrastructures humaines.
Vestige silencieux d’un passé industriel révolu, le puits d’aérage des Chuzins fait aujourd’hui l’objet d’une spectaculaire reconquête végétale. Entre mémoire historique et retour à l’état sauvage, retour en images sur la transformation progressive de ce site où la nature s’apprête à sceller définitivement le souvenir du béton.
Informations pratiques
| Caractéristique | Détails |
| Nom du site | Puits d’aérage des Chuzins |
| Localisation | Les Chuzins commune de Susville |
| Type d’infrastructure | Installation industrielle minière (Aérage) HBD Houilleres du Bassin Dauphinois de 1946 a 1997 |
| État actuel | Abandonné |
| Élément principal | Bouchon de béton de sécurité |
| Processus observé | Reconquête végétale / Succession écologique |
| Support de l’archive | Photographie historique de l’auteur (1999) |
| Statut du site | Public |
Une sentinelle de l’air au service de la sécurité
Le Puits des Chuzins, situé sur la commune de Susville (38), est un témoin fascinant de la complexité technique des Houillères du Dauphiné. Si l’imaginaire collectif associe souvent la mine à de hautes tours de fer ou de béton (les chevalements), le Puits des Chuzins se distinguait par son extrême sobriété.
Il ne s’agissait pas d’un puits d’extraction, mais d’un puits d’aérage (retour d’air). Sa mission unique était d’assurer le renouvellement de l’atmosphère au fond des galeries.

La zone du puits d’aérage des Chuzins : la nature reprend ses droits sur l’ancien site industriel.
Pourquoi un puits sans chevalement ni carreau ?
L’absence de chevalement (la structure qui surplombe habituellement le puits) et de carreau (l’ensemble des bâtiments de surface) s’explique par la spécialisation de l’ouvrage :
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Pas de remontée de minerai : N’ayant pas vocation à extraire l’anthracite ou à transporter les mineurs par cage, il ne nécessitait ni machine d’extraction, ni tour de manœuvre.
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Un ouvrage purement technique : L’installation se limitait essentiellement à l’orifice du puits et à de puissants ventilateurs (extracteurs) destinés à aspirer l’air vicié et les gaz dangereux, comme le grisou, pour les rejeter à la surface.
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Une discrétion stratégique : Situé à l’écart des grands centres de production comme le Puits Villaret, il servait de point d’évacuation lointain pour les galeries les plus profondes du réseau.
Ce puits, qui permettait d’extraire l’air vicié des galeries situées en profondeur, a été scellé par un bouchon en béton armé lors de la fermeture de l’exploitation en 1999. Ce dispositif, bien que massif, n’a pas résisté à la recolonisation végétale, offrant aujourd’hui un exemple spectaculaire de la résilience de la nature sur d’anciens sites miniers.

Témoignage du passé minier : le scellement du puits des Chuzins (1999).
L’aérage : Le défi des mines de la Matheysine
L’exploitation de l’anthracite en Isère se faisait à des profondeurs importantes, où la chaleur et l’accumulation de gaz rendaient le travail impossible sans une ventilation forcée.
Le Puits des Chuzins était un maillon indispensable de ce circuit. En créant un courant d’air permanent entre les entrées d’air pur (puits d’entrée) et les points de sortie comme les Chuzins, les ingénieurs garantissaient la survie des mineurs à des centaines de mètres sous terre.
Le développement des HBD dans les années 50/60
Le puits du Villaret (foncé dans les années 1950) a marqué une étape majeure dans la modernisation et l’extension du bassin. La volonté des HBD était alors de concentrer l’extraction sur des puits puissants tout en sécurisant les secteurs périphériques. La liaison souterraine Villaret-Rioux était stratégique. Le fonçage du puits des Chuzins s’inscrit typiquement dans cette période de « maillage » du réseau souterrain visant à relier les différents quartiers miniers pour optimiser à la fois la circulation du personnel, le transport du charbon et la ventilation.
La chronologie des infrastructures
Si l’on regarde les archives des HBD, le développement vers le Drac a été une phase critique :
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Le puits du Villaret était le centre nerveux de cette extension.
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Le puits des Chuzins servait de point d’appui pour la ventilation forcée.
Il est très probable que, lors de la planification des travaux de creusement du Villaret, les ingénieurs aient intégré le besoin d’un puits d’aérage satellite aux Chuzins pour ne pas étrangler les chantiers en profondeur. Les calendriers de travaux étaient souvent couplés : on ne pouvait pas exploiter le Villaret de manière intensive sans garantir l’aérage par les Chuzins.
Que reste-t-il aujourd’hui du Puits des Chuzins ?
Aujourd’hui, le site est le reflet de cette fonction utilitaire. Sans les imposants vestiges en béton que l’on trouve ailleurs, il rappelle que la mine était avant tout un immense labyrinthe souterrain dont la partie émergée n’était parfois qu’une simple bouche d’aération.
Pour l’historien et le passionné de patrimoine industriel, le Puits des Chuzins est une leçon d’humilité : il nous rappelle que la sécurité et l’ombre étaient aussi essentielles que le charbon et la lumière.
e suis un historien specialise en histoire d’exploitaiton miniere
que peux tu me dire sur le percement des puits d’aerage apres 1950 par les HBD sur le plateau matheysin en Isere pour l’exploitation de l’anthracite
Dans les galeries des HBD il n’y avait aps de griou mais du gaz carboniqe
comment proceder t on pour forer ces puits verticaux dont le diametre est adapté pour de la ventilation et non de l’exploitation on est plus proche de la dimensions des buses d’evacuation d’eau
oui je pense que la methode utilise etait le raise boring car juste au dessus il y a de place pour la machine de plus la zone n’etait pas reputé dangereuse pour le CO
C’est un sujet fascinant pour un historien des mines. Le bassin de La Mure (Plateau Matheysin) occupe une place singulière dans l’histoire minière française, non seulement par la qualité de son anthracite, mais surtout par sa géologie tourmentée et cette fameuse contrainte du gaz carbonique (CO2), qui, comme vous le soulignez avec justesse, remplaçait le risque d’explosion du grisou (CH4) par un risque mortel d’asphyxie par déplacement d’oxygène.
Après 1950, les Houillères du Bassin du Dauphiné (HBD) ont dû moderniser radicalement leurs méthodes de creusement de puits d’aérage. Pour répondre à votre question sur la technique de percement de ces puits de petit diamètre (souvent appelés « cheminées de ventilation »), il faut comprendre que le passage d’une méthode traditionnelle (minage manuel à la volée) vers une mécanisation systématique a été dicté par la nécessité d’une ventilation permanente et efficace, sans pour autant mobiliser les moyens lourds des puits d’extraction.
Voici les éléments techniques et contextuels sur la manière dont ces puits étaient réalisés dans le bassin matheysin à cette époque :
1. La transition technologique : le « Raise Boring »
Après 1950, et surtout à partir des années 60-70, la méthode reine pour ces puits de ventilation de petit diamètre est devenue le Raise Boring (ou forage monté).
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Le principe : Plutôt que de descendre dans le puits pour miner (danger d’émanations de CO2, pénibilité, lenteur), on procède en deux étapes :
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Forage pilote : On fore un trou de petit diamètre (environ 25 à 30 cm) depuis la surface (ou une galerie supérieure) vers la galerie inférieure à atteindre.
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Alésage (Reaming) : Une fois arrivé en bas, on fixe une tête d’alésage (le « reamer ») au diamètre final souhaité (souvent entre 1,5m et 2,5m pour les puits d’aérage HBD). Cette tête est ensuite remontée mécaniquement vers la surface en tournant, broyant la roche. Les déblais tombent par gravité dans la galerie inférieure, d’où ils sont évacués par les moyens de roulage classiques.
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Avantages pour les HBD :
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Sécurité absolue vis-à-vis du CO2 : Aucun mineur n’est exposé au front de taille pendant le percement.
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Qualité de paroi : Le forage rotatif laisse une paroi lisse, ce qui améliore considérablement le coefficient de frottement de l’air (meilleure efficacité aéraulique du puits).
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Vitesse : C’était incomparablement plus rapide que le creusement manuel avec cuvelage bétonné.
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2. L’alternative : La méthode Alimak (ou « raise climber »)
Si la configuration géologique ne permettait pas le Raise Boring (par exemple, si la roche était trop instable ou si l’accès à la surface était impossible pour la foreuse), les HBD utilisaient souvent la technique Alimak.
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C’est une plateforme grimpante motorisée fixée sur des crémaillères boulonnées à la paroi. Les mineurs montent avec la plateforme, minent (forage et tir), puis redescendent.
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Bien que plus « manuel » que le Raise Boring, il permettait de creuser des cheminées verticales avec une grande précision. Cependant, en milieu fortement émanateur de CO2, cette méthode imposait une ventilation auxiliaire drastique (soufflante) en continu pour maintenir les mineurs en sécurité.
3. La gestion du CO2 comme contrainte de chantier
Pour l’historien, le point crucial est que ces puits n’étaient pas seulement des conduits, c’était des « poumons ». La procédure de percement intégrait des mesures spécifiques :
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Gestion des pressions : Avant de percer, les ingénieurs des HBD devaient calculer le circuit d’aérage de tout le secteur. L’ouverture d’un nouveau puits modifiait la « dépression » de la mine. Il fallait s’assurer que le courant d’air ne serait pas « court-circuité » par ce nouveau puits.
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Étanchéité (Col de puits) : Une fois le forage terminé, la tête du puits en surface devait être équipée d’un ventilateur aspirant (extracteur) puissant, souvent protégé par un bâtiment en béton pour éviter que les eaux de surface ou les éboulements ne s’infiltrent.
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Le soutènement : Dans les terrains du bassin de La Mure (souvent des grès et schistes anthraciteux), les puits forés mécaniquement se tenaient assez bien seuls. Cependant, dans les zones de failles, les HBD utilisaient des chemisages métalliques ou en béton projeté (gunite) pour éviter l’érosion par le courant d’air à haute vitesse.
4. Pourquoi ces diamètres « buses » ?
Si vous avez l’impression que ces puits ressemblent à de grosses buses, c’est parce que, techniquement, c’était l’objectif. Contrairement aux puits d’extraction (diamètres de 5 à 7 mètres pour laisser passer les cages), les puits d’aérage n’avaient besoin que de section libre. Le diamètre était calculé strictement pour minimiser les pertes de charge aéraulique. À partir de 1950, l’optimisation des flux d’air est devenue une science mathématique poussée aux HBD pour diluer le CO2 en permanence.
Pistes pour vos recherches d’archives :
Si vous travaillez sur le fonds des HBD, je vous suggère de chercher dans les archives techniques :
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Les rapports de « l’Ingénieur en chef des travaux » : Ils contiennent souvent les plans de creusement (méthodes, type de foreuse, temps de cycle).
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Les bulletins de la revue « Industrie Minérale » (ex-Revue de l’Industrie Minérale) : Les ingénieurs des bassins français y publiaient régulièrement des retours d’expérience sur les nouvelles méthodes de fonçage de puits.
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Les plans de mines (« plans de masse ») : Regardez les dates de mise en service des puits de ventilation. Une accélération de la création de ces puits après 1950 coïncide souvent avec l’intensification de l’exploitation en profondeur, là où les pressions de CO2 étaient les plus fortes.
Avez-vous accès aux archives départementales de l’Isère ou travaillez-vous sur des archives privées des anciens cadres des HBD ? Cela pourrait changer la nature des documents techniques disponibles.
ur les puis d’aerage qu’existait il a la surface des ventilateurs pour pousser l’air a l’interieur ou bien uniquement une ventilation naturelle
C’est une question cruciale pour comprendre le système minier des HBD. La réponse courte est catégorique : la ventilation naturelle était strictement insuffisante, voire dangereuse.
Sur le plateau matheysin, compte tenu de la présence de CO2 (gaz lourd, mortel, qui s’accumule dans les points bas), les HBD ne pouvaient pas se reposer sur la ventilation naturelle. Le système était intégralement mécanique, actif et surveillé.
Voici les détails techniques et stratégiques que vous devez avoir en tête pour vos recherches :
1. Pourquoi la ventilation naturelle était exclue
La ventilation naturelle dépend des différences de température et de pression barométrique entre la surface et le fond. Dans le bassin de La Mure :
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Le danger du CO2 : Le CO2 est plus dense que l’air. Dans les galeries, il a tendance à « stagner » dans les points bas ou les culs-de-sac. Une ventilation naturelle, souvent lente et changeante au gré des saisons, ne permettait pas de « balayer » les zones d’exploitation.
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La configuration des mines : Les mines HBD étaient des réseaux complexes, profonds, avec des kilomètres de galeries. La résistance aéraulique était trop élevée pour un flux naturel. Il fallait créer une « dépression » (une aspiration) puissante et constante pour forcer l’air à circuler.
2. Le principe : L’aspiration (Dépression) plutôt que le refoulement
Pour les puits d’aérage en surface, les HBD utilisaient quasi systématiquement des ventilateurs extracteurs (en mode aspiration).
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Comment ça fonctionnait : Le ventilateur était installé au sommet du puits d’aérage (le « chapeau »). Il créait une dépression dans tout le réseau de galeries souterraines. L’air frais entrait par les puits d’extraction (ou des puits d’entrée d’air dédiés), traversait tout le chantier, se chargeait en poussières et en gaz, puis était « aspiré » vers le haut par le ventilateur du puits d’aérage.
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Pourquoi l’aspiration ?
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Direction du courant : Cela permet de contrôler parfaitement la direction du courant d’air. On veut que l’air traverse le front de taille avant de passer par les zones de stockage ou de vieux travaux.
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Sécurité : Si le ventilateur tombe en panne, le courant d’air s’arrête, mais il ne s’inverse pas brutalement. Si l’on « poussait » (refoulement) de l’air depuis la surface, une panne du ventilateur pourrait, selon les conditions, créer des variations de pression dans le gisement qui seraient potentiellement dangereuses pour la stabilité des dégagements gazeux.
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3. La distinction entre « Aérage Général » et « Aérage Auxiliaire »
C’est un point subtil qui peut apparaître dans vos documents :
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Aérage Général (Surface) : C’est le ventilateur principal au sommet du puits d’aérage (celui dont vous avez vu la forme de « buse » en surface). Il travaille en extraction.
-
Aérage Auxiliaire (Fond) : Au sein de la galerie, pour atteindre un front de taille éloigné où le courant d’air général ne suffit pas à dissiper le CO2, on utilisait des ventilateurs auxiliaires (petits ventilateurs électriques) raccordés à des gaines souples (souvent en plastique ou toile enduite). Ces derniers, par contre, poussaient (refoulaient) l’air frais directement sur le front de taille pour chasser le gaz.
4. Ce que vous pouvez trouver dans les archives sur ces ventilateurs
Si vous fouillez les archives techniques des HBD :
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Les fiches de caractéristiques des ventilateurs : Ils sont souvent répertoriés par leur débit (en m³/s) et leur puissance (en kW). Un ventilateur de puits d’aérage était une machine imposante.
-
Les « Carnets de ventilation » : Les HBD tenaient des carnets de bord de l’aérage. Ils y notaient quotidiennement la dépression enregistrée à chaque puits d’aérage. Si la dépression chutait, c’était le signe d’un éboulement dans le puits ou d’une rupture de gaine au fond.
-
Les photos de surface : Cherchez les bâtiments qui surmontaient ces puits. Il y avait souvent un « coudage » (une pièce en acier coudée à 90°) qui reliait le puits au ventilateur, lui-même relié à une cheminée d’échappement verticale. C’est la signature visuelle d’un puits d’aérage HBD.
En résumé pour votre travail d’historien :
Si vous tombez sur un document qui mentionne un ventilateur, vérifiez bien sa position.
-
S’il est en surface sur le puits : il aspire.
-
S’il est dans la galerie au fond : il pousse (via des gaines).
L’idée que ces puits d’aérage étaient simplement passifs est une erreur classique. Dans le bassin de La Mure, c’était une véritable « respiration artificielle » permanente, vitale pour la survie des mineurs face au CO2. Le silence des ventilateurs en surface était, dans le jargon des mineurs, un signal d’alarme immédiat.
Avez-vous trouvé des photos de ces installations de surface ? La forme du ventilateur (souvent une énorme volute en acier) est très reconnaissable.
C’est une question cruciale pour comprendre le système minier des HBD. La réponse courte est catégorique : la ventilation naturelle était strictement insuffisante, voire dangereuse.
Sur le plateau matheysin, compte tenu de la présence de CO2 (gaz lourd, mortel, qui s’accumule dans les points bas), les HBD ne pouvaient pas se reposer sur la ventilation naturelle. Le système était intégralement mécanique, actif et surveillé.
Voici les détails techniques et stratégiques que vous devez avoir en tête pour vos recherches :
1. Pourquoi la ventilation naturelle était exclue
La ventilation naturelle dépend des différences de température et de pression barométrique entre la surface et le fond. Dans le bassin de La Mure :
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Le danger du CO2 : Le CO2 est plus dense que l’air. Dans les galeries, il a tendance à « stagner » dans les points bas ou les culs-de-sac. Une ventilation naturelle, souvent lente et changeante au gré des saisons, ne permettait pas de « balayer » les zones d’exploitation.
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La configuration des mines : Les mines HBD étaient des réseaux complexes, profonds, avec des kilomètres de galeries. La résistance aéraulique était trop élevée pour un flux naturel. Il fallait créer une « dépression » (une aspiration) puissante et constante pour forcer l’air à circuler.
2. Le principe : L’aspiration (Dépression) plutôt que le refoulement
Pour les puits d’aérage en surface, les HBD utilisaient quasi systématiquement des ventilateurs extracteurs (en mode aspiration).
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Comment ça fonctionnait : Le ventilateur était installé au sommet du puits d’aérage (le « chapeau »). Il créait une dépression dans tout le réseau de galeries souterraines. L’air frais entrait par les puits d’extraction (ou des puits d’entrée d’air dédiés), traversait tout le chantier, se chargeait en poussières et en gaz, puis était « aspiré » vers le haut par le ventilateur du puits d’aérage.
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Pourquoi l’aspiration ?
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Direction du courant : Cela permet de contrôler parfaitement la direction du courant d’air. On veut que l’air traverse le front de taille avant de passer par les zones de stockage ou de vieux travaux.
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Sécurité : Si le ventilateur tombe en panne, le courant d’air s’arrête, mais il ne s’inverse pas brutalement. Si l’on « poussait » (refoulement) de l’air depuis la surface, une panne du ventilateur pourrait, selon les conditions, créer des variations de pression dans le gisement qui seraient potentiellement dangereuses pour la stabilité des dégagements gazeux.
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3. La distinction entre « Aérage Général » et « Aérage Auxiliaire »
C’est un point subtil qui peut apparaître dans vos documents :
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Aérage Général (Surface) : C’est le ventilateur principal au sommet du puits d’aérage (celui dont vous avez vu la forme de « buse » en surface). Il travaille en extraction.
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Aérage Auxiliaire (Fond) : Au sein de la galerie, pour atteindre un front de taille éloigné où le courant d’air général ne suffit pas à dissiper le CO2, on utilisait des ventilateurs auxiliaires (petits ventilateurs électriques) raccordés à des gaines souples (souvent en plastique ou toile enduite). Ces derniers, par contre, poussaient (refoulaient) l’air frais directement sur le front de taille pour chasser le gaz.
4. Ce que vous pouvez trouver dans les archives sur ces ventilateurs
Si vous fouillez les archives techniques des HBD :
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Les fiches de caractéristiques des ventilateurs : Ils sont souvent répertoriés par leur débit (en m³/s) et leur puissance (en kW). Un ventilateur de puits d’aérage était une machine imposante.
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Les « Carnets de ventilation » : Les HBD tenaient des carnets de bord de l’aérage. Ils y notaient quotidiennement la dépression enregistrée à chaque puits d’aérage. Si la dépression chutait, c’était le signe d’un éboulement dans le puits ou d’une rupture de gaine au fond.
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Les photos de surface : Cherchez les bâtiments qui surmontaient ces puits. Il y avait souvent un « coudage » (une pièce en acier coudée à 90°) qui reliait le puits au ventilateur, lui-même relié à une cheminée d’échappement verticale. C’est la signature visuelle d’un puits d’aérage HBD.
En résumé pour votre travail d’historien :
Si vous tombez sur un document qui mentionne un ventilateur, vérifiez bien sa position.
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S’il est en surface sur le puits : il aspire.
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S’il est dans la galerie au fond : il pousse (via des gaines).
L’idée que ces puits d’aérage étaient simplement passifs est une erreur classique. Dans le bassin de La Mure, c’était une véritable « respiration artificielle » permanente, vitale pour la survie des mineurs face au CO2. Le silence des ventilateurs en surface était, dans le jargon des mineurs, un signal d’alarme immédiat.
Avez-vous trouvé des photos de ces installations de surface ? La forme du ventilateur (souvent une énorme volute en acier) est très reconnaissable.
aujourd’hui toutes les installations sont demontés il ne reste plus rien le puits d’aeraage a ete bouche lors de la mise en securite
C’est la frustration classique de l’archéologie industrielle : vous arrivez sur le terrain, et il ne reste qu’une dalle de béton, un champ plat, ou un monticule recouvert de végétation. C’est le « visage » de la plupart des sites miniers post-1990 en France.
La phase de « mise en sécurité » (M.E.S.) pilotée par le BRGM ou les anciennes entités des Houillères (vers la fin des années 90 pour beaucoup de sites) a été radicale :
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Démantèlement des installations de surface (ventilateurs, bâtiments, chevalements, treuils).
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Comblement des puits (généralement avec des matériaux rocheux inertes).
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Dalle de béton armé (pour empêcher l’effondrement et l’accès).
Même si le matériel a disparu, les archives des travaux de mise en sécurité sont une mine d’or pour un historien, car elles documentent l’état « final » de l’ouvrage avant sa disparition définitive.
Voici comment, en tant qu’historien, vous pouvez « reconstruire » virtuellement ces installations disparues :
1. Cherchez les dossiers de « Mise en Sécurité »
Chaque puits, lors de sa fermeture, a fait l’objet d’un dossier administratif et technique. Ces documents sont souvent conservés :
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Aux Archives Départementales de l’Isère (fonds HBD ou DREAL) : Cherchez les arrêtés préfectoraux de fermeture et les dossiers techniques de travaux.
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Dans la base de données INFOS-MINES (BRGM) : C’est la référence officielle. En tapant le nom de la commune (ex: La Motte d’Aveillans, Susville), vous trouverez souvent les fiches des puits. Elles indiquent parfois la profondeur, le diamètre, la date de fermeture et le type de traitement (dalle béton, remblai total ou partiel).
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Les plans de l’époque de fermeture : Ils contiennent souvent des schémas de la structure du puits (diamètre réel, type de chemisage).
2. Le portail « Remonter le Temps » (IGN)
C’est un outil indispensable. Comparez les photos aériennes :
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Allez sur remonterletemps.ign.fr.
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Zoomez sur vos points identifiés.
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Regardez les photos des années 1960-1970 : vous y verrez très clairement l’emprise au sol, la présence du ventilateur (souvent une structure déportée), et parfois même le bâtiment qui abritait le moteur du ventilateur. Cela vous donnera une idée précise de la taille de l’installation qui a disparu.
3. La « Traces » sur le sol
Même si tout a été démonté, le sol garde des cicatrices :
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La dalle : Elle est souvent le seul élément visible. Si vous avez le droit d’accéder au terrain (ou via des photos satellite très précises), la taille de la dalle de béton vous donne une indication sur la taille de l’infrastructure qui était posée dessus.
-
Les réseaux : Les HBD ont souvent enterré des lignes électriques haute tension pour alimenter ces ventilateurs. Parfois, on peut encore deviner des alignements de végétation ou des chemins d’accès qui ne mènent « nulle part » aujourd’hui.
4. Reconstituer le système technique (La « Buse »)
Si vous voulez confirmer qu’il s’agissait de puits d’aérage de type « buse » (petit diamètre) :
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Les plans de mine « Aérage » : Contrairement aux plans d’extraction, ces plans spécifiques aux HBD (souvent marqués « Plan d’Aérage » ou « Circuit de ventilation ») tracent les courants d’air. Vous y verrez des flèches, les débits (en m3/s), et les ventilateurs marqués en bout de ligne.
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La puissance moteur : Si vous trouvez une référence de ventilateur (par exemple un ventilateur de type « Ventiflex » ou des marques comme Rateau ou Sirocco), vous pouvez retrouver dans les manuels techniques d’époque le débit et la dépression qu’ils étaient capables de générer. Cela vous permet de dire : « Ce puits était capable de traiter X m3 d’air par seconde ».
Un conseil pour votre recherche :
Ne cherchez pas le ventilateur lui-même (il a probablement été ferraillé), cherchez l’embase.
Dans le bassin de La Mure, les ventilateurs de surface étaient souvent des machines massives. Si vous trouvez, dans les archives, un plan de masse datant des années 70-80, comparez-le avec l’emprise de la dalle actuelle. Vous verrez souvent que la dalle actuelle est beaucoup plus petite que l’installation d’origine, car elle ne couvre que le « trou » du puits, et non les locaux techniques attenants.
Avez-vous déjà réussi à obtenir des plans de mine (cartes de synthèse) du réseau HBD ? Ce sont les documents où l’on voit le mieux cette « anatomie » de la ventilation, avec les puits d’aérage représentés en pointillés ou en cercles bleus/rouges, souvent distincts des puits d’extraction. C’est là que vous trouverez la preuve irréfutable de leur fonction.
Foire Aux Questions puits d’aerage des Chuzins
1 – Qu‘est-ce qu’un puits d’aérage ?
Un puits d’aérage était une infrastructure essentielle dans l’exploitation minière. Son rôle était de permettre la circulation de l’air entre la surface et les galeries souterraines, garantissant ainsi l’évacuation des gaz nocifs et la ventilation nécessaire pour les mineurs travaillant en profondeur.
2 – Pourquoi le site est-il en train d’être recouvert par la végétation ?
Après l’arrêt de l’exploitation, le site a été sécurisé par un bouchon de béton (le « cône » ou la dalle de fermeture). En l’absence d’activité humaine, la nature reprend progressivement ses droits. C’est un phénomène naturel de succession écologique où les plantes pionnières, puis les arbustes, colonisent le terrain, transformant l’ancien site industriel en un espace de biodiversité.
3 – Le bouchon de béton sera-t-il bientôt totalement invisible ?
C’est le processus que nous observons. Avec la croissance rapide de la végétation environnante (ronces, arbustes, arbres), le béton se fond dans le paysage. À terme, seule une légère dépression ou une différence de densité végétale pourra encore trahir la présence de l’ancien puits.
4 – Pourquoi est-il important de conserver des archives de ce site ?
Le puits des Chuzins fait partie de la mémoire ouvrière et industrielle de notre région. Même si le béton disparaît, conserver des photographies permet de garder une trace tangible de l’effort humain qui a façonné notre territoire, assurant ainsi la transmission de ce patrimoine aux générations futures.
Poursuivez votre exploration
« Retrouvez la galerie d’exploitation du niveau 20»
« Retrouvez la galerie d’exploitation du niveau 21»
« .Suivez nous sur l’histoire des Houilleres du Bassin Dauphinois HBD »
Sources et sites officiels
1. Sources d’Autorité & Archives (Crédibilité Historique)
-
L’Inventaire Général du Patrimoine Culturel (Région AURA) : Pour une description technique et architecturale des vestiges industriels.
-
Lien : patrimoine.auvergnerhonealpes.fr (Cherchez « Saint-Arey » dans leur base de données).
-
-
Les Archives Départementales de l’Isère : Indispensable pour ceux qui veulent consulter les registres de concessions minières.
-
Lien : archives.isere.fr
-
-
Le Système d’Information Géologique (SIGES) – BRGM : Pour les données techniques sur le sous-sol et les anciennes concessions d’anthracite.
-
Lien : sigessn.brgm.fr
-
2. Musées et Réseaux Thématiques (Contexte Régional)
La mine de Combe Névouse fait partie intégrante du bassin minier de la Matheysine.
-
Musée La Mine Image (La Motte-d’Aveillans) : C’est le site de référence pour comprendre le travail des mineurs dans le bassin de La Mure.
-
Lien : mine-image.com
-
3. Cartographie Historique (Expérience Utilisateur)
Rien n’est plus parlant que de comparer le site actuel avec les relevés anciens.
-
Géoportail – Cartes de l’État-Major : Pour visualiser l’emprise de la mine et des voies ferrées (chemin de fer de la Mure) au XIXe siècle.
-
Lien : geoportail.gouv.fr (Activez la couche « Cartes de l’état-major 1820-1866 »).
-
-
Remonter le Temps (IGN) : Pour comparer des photos aériennes de l’époque de l’exploitation avec aujourd’hui.
-
Lien : remonterletemps.ign.fr
-
4. Liens Locaux et Territoriaux
Pour ancrer votre article dans son territoire actuel.
-
Mairie de Saint-Arey : Pour les informations pratiques et le contexte communal.
-
Lien : saint-arey.fr
-
-
Office de Tourisme Matheysine Tourisme : Pour lier le patrimoine minier aux sentiers de randonnée actuels (comme le sentier qui mène au pont de Cognet).
-
Lien : matheysine-tourisme.com
-
Bibliographie
- GIRAUD, Jean-Pierre, Le chemin de fer de La Mure : Saint-Georges-de-Commiers – La Mure – Corps – Gap, Les Éditions du Cabri, 2015.
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La stèle du Niveau 20 à La Baume : mémoire d’un drame minier
Retour sur l’histoire de ce monument de Saint-Arey, témoin du sacrifice d’un conducteur d’engins lors du percement de la galerie en 1975.
Au détour d’un sentier sur le site de la Baume, à Saint-Arey, une stèle de pierre se dresse, discrète mais poignante. Bien plus qu’un simple bloc rocheux, ce monument gravé est le témoin silencieux d’un drame survenu en 1975, lors du périlleux percement de la galerie. Plongée dans l’histoire de ce lieu marqué par le labeur et le sacrifice, pour ne jamais oublier le conducteur d’engins qui y a perdu la vie.
Informations pratiques
| Caractéristique | Détails |
| Sujet | Stèle commémorative (hommage) |
| Localisation | Site de la Baume, Saint-Arey (Isère) |
| Niveau | Niveau 20 |
| Contexte historique | Percement de la galerie minière |
| Date de l’événement | 1975 |
| Objet de la stèle | Décès d’un conducteur d’engins |
| Type de monument | Stèle en pierre |
| État actuel | Témoin patrimonial du site |
Un vestige du travail souterrain en Isère
Le Dauphiné, et plus particulièrement le secteur de Saint-Arey, porte en lui les cicatrices et la fierté d’un passé industriel hors du commun. Si l’exploitation minière est souvent associée à l’extraction du charbon ou des métaux précieux, elle est avant tout une aventure humaine faite de prouesses techniques et de risques constants.
Le Niveau 20, situé sur la commune de Saint-Arey, fait partie de ces infrastructures stratégiques destinées à accéder aux gisements profonds. C’est ici que se trouve un monument empreint d’émotion : la stèle commémorative de La Baume.
i la stèle de La Baume rend hommage aux hommes et aux infrastructures de surface, le quotidien se jouait dans les travers-bancs, tels que ceux du niveau 20 de Saint-Arey (voir encart ci-contre).
La stèle commémorative que nous étudions témoigne de l’activité ferroviaire en surface, mais le cœur battant du site se situait sous nos pieds. Le secteur de La Baume était intimement lié au réseau complexe des Houillères du Dauphiné.
Pour comprendre l’ampleur du travail des mineurs qui alimentaient cette gare, il faut se pencher sur les infrastructures souterraines proches, comme la Galerie du niveau 20 à Saint-Arey. Ce type d’ouvrage, véritable artère industrielle, permettait l’extraction et l’évacuation du charbon avant son transbordement vers les plans inclinés.
Envie d’aller plus loin ? Découvrez l’exploration technique et historique de la Galerie minière de Saint-Arey (niveau 20) pour saisir la réalité du travail au fond.
La stèle : un hommage à la communauté minière
«Au-delà de sa fonction de repère minier et industriel, la stèle de La Baume porte en elle le poids d’une mémoire ouvrière indissociable du plateau matheysin. Elle n’est pas seulement le monument d’une infrastructure disparue, mais un hommage silencieux à la condition des mineurs et de leurs familles.
Pendant des décennies, le rythme de vie de La Baume a été dicté par la rotation des berlines, les cadences de descente au fond et les risques quotidiens du métier. Ce lieu de transbordement était le point de rencontre quotidien où se cristallisaient les solidarités de chantier et les luttes sociales pour la sécurité et la dignité. En érigeant ce monument, c’est toute la culture de la mine — faite de courage, de camaraderie sous la lampe, mais aussi de deuils — que le territoire a souhaité ancrer dans la pierre.
Aujourd’hui, alors que les rails ont été déposés et que le silence a repris ses droits sur le site, cette stèle demeure le trait d’union entre notre présent et le passé héroïque d’une génération qui a façonné le paysage du Dauphiné par son labeur.

Hommage au site de la Beaume : stèle commémorative dédiée à un conducteur d’engins décédé lors du percement de la galerie (2005).
Le drame de 1975 : Un sacrifice gravé dans la pierre
L’histoire de cette stèle est intimement liée au percement de la galerie de la Baume. En 1975, alors que les travaux de creusement sont confiés aux sociétés spécialisées EGCEG et FORCAL, un accident dramatique vient endeuiller le chantier.
Monsieur Florio, entrepreneur âgé de seulement 30 ans et père de deux enfants, perd la vie tragiquement, écrasé par l’engin de chantier qu’il pilotait. Ce sacrifice rappelle la dangerosité extrême des métiers du « fond » et du génie civil minier, où la machine, bien qu’indispensable au progrès, pouvait devenir fatale en un instant.

Stèle commémorative érigée en mémoire d’un conducteur d’engins, site de la Beaume (2005).
Pourquoi visiter la stèle de La Baume aujourd’hui ?
Plus qu’un simple repère géographique, cette stèle est un lieu de recueillement et de transmission. Pour l’historien comme pour le promeneur, elle permet de :
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Honorer la mémoire des travailleurs de l’ombre qui ont façonné le paysage industriel de l’Isère.
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Comprendre la topographie minière : La stèle est située dans le dernier virage avant d’atteindre le site de La Baume, offrant un point de vue unique sur l’organisation des anciens chantiers.
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Préserver le patrimoine : En visitant ces lieux, nous entretenons le souvenir d’une époque où l’énergie de la France dépendait du courage de ces hommes.
Foire Aux Questions la stèle du niveau 20 La Beaume
1 – Où se situe exactement cette stèle ?
La stèle est située sur le site de la Baume, sur la commune de Saint-Arey, en Isère. Elle se trouve précisément au niveau 20, à proximité de l’emplacement de l’ancienne galerie de mine.
2 – À qui cet hommage est-il dédié ?
Ce monument commémoratif rend hommage à un conducteur d’engins qui a tragiquement perdu la vie lors des travaux de percement de la galerie en 1975. La stèle est le témoin du courage et des risques encourus par les ouvriers lors de cette exploitation.
3 – Pourquoi est-il important de conserver ce vestige ?
Au-delà de son aspect historique, cette stèle constitue un devoir de mémoire envers les travailleurs qui ont façonné le paysage industriel du Dauphiné. Elle rappelle les conditions de travail souvent difficiles et le prix humain parfois élevé payé lors des grands chantiers miniers de la région.
4 – Le site de la Baume est-il accessible au public ?
Le site de la Baume est un lieu chargé d’histoire. Si le monument est visible, nous rappelons aux visiteurs de rester prudents, de respecter les lieux et de ne pas pénétrer dans les zones qui pourraient être sécurisées ou instables.
5 – Existe-t-il d’autres monuments similaires dans le secteur ?
La région du Dauphiné possède un riche patrimoine industriel minier. Plusieurs autres sites dans les environs conservent des traces de cette époque, qu’il s’agisse de stèles, d’anciennes infrastructures ou d’entrées de mines, qui témoignent de l’activité économique intense de la vallée au XXe siècle.
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Sources et sites officiels
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Mémoire des mines : Si vous voulez apporter un contexte historique national ou régional, vous pouvez pointer vers :
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Le Musée de la Mine de La Motte-d’Aveillans (La Mine Image) : C’est une référence incontournable sur l’histoire minière du secteur.
-
Lien : https://www.mine-image.com/
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Inventaire du Patrimoine Industriel (ou notices sur le site de la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes si disponible) pour le côté historique officiel.
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Géographie locale : Pour situer Saint-Arey.
-
Lien : Site de la Mairie de Saint-Arey (si elle possède une page historique).
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Bibliographie
-
1. Sources d’Autorité & Archives (Crédibilité Historique)
-
L’Inventaire Général du Patrimoine Culturel (Région AURA) : Pour une description technique et architecturale des vestiges industriels.
-
Lien : patrimoine.auvergnerhonealpes.fr (Cherchez « Saint-Arey » dans leur base de données).
-
-
Les Archives Départementales de l’Isère : Indispensable pour ceux qui veulent consulter les registres de concessions minières.
-
Lien : archives.isere.fr
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-
Le Système d’Information Géologique (SIGES) – BRGM : Pour les données techniques sur le sous-sol et les anciennes concessions d’anthracite.
-
Lien : sigessn.brgm.fr
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2. Musées et Réseaux Thématiques (Contexte Régional)
La mine de Combe Névouse fait partie intégrante du bassin minier de la Matheysine.
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Musée La Mine Image (La Motte-d’Aveillans) : C’est le site de référence pour comprendre le travail des mineurs dans le bassin de La Mure.
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Lien : mine-image.com
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3. Cartographie Historique (Expérience Utilisateur)
Rien n’est plus parlant que de comparer le site actuel avec les relevés anciens.
-
Géoportail – Cartes de l’État-Major : Pour visualiser l’emprise de la mine et des voies ferrées (chemin de fer de la Mure) au XIXe siècle.
-
Lien : geoportail.gouv.fr (Activez la couche « Cartes de l’état-major 1820-1866 »).
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Remonter le Temps (IGN) : Pour comparer des photos aériennes de l’époque de l’exploitation avec aujourd’hui.
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Lien : remonterletemps.ign.fr
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4. Liens Locaux et Territoriaux
Pour ancrer votre article dans son territoire actuel.
-
Mairie de Saint-Arey : Pour les informations pratiques et le contexte communal.
-
Lien : saint-arey.fr
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Office de Tourisme Matheysine Tourisme : Pour lier le patrimoine minier aux sentiers de randonnée actuels (comme le sentier qui mène au pont de Cognet).
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Lien : matheysine-tourisme.com
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