Le carreau désigne l’ensemble des installations de surface aménagées autour de l’orifice d’un puits d’extraction ou d’une descenderie. C’est là que convergeaient les infrastructures techniques indispensables au fonctionnement du fond : chevalement, recette, machine d’extraction, ateliers d’entretien, vestiaires (la « salle des pendus »), bureaux d’ingénieurs, mais aussi les installations de traitement du minerai comme le triage, le concassage, le lavoir et les voies ferrées d’expédition.
Quel était le rôle précis du carreau du Villaret en Matheysine ?
Aménagé et modernisé en profondeur après la nationalisation de 1946, le carreau du Villaret est devenu le véritable nœud stratégique de l’exploitation de l’anthracite sur le plateau matheysin. Relié au puits du Villaret (creusé à 560 mètres de profondeur) et au plan incliné Richard, il centralisait la remontée, le lavage, le criblage et le stockage massif du charbon extrait dans le secteur avant son acheminement vers les centres de consommation par le chemin de fer.
Quand le site du Villaret a-t-il fermé ses portes ?
Le dernier poste d’extraction a cessé son activité le 28 mars 1997. Cette date marque l’arrêt définitif de l’extraction minière en Matheysine et la fin de l’épopée des Houillères du Bassin du Dauphiné (HBD), fermant ainsi plusieurs siècles d’histoire houillère locale.
Que reste-t-il des installations d’origine aujourd’hui ?
Si une partie des ateliers a été démontée ou reconvertie, les repères emblématiques subsistent :
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Le chevalement métallique du puits du Villaret : conservé en sentinelle et labellisé « Patrimoine en Isère », il arbore une fresque rendant hommage aux mineurs.
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Le grand magasin à charbon : une immense structure métallique qui servait à stocker le combustible à l’abri des intempéries, aujourd’hui reconvertie pour des manifestations locales et associatives.
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Les tracés des voies ferrées et les plateformes industrielles, dont une partie accueille désormais des activités artisanales et un parc photovoltaïque.
Le carreau du Villaret se visite-t-il ?
L’extérieur du carreau est en accès libre : vous pouvez vous approcher du chevalement, observer l’immense magasin à charbon et lire les panneaux explicatifs qui jalonnent le site. Pour découvrir le travail souterrain en lui-même avec des galeries reconstituées, la visite se complète au musée de « La Mine Image », situé à quelques kilomètres de là, sur la commune voisine de La Motte-d’Aveillans.
Pourquoi l’anthracite de La Mure était-il si réputé ?
Le gisement de La Mure recelait l’un des meilleurs anthracites au monde, d’une pureté exceptionnelle avec une teneur en carbone pur atteignant 94 à 96 %. Il se distinguait par un pouvoir calorifique très élevé, une combustion lente et une quasi-absence de fumée et de goudron, ce qui en faisait un combustible de choix pour le chauffage domestique et l’industrie métallurgique de pointe.