
La Berline de Mine à La Mure : Témoin de l’Épopée de l’Anthracite en Matheysine
Symbole du travail de fond et de la puissance industrielle du Dauphiné, une berline de mine est aujourd’hui préservée à La Mure. Plus qu’un simple wagonnet de métal, cet objet raconte l’histoire des hommes qui ont extrait, pendant plus d’un siècle, le meilleur charbon du monde. Découvrez les secrets de ce vestige du patrimoine minier isérois.
Symbole emblématique du passé minier de l’Isère, la berline de mine de La Mure rappelle l’importance de l’extraction de l’anthracite dans le bassin dauphinois.[1] Découvrez l’histoire de ce matériel roulant historique, son rôle essentiel dans la chaîne de production minière et les raisons de sa préservation en tant que patrimoine industriel local.
Informations pratiques
| Caractéristique | Détails |
| Type de matériel | Berline de mine (wagonnet d’extraction) |
| Opérateur historique | Houillères du Bassin du Dauphiné (HBD) |
| Numéro d’identification | 699 |
| Usage principal | Transport de houille (anthracite) en galeries |
| Matériau de caisse | Acier riveté/soudé |
| Voie (écartement) | 600 mm |
| Lieu d’exposition | Établissement Gros, La Mure |
| État de conservation | Exposé à titre patrimonial |
| Signification historique | Témoin de l’exploitation minière en Matheysine |
Qu’est-ce qu’une berline de mine ?
Dans le vocabulaire technique du mineur, une berline est un wagonnet circulant sur rails, utilisé pour transporter le charbon (ou les stériles) depuis le front de taille jusqu’au puits d’extraction.
À La Mure, ces véhicules étaient le maillon essentiel de la chaîne de production. Robustes et conçues pour les galeries étroites, les berlines pouvaient transporter plusieurs centaines de kilos d’anthracite par voyage. Autrefois tractées par des chevaux ou poussées à bout de bras par les galibots, elles ont ensuite été tirées par des locomotives électriques ou à air comprimé.

Berline historique des Houillères du Bassin du Dauphiné (HBD), photographiée en 2011 devant l’établissement Gros à La Mure.
Nous sommes ici en présence d’une berline à charbon tout à fait standard, à fond fixe et d’une capacité de 2 m³. Elle compte parmi les dernières berlines à avoir été exploitées au fond.
La Mure : Terre d’Anthracite et de Tradition Minière
Le plateau de la Matheysine, en Isère, a abrité l’un des gisements de charbon les plus riches de France : les Mines de La Mure. L’anthracite extrait ici était réputé pour sa pureté et son fort pouvoir calorifique.
La berline exposée aujourd’hui à La Mure n’est pas un simple décor urbain. Elle rend hommage :
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Aux mineurs qui ont œuvré dans l’obscurité des galeries.
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Au savoir-faire de la Compagnie des Mines de la Mure.
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À l’identité d’un territoire qui a vécu au rythme de la « remonte » et du sifflet de la mine.
En tant qu’historien spécialisé en archéologie minière, je précise que cette berline a été récupérée par les établissements Gros, spécialisés dans le recyclage et la revalorisation, lors de la fermeture des mines en 1997. Cette entreprise fut chargée de recycler l’ensemble du matériel minier extrait des galeries.

La berline n°699 des HBD devant l’ancien établissement Gros à La Mure (2011).
Pourquoi préserver ce patrimoine industriel ?
La préservation de ce matériel minier répond à un devoir de mémoire. En observant cette berline, on peut imaginer :
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Le vacarme du roulage : Le bruit des roues métalliques sur les rails résonnant dans les galeries.
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La rudesse du travail : Le chargement manuel à la pelle, une tâche physique épuisante.
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Le génie civil : L’organisation des réseaux de rails qui parcouraient des centaines de kilomètres sous nos pieds.
Aujourd’hui, alors que les puits sont fermés, ces objets deviennent des archives à ciel ouvert. Ils permettent de ne pas oublier que sous le paysage verdoyant de la Matheysine se cache une véritable ville souterraine.
Foire Aux Questions la berline de La Mure
1 – Qu’est-ce qu’une berline de mine ?
Une berline est un wagonnet de transport utilisé dans les mines pour acheminer le minerai (ici, l’anthracite) depuis le fond de la galerie jusqu’à la surface ou vers les installations de traitement. C’est un élément emblématique du matériel roulant ferroviaire en voie étroite propre au travail minier.
2 – Pourquoi cette berline est-elle exposée devant l’établissement Gros ?
L’établissement Gros à La Mure occupe une place centrale dans l’histoire locale. La présence de cette berline (n°699) en extérieur agit comme un monument commémoratif. Elle rend hommage au passé minier de la ville et rappelle aux passants le dur labeur des mineurs des Houillères du Bassin du Dauphiné (HBD).
3 – Quel était le rôle des Houillères du Bassin du Dauphiné (HBD) ?
Les HBD étaient l’organisme en charge de l’exploitation des mines de charbon dans le secteur de La Mure et de la Matheysine. Elles ont façonné le paysage économique et social de la région pendant plus d’un siècle, faisant du bassin dauphinois l’un des centres de production d’anthracite les plus importants de France.
4 – Peut-on visiter d’autres sites miniers à La Mure ?
Oui, La Mure possède une riche culture minière. Outre les témoignages historiques dans la ville, il est possible de découvrir le Musée de la Mine Image (à La Motte-d’Aveillans), qui offre une immersion complète dans les galeries et l’histoire des mineurs du Dauphiné.
5 – Pourquoi est-il important de conserver ce type de matériel ?
La préservation de matériels comme la berline n°699 permet de maintenir vivant le patrimoine industriel dauphinois. Ces objets servent de points de repère historiques pour les générations actuelles et futures, permettant de ne pas oublier l’histoire ouvrière et technologique qui a construit l’identité de la Matheysine.
Poursuivez votre exploration
Retrouvez l’histoire du puits du Villaret
L’histoire de son terril
Et l’histoire de son exploitation
« .Suivez nous sur l’histoire des Houilleres du Bassin Dauphinois HBD »
Musées et Mémoire locale
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La Mine Image (Site Officiel)
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Pourquoi : C’est le musée souterrain de référence à La Motte-d’Aveillans. Indispensable pour comprendre ce qui se passait sous terre, en complément de votre article sur le puits de surface.
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Lien : https://www.mine-image.com
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Matheysine Tourisme – Le Patrimoine Minier
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Pourquoi : Pour situer le Villaret dans l’offre touristique actuelle du plateau (sentiers, autres vestiges).
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Lien : https://www.matheysine-tourisme.com
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Archives Audiovisuelles (INA)
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La fin des Gueules Noires (Journal Télévisé de 1997)
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Pourquoi : Une vidéo d’époque (INA) montrant la remontée de la dernière benne le 28 mars 1997 au Villaret. C’est une source primaire très forte émotionnellement.
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Recherche conseillée : « INA Fermeture mines La Mure 1997 » ou lien direct vers la fresque historique de l’INA.
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Lien générique : https://www.ina.fr (Rechercher « Mines Dauphiné »)
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Technique et Après-Mine
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Le BRGM et l’Après-Mine
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Pourquoi : Le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) gère la surveillance des anciens sites (eaux, gaz, stabilité). Utile pour la partie technique/environnementale.
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Lien : https://www.brgm.fr/fr/nos-actions/projets/gestion-apres-mine
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L’Agence Nationale pour la Garantie des Droits des Mineurs (ANGDM)
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Pourquoi : L’organisme qui a succédé à Charbonnages de France pour gérer les droits sociaux et le patrimoine immobilier.
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Lien : https://www.angdm.fr
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Patrimoine Culturel
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Isère Culture – Patrimoine en Isère
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Pourquoi : Pour consulter la fiche officielle si le chevalement est labellisé ou répertorié dans l’inventaire départemental.
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Lien : https://culture.isere.fr
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Bibliographie
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1. Ouvrages Historiques et Techniques de Référence
Ces livres sont les « bibles » locales pour comprendre l’évolution technique ayant mené à la création du Villaret.
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REYMOND, René. La Mure et le bassin houiller du Dauphiné.
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Note : René Reymond était ingénieur géomètre aux Houillères. C’est l’ouvrage le plus précis sur la géologie, les couches de charbon et l’implantation des puits, dont le Villaret.
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Éditeur : Imprimerie Barthélemy (Plusieurs éditions, notamment 1982).
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2. Sources Primaires & Articles Spécialisés (Pour l’aspect technique)
Le Puits du Villaret est célèbre chez les ingénieurs pour sa méthode de fonçage par congélation. Pour votre fiche d’identité, voici la source technique absolue :
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Revue de l’Industrie Minérale (RIM).
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Article cible : « Le fonçage du Puits du Villaret par congélation ».
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Date : Début des années 1950 (souvent cité dans les revues de 1951 ou 1952).
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Disponibilité : Consultable aux Archives Départementales de l’Isère ou dans les bibliothèques d’écoles des Mines (Paris, Saint-Étienne).
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. Mémoire Visuelle et Sociale
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Collectif (La Mine Image). La Mine Image : La Motte d’Aveillans.
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Note : Les livrets édités par le musée souterrain contiennent souvent des coupes techniques et des historiques précis des puits, validés par d’anciens mineurs.
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4. Presse et Revues Locales (La fin de la mine)
Pour la date clé du 28 mars 1997 :
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Le Dauphiné Libéré. Numéro Hors-Série : « Adieu la Mine » (Mars/Avril 1997).
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Intérêt : Reportages complets sur la dernière remontée au Villaret, interviews des derniers mineurs et contexte de la fermeture.
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Le Razzier de Susville : L’histoire méconnue du terril du Villaret et son ultime exploitation (2011-2012)
Plus qu’un simple amas de stériles, le Razzier de Susville incarne la mémoire minière de la Matheysine. Découvrez comment ce site, né de l’activité historique du Puits du Villaret, a fait l’objet d’une tentative audacieuse de valorisation de ses déchets au début du XXIe siècle, redéfinissant notre regard sur le patrimoine industriel.
Symbole incontournable du paysage du plateau matheysin, le Razzier de Susville est bien plus qu’une simple colline artificielle. Véritable mémoire des entrailles de la terre, ce terril plat, formé par l’accumulation des stériles du Puits du Villaret, raconte un siècle d’industrie minière en Isère. Mais saviez-vous que ce géant de schiste a connu une seconde vie industrielle récente ? Retour sur l’histoire de ce site, de l’extraction du charbon à la tentative de valorisation des années 2010.
Informations pratiques
| Rubrique | Détails |
| Nom du site | Le Razzier (ou Le Razier) |
| Localisation | Commune de Susville (Plateau Matheysin, Isère, France). |
| Nature du site | Terril minier (amas de stériles de charbon).[ |
| Origine géologique | Rejets de l’exploitation des Houillères du Dauphiné (Mines de La Mure). |
| Composition | • Schistes noirs (stériles bruts). • Schistes rouges (ou « cuits ») résultant de la combustion spontanée des terres. |
| Phénomène notable | Auto-combustion interne causée par l’oxydation de la pyrite de fer en présence de charbon résiduel et d’oxygène (réaction exothermique). |
| Infrastructures liées | • Puits Charvet : Installation hydraulique créée spécifiquement pour l’arrosage permanent du terril afin de maîtriser les incendies. |
| Périodes de Valorisation | • Années 1990 (ex: 1999) : Évacuation massive par trains de wagons-trémies (opérateur cité : VFT).
• Années 2010 (ex: 2012) : Campagne de traitement in situ avec criblage mobile (séparation granulométrique). |
| Archéologie industrielle | Présence ponctuelle de vestiges de l’exploitation souterraine (boisages, étançons) remontés accidentellement dans les stériles. |
| Usage actuel / Devenir | Exploitation des granulats (remblais routiers, travaux publics) et sécurisation environnementale du site. |
1. Qu’est-ce que le « Razzier » de Susville ?
Dans le jargon minier du Dauphiné, on ne parle pas toujours de « terril », mais de « razzier ». Celui de Susville est le fruit de l’activité intense des Houillères du Bassin du Dauphiné (HBD).
Situé à proximité immédiate du Puits du Villaret (actif jusqu’en 1997), ce dépôt est constitué de millions de tonnes de stériles miniers : des roches (schistes, grès) extraites du sous-sol pour atteindre les veines d’anthracite, mais aussi du charbon de trop mauvaise qualité pour être commercialisé à l’époque.
Contrairement aux terrils coniques du Nord de la France, le Razzier de Susville présente une forme tabulaire (plate), typique de la gestion des déchets miniers dans les vallées alpines.

Vestiges de boisage (éléments de soutènement ancien) remontés au jour accidentellement avec les stériles lors de l’extraction de 2012.
2. 2011-2012 : L’ultime tentative de valorisation des déchets
Si l’extraction souterraine a cessé en 1997, le site a connu un rebondissement industriel inattendu au début du XXIe siècle. On a longtemps pensé que les terrils ne contenaient que des cailloux sans valeur. Pourtant, les analyses ont révélé qu’il restait une quantité non négligeable de carbone mélangé aux schistes.
Entre 2011 et la fin de l’année 2012, une entreprise spécialisée a tenté le pari de la valorisation des matériaux.
L’objectif était double :
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Récupérer l’énergie résiduelle : Laver les matériaux du terril pour isoler les fines particules de charbon encore présentes.
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Produire des granulats : Utiliser la roche stérile lavée (schistes rouges et noirs) comme remblai pour les travaux publics et les routes.
Durant ces deux années, le paysage du Razzier a été animé par le ballet des engins et d’une installation de traitement (criblage et lavage). L’activité a cependant cessé fin 2012, laissant le site retrouver son calme, mais marquant la dernière interaction industrielle directe avec la matière extraite du sous-sol matheysin.

Coupe stratigraphique du Razzier (2012). La bande de coloration distincte (claire) traversant la masse de stériles témoigne d’un ancien foyer de combustion spontanée, provoqué par l’oxydation exothermique des pyrites en présence de résidus charbonneux.
L’observation de la coupe du Razzier révèle une strate blanchâtre caractéristique, stigmate d’une combustion interne. Ce phénomène résulte de l’oxydation de la pyrite de fer en présence de résidus charbonneux et d’oxygène. La réaction, pouvant être initiée par un choc mécanique, a nécessité la mise en place de mesures préventives : le puits Charvet fut ainsi aménagé pour assurer l’arrosage permanent du site et limiter les risques d’échauffement.
3. De la friche industrielle au patrimoine environnemental
Aujourd’hui, le Razzier de Susville est un site en pleine mutation qui intéresse à la fois les historiens, les écologues et les énergéticiens.
-
Un refuge pour la biodiversité : Avec le temps, la nature reprend ses droits. Les zones de schistes, qui peuvent emmagasiner la chaleur, et les zones humides formées sur le plat du terril créent des biotopes particuliers où une flore pionnière s’installe.
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Un lieu de mémoire : Il reste le témoin physique du labeur des mineurs qui ont creusé le Puits du Villaret, souvent dans des conditions extrêmes (notamment via la technique de congélation des sols).
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Un avenir énergétique : Sa surface plane et son exposition en font un candidat idéal pour de nouveaux projets, notamment l’installation de parcs photovoltaïques, transformant ainsi une ancienne terre de carbone en productrice d’énergie verte.

Unité de criblage en opération lors de la campagne d’exploitation du Razzier en 2012. La machine est ici configurée avec deux convoyeurs de sortie pour le tri granulométrique des matériaux.
Conclusion
Le Razzier de Susville n’est pas qu’un tas de cailloux. C’est un livre d’histoire à ciel ouvert qui a traversé les époques : de la gloire du charbon à la fermeture des mines, jusqu’à l’épisode de retraitement de 2011-2012. Il demeure un marqueur identitaire fort pour les habitants de Susville et de la Matheysine.
Foire Aux Questions exploitation du razzier de Susville
Qu’est-ce que le « Razzier » exactement ?
Le Razzier est un terril situé à Susville. Il s’agit d’une colline artificielle formée par l’accumulation des stériles, c’est-à-dire les roches extraites du sous-sol par les mineurs (Houillères du Dauphiné) qui ne contenaient pas assez de charbon pour être vendues. C’est la « poubelle » géologique de l’ancienne mine.
Pourquoi parle-t-on de « valorisation » du terril ?
Au lieu de laisser ces amas rocheux à l’abandon, on les exploite à nouveau. Les schistes (la roche noire) et les schistes rouges (cuits) sont d’excellents matériaux pour les travaux publics (sous-couches routières, remblais). Le terril devient ainsi une carrière à ciel ouvert.
Pourquoi certaines parties du terril sont-elles rouges ou blanchâtres ?
C’est la trace d’un incendie interne. Le terril contient encore des résidus de charbon et de la pyrite de fer. Au contact de l’oxygène de l’air (parfois suite à un éboulement ou un choc), une réaction chimique dégage de la chaleur (oxydation exothermique). Cela cuit la roche : le schiste noir devient rouge, et les zones de combustion intense laissent des traces de cendres blanches.
Trouve-t-on des objets anciens dans le terril ?
Oui, c’est de l’archéologie involontaire. Lors de l’exploitation récente, il n’est pas rare de voir remonter des vestiges de boisage (étançons, poutres) qui servaient à soutenir les galeries autrefois. Ils ont été jetés avec les stériles lors du tri au fond de la mine ou à la surface, et ressortent des décennies plus tard.
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Sources et sites officiels
Musées et Mémoire locale
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La Mine Image (Site Officiel)
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Pourquoi : C’est le musée souterrain de référence à La Motte-d’Aveillans. Indispensable pour comprendre ce qui se passait sous terre, en complément de votre article sur le puits de surface.
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Lien : https://www.mine-image.com
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Matheysine Tourisme – Le Patrimoine Minier
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Pourquoi : Pour situer le Villaret dans l’offre touristique actuelle du plateau (sentiers, autres vestiges).
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Lien : https://www.matheysine-tourisme.com
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Archives Audiovisuelles (INA)
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La fin des Gueules Noires (Journal Télévisé de 1997)
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Pourquoi : Une vidéo d’époque (INA) montrant la remontée de la dernière benne le 28 mars 1997 au Villaret. C’est une source primaire très forte émotionnellement.
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Recherche conseillée : « INA Fermeture mines La Mure 1997 » ou lien direct vers la fresque historique de l’INA.
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Lien générique : https://www.ina.fr (Rechercher « Mines Dauphiné »)
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Technique et Après-Mine
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Le BRGM et l’Après-Mine
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Pourquoi : Le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) gère la surveillance des anciens sites (eaux, gaz, stabilité). Utile pour la partie technique/environnementale.
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Lien : https://www.brgm.fr/fr/nos-actions/projets/gestion-apres-mine
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L’Agence Nationale pour la Garantie des Droits des Mineurs (ANGDM)
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Patrimoine Culturel
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Isère Culture – Patrimoine en Isère
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Bibliographie
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1. Ouvrages Historiques et Techniques de Référence
Ces livres sont les « bibles » locales pour comprendre l’évolution technique ayant mené à la création du Villaret.
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REYMOND, René. La Mure et le bassin houiller du Dauphiné.
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Note : René Reymond était ingénieur géomètre aux Houillères. C’est l’ouvrage le plus précis sur la géologie, les couches de charbon et l’implantation des puits, dont le Villaret.
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Éditeur : Imprimerie Barthélemy (Plusieurs éditions, notamment 1982).
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2. Sources Primaires & Articles Spécialisés (Pour l’aspect technique)
Le Puits du Villaret est célèbre chez les ingénieurs pour sa méthode de fonçage par congélation. Pour votre fiche d’identité, voici la source technique absolue :
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Revue de l’Industrie Minérale (RIM).
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Article cible : « Le fonçage du Puits du Villaret par congélation ».
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Date : Début des années 1950 (souvent cité dans les revues de 1951 ou 1952).
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Disponibilité : Consultable aux Archives Départementales de l’Isère ou dans les bibliothèques d’écoles des Mines (Paris, Saint-Étienne).
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. Mémoire Visuelle et Sociale
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Collectif (La Mine Image). La Mine Image : La Motte d’Aveillans.
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Note : Les livrets édités par le musée souterrain contiennent souvent des coupes techniques et des historiques précis des puits, validés par d’anciens mineurs.
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4. Presse et Revues Locales (La fin de la mine)
Pour la date clé du 28 mars 1997 :
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Le Dauphiné Libéré. Numéro Hors-Série : « Adieu la Mine » (Mars/Avril 1997).
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Intérêt : Reportages complets sur la dernière remontée au Villaret, interviews des derniers mineurs et contexte de la fermeture.
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