
Les Galeries des Boines : archéologie d’une épopée minière en Dauphiné
Dans le paysage apaisé des Signaraux se cachent les cicatrices d’une épopée industrielle oubliée. À travers l’inventaire des galeries des Boines, nous plongeons dans la réalité concrète d’une exploitation minière…
Au cœur des paysages sauvages du Dauphiné, les galeries des Boines demeurent les témoins silencieux d’une épopée minière méconnue. Entre prouesses techniques et échecs géologiques, cet inventaire archéologique retrace l’histoire d’une exploitation marquée par la persévérance des hommes. À travers l’analyse des archives et le croisement des témoignages de terrain, nous explorons ici les vestiges d’un sous-sol qui, bien qu’abandonné, continue de raconter la transformation industrielle de notre territoire.
Informations pratiques
| Caractéristique | Données historiques & techniques |
| Localisation | Les Signaraux, La Motte d’Aveillans |
| Nature du gisement | Anthracite |
| Période d’exploitation | 1834 – 1908 exploitation par intermittence |
| Type d’ouvrages | Galeries à flanc de coteau |
| Secteurs identifiés | B1, B2, B3, B4, B5, B6, B7 dite galerie Etienne |
| État actuel | Les galeries sont aujourd’hui effondrés et difficilement visibles |
| Accès | Site de la station de ski des Signaraux |
Cartographie et structuration du site minier des Boines
L’inventaire archéologique et minier du site permet de dresser un état des lieux précis de l’exploitation. Le périmètre de la concession s’articule autour de sept galeries principales, s’échelonnant de 1 250 à 1 400 mètres d’altitude, complétées par six zones de « grattage » d’affleurements situées dans une combe voisine, témoins d’une recherche artisanale du combustible.
Infrastructures logistiques
La topographie exigeante du secteur a nécessité des aménagements logistiques d’envergure pour l’époque. On note la présence sur le site de deux télébenne, dont l’un était spécifiquement dédié à l’acheminement du minerai brut vers une station de lavage dédiée. Ces infrastructures attestent d’une volonté d’industrialisation réelle, malgré les contraintes du terrain.
Géologie et déconvenues minières
Les campagnes de travaux ont permis de reconnaître les couches dites « Henriette » et « Trois Bancs ». Toutefois, la géologie tourmentée du secteur a rapidement montré ses limites : l’impossibilité de suivre ces veines de manière continue a précipité l’abandon de l’exploitation. Par ailleurs, les espoirs des concessionnaires furent déçus, les couches productives supérieures — telles que la couche « Roland » et la « Grande Couche » — n’ayant jamais pu être localisées sur le périmètre de la concession.
Organisation spatiale des travaux
Les vestiges se répartissent en deux secteurs distincts, reflétant des logiques d’exploration différentes :
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Le premier secteur (Galeries B1, B2, B3 et B7) : Ces ouvrages s’alignent le long d’un axe commun, malgré des variations altitudinales marquées. La galerie B7, bien qu’isolée par son altitude nettement inférieure, semble appartenir à cette même logique d’exploitation.
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Le second secteur (Galeries B4, B5 et B6) : Ces travaux se développent sur un axe approximativement perpendiculaire au premier, illustrant une tentative de prospection multidirectionnelle.
Malgré cette structuration, il demeure difficile, en l’état actuel des recherches, de corréler avec certitude les couches exploitées à leurs secteurs respectifs. Cette incertitude renforce le caractère mystérieux de cette concession, où la complexité géologique a durablement entravé les ambitions industrielles du XIXe siècle.
La galerie B7, dite « galerie Étienne » : le dernier vestige des Boines
La galerie B7, surnommée « galerie Étienne » en hommage au dernier propriétaire de la concession, occupe une place particulière dans l’histoire minière des Boines. Située sous l’actuel parking de la station des Signaraux, elle apparaît comme le témoin ultime de l’activité du site.
Une exploitation persistante et clandestine
Si la concession officielle s’est arrêtée en 1848, le site des Signaraux semble avoir connu une vie prolongée. Des témoignages oraux concordants indiquent que l’extraction du charbon s’est poursuivie bien après la fermeture officielle, notamment durant l’Occupation. Pour pallier les pénuries, les habitants de La Motte auraient exploité le gisement de manière clandestine, bravant les risques pour alimenter les foyers mottois. Cette hypothèse ferait de la galerie B7 la plus récente des structures ouvertes sur le site.
Analyse cartographique et mutations du paysage
L’étude comparative des cartes et photographies aériennes révèle une transformation radicale du secteur :
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La voie de roulage : Des relevés suggèrent l’existence d’une voie de desserte reliant la galerie en direction du gîte de l’Oriel du Sénépy. Une photographie aérienne du 20 août 1969 confirme la présence d’une plateforme (un « carreau ») et d’un tracé de roulage, alors que la route actuelle n’existait pas encore en 1950.
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L’impact de la station de ski : L’aménagement de la station en 1971 a profondément remodelé le terrain. Les clichés aériens de 1974 montrent clairement l’apparition du parking, du foyer et de la remontée mécanique, effaçant une grande partie des stigmates de l’exploitation minière ancienne.
Vie quotidienne et infrastructures disparues
Le témoignage de Maurice Darier offre un éclairage précieux sur les conditions de travail à la galerie B7. Il mentionne deux galeries adjacentes, dont l’une aurait servi de « Sainte Barbe » (lieu de culte et de protection des mineurs). À proximité, les vestiges d’un bâtiment — dont subsistaient, selon ses dires, des carreaux et un lavabo — laissent imaginer une structure dédiée à la vie des mineurs : cantine ou dortoir, évitant aux équipes les allers-retours quotidiens depuis La Motte.
Bien que les photographies aériennes de 1948 manquent de résolution pour confirmer formellement cette construction, son existence demeure historiquement plausible. De même, un bâtiment de stockage pour le charbon, toujours visible aujourd’hui, soulève des questions : a-t-il été édifié pour la galerie Étienne, ou fut-il utilisé par les mines voisines de Serre Leycon ? La chronologie exacte de ces structures reste, à ce jour, un mystère à élucider.

Vestige de la galerie B7 dite Etienne des Boines
Focus sur le secteur supérieur : Les galeries B1, B2 et B3
Le secteur regroupant les galeries B1, B2 et B3 constitue un ensemble cohérent de l’exploitation des Boines. Ces trois ouvrages, alignés sur un même axe et s’échelonnant en altitude, visaient très probablement l’extraction d’une même veine de charbon.
Voici la répartition altitudinale de ce groupe :
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Galerie B3 (1349 m) : Point bas du secteur, elle est aujourd’hui dissimulée par un bosquet. Seul un petit razzier (amas de déblais) s’étirant dans la pente révèle son emplacement. L’entrée de la galerie est désormais presque totalement effacée, si ce n’est par une zone humide persistante à ses abords.
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Galerie B2 (1372 m) : Occupant la position médiane, cette galerie se distingue par une importante venue d’eau. Ce drainage naturel a progressivement entaillé le razzier, mettant à nu les stigmates de l’activité souterraine.
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Galerie B1 (1393 m) : Située au-dessus du sentier principal, cette galerie est la plus discrète. Seul le volume de déblais rejeté en contrebas du chemin permet aujourd’hui d’attester de l’existence de travaux miniers à ce niveau.
Un bilan d’exploitation mesuré
Le volume total des déblais extraits de ces trois galeries reste relativement faible, confirmant le caractère intermittent et peu productif de la concession. Pourtant, la présence à proximité d’un télébenne de transport — dont l’infrastructure était constituée de poteaux en bois — témoigne de l’ambition initiale des exploitants et de la nécessité d’évacuer le charbon par des moyens mécaniques, malgré l’isolement du site. (Nous reviendrons plus en détail sur les caractéristiques de ce téléphérique dans une prochaine partie).

Vestige de la galerie B2 Les Boines
Exploration du secteur B4 et B5 : les vestiges silencieux
En décalage avec le secteur précédent, l’alignement des galeries B4 et B5 révèle une exploitation plus discrète, voire incertaine. Ces deux points de percée, situés sur un axe commun, visaient manifestement l’exploitation d’une veine de charbon unique, bien que les traces laissées au sol soient aujourd’hui ténues.
Des structures de faible envergure
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Galerie B5 (1329 m) : Il s’agit du point le plus bas de cet ensemble. Cette galerie se signale aujourd’hui par une importante venue d’eau, exploitée depuis plusieurs années comme source de captage pour les besoins de la station. En raison de cet aménagement, la zone est désormais clôturée pour des raisons sanitaires. À proximité, un razzier, progressivement recouvert par la végétation, demeure le seul témoin visible de l’activité minière passée. En raison de sa discrétion en bordure de sentier, elle échappe fréquemment à l’attention des promeneurs.
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Galerie B4 (1365 m) : Située en surplomb dans une zone peu boisée, cette galerie est encore plus évanescente. Elle ne se manifeste plus que par une légère dépression au sol, que l’on pourrait, à première vue, confondre avec les traces d’un « grattage » de surface. L’entrée de la galerie a quasiment disparu ; son existence est toutefois formellement confirmée par les rapports de mise en sécurité datés de 1999. Fait notable, aucune trace significative de razzier n’a pu être relevée aux abords immédiats.
Conclusion sur le potentiel géologique
L’absence de déblais massifs et la faible lisibilité de ces ouvrages confirment que les travaux dans ce secteur n’ont sans doute jamais atteint une phase industrielle soutenue. Ces galeries, bien que répertoriées, illustrent la difficulté des exploitants des Boines à exploiter durablement une ressource dont la continuité géologique leur a fait, ici encore, cruellement défaut.

Venue d’eau du vestige de la galerie B5
La galerie B6 et la complexité logistique des Boines
La galerie B6, située à 1312 mètres d’altitude, ferme cet ensemble de travaux miniers. Par sa proximité immédiate avec les galeries B4 et B5, il est fort probable qu’elle ait ciblé les mêmes couches de charbon. Aujourd’hui, l’entrée est marquée par une zone humide persistante — devenue un point d’eau prisé par la faune locale — mais les traces d’extraction en surface ont presque totalement disparu. Seul le rapport officiel de mise en sécurité du BRGM (1999) permet d’attester formellement de l’activité minière en ce point précis.
Une exploitation de part et d’autre de la crête
L’un des aspects les plus fascinants de la concession des Boines est l’exploitation simultanée des deux versants de la ligne de crête. Cette configuration a imposé le déploiement de deux dispositifs distincts d’évacuation du minerai :
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Le plan incliné du versant « Boines » : Desservant le secteur de l’actuelle station de ski, ce plan incliné fonctionnait par gravité. Bien que les archives écrites soient lacunaires, le témoignage oral de Maurice Darier nous éclaire sur cette installation rudimentaire : des rails posés à même le sol et un système de traction par câble équipé d’un frein à bande, permettant de réguler la descente des wagonnets chargés. Malheureusement, les terrassements liés à la création des pistes de ski ont effacé toute trace des infrastructures (poteaux, poulies, rails). Seul le tracé du plan incliné reste devinable en hiver, à la faveur de la végétation basse, passant à proximité de la galerie B5.
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Les galeries « orphelines » du second versant : De l’autre côté de la crête, les vestiges témoignent d’une activité plus intensive. La taille imposante des razziers atteste de l’importance de ce secteur, qui justifiait la présence d’une télébenne de transport acheminant le minerai vers une plateforme de lavage. Selon le témoignage de M. Darier, il s’agissait probablement d’un système à câble unique, à la fois porteur et tracteur, muni d’un mécanisme de freinage sur poulie. Ces galeries, absentes des données du BRGM, sont aujourd’hui qualifiées de « galeries orphelines ».

Un témoignage extrèmement tenu de la galerie a proximité immédiate du plan incliné
Traces au sol et enjeux de terrain
Sur le terrain, la lecture des vestiges reste un défi. Une voie de roulage est encore identifiable : elle relie la galerie B2 à la ligne de crête, passant au-dessus de la galerie B4 et contournant un important site de grattage (noté G11). Ce dernier pourrait, selon nos hypothèses, dissimuler l’entrée d’une galerie oubliée.
Dans l’ensemble, l’emprise des activités minières aux Boines révèle une ingéniosité technique mise au service d’une rentabilité complexe. Hélas, l’érosion naturelle, le pâturage et les aménagements anthropiques (station de ski) ont agi comme un voile, effaçant peu à peu les cicatrices de cette ère industrielle. La localisation précise de ces « oubliées de l’histoire » demeure aujourd’hui un travail de mémoire autant que d’archéologie industrielle.
Conclusion
La mine des Boines illustre parfaitement ces “petites” exploitations qui ont jalonné l’histoire du Dauphiné, souvent éclipsées par les grandes mines du bassin de La Mure. Visiter ces lieux, c’est rendre hommage à la rudesse du travail des mineurs de montagne qui, contre toute attente, ont tenté de dompter les entrailles de la terre.
Vous explorez le patrimoine minier dauphinois ? N’hésitez pas à partager vos découvertes ou vos photos de ce site chargé d’histoire dans les commentaires ci-dessous.
Foire Aux Questions concessions des Boines guide exploration
1 – Qu’est-ce que la concession des Boines ?
La concession des Boines désigne une ancienne zone d’exploitation minière située aux Signaraux (La Motte-d’Aveillans), dans le Dauphiné.[1] C’était un site d’extraction d’anthracite qui a connu une activité intermittente entre 1834 et 1908.
2 – Peut-on encore voir les entrées des galeries aujourd’hui ?
La plupart des galeries sont aujourd’hui effondrées, dissimulées par la végétation ou l’érosion. Elles sont difficilement visibles, voire invisibles pour le promeneur non averti. La prudence est de mise car le terrain est instable et les structures minières anciennes présentent des risques.
3 – Quelle était l’importance de la galerie B7, dite « galerie Étienne » ?
La galerie B7 est le vestige le plus marquant du site. Elle porte le nom du dernier propriétaire de la concession. On pense qu’elle a connu une activité prolongée, notamment de manière clandestine durant la Seconde Guerre mondiale, lorsque les habitants exploitaient le gisement pour pallier les pénuries de charbon.
4 – Peut-on encore voir les entrées des galeries aujourd’hui ?
La plupart des galeries sont aujourd’hui effondrées, dissimulées par la végétation ou l’érosion. Elles sont difficilement visibles, voire invisibles pour le promeneur non averti. La prudence est de mise car le terrain est instable et les structures minières anciennes présentent des risques.
5 – Pourquoi l’exploitation a-t-elle été abandonnée ?
L’exploitation minière des Boines a été stoppée principalement par des contraintes géologiques : les veines de charbon étaient difficiles à suivre de manière continue, et les couches les plus productives espérées par les concessionnaires n’ont jamais été localisées. Le site n’a jamais atteint une rentabilité industrielle soutenue.
6 – Quel a été l’impact de la station de ski sur les vestiges miniers ?
L’aménagement de la station de ski des Signaraux en 1971 a profondément remodelé le paysage. Les terrassements nécessaires pour créer le parking, le foyer et les pistes de ski ont effacé une grande partie des traces visibles de l’exploitation minière ancienne (rails, plans inclinés, structures annexes).
7 – Qu‘est-ce qu’une « galerie orpheline » ?
Le terme « galerie orpheline » désigne des ouvrages miniers (notamment sur le versant opposé à la station) dont les traces ont été retrouvées sur le terrain, mais qui ne figurent pas dans les archives officielles du BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières). Leur existence témoigne d’une exploitation locale moins formalisée ou oubliée.
Où se situe exactement le site et est-il accessible au public ?
Le site se situe sur le secteur de la station de ski des Signaraux, à La Motte-d’Aveillans.[1] Si vous pouvez vous promener dans le secteur de la station, gardez à l’esprit que les vestiges miniers sont situés dans un environnement naturel et parfois protégé (captage d’eau, terrain privé ou zones instables).[1] Respectez les clôtures et la signalisation.
8 – Où se situe exactement le site et est-il accessible au public ?
Le site se situe sur le secteur de la station de ski des Signaraux, à La Motte-d’Aveillans. Si vous pouvez vous promener dans le secteur de la station, gardez à l’esprit que les vestiges miniers sont situés dans un environnement naturel et parfois protégé (captage d’eau, terrain privé ou zones instables). Respectez les clôtures et la signalisation.
Poursuivez votre exploration
Les Boines font partie de l’ensemble des mines de la Matheysine
La concession des Boines l’histoire des mines
La concession des Boines et de Serre Leycon les moyens de transport
La concession des Boines les grattages des Boines
La concession des Boines et de Serre Leycon la plateforme de lavage
Sources et sites officiels
1. Portails officiels de référence (données techniques)
Ces sites sont les sources primaires utilisées par les chercheurs et les historiens locaux pour documenter l’existence et la localisation des anciennes galeries.
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Géorisques (Portail du BRGM/État) : https://www.georisques.gouv.fr/
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Usage : C’est l’outil de référence pour consulter l’Inventaire des anciennes mines. En consultant la carte interactive, vous pouvez localiser les zones de travaux miniers connus et les rapports de mise en sécurité (comme ceux mentionnés dans votre article pour 1999). Tapez “La Motte-d’Aveillans” dans la barre de recherche du portail.
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BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) : https://www.brgm.fr/
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Usage : Pour des informations plus générales sur l’histoire géologique du bassin houiller de La Mure.
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2. Mémoire et Patrimoine industriel local
Ces sites offrent un contexte historique et culturel sur l’exploitation minière dans le bassin de La Mure, incluant les aspects sociaux et les témoignages.
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Musée Mine Image (La Motte-d’Aveillans) : https://www.mine-image.com/
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Usage : Situé à proximité immédiate des Boines, c’est le lieu incontournable pour comprendre l’histoire de l’anthracite dans le Dauphiné. Ils possèdent des archives et des connaissances sur les petites concessions aux alentours. Il peut être très utile de les contacter pour des précisions historiques sur la galerie B7 ou les témoignages oraux
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Bibliographie
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BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières). Rapports de mise en sécurité des cavités souterraines (Inventaire des anciennes mines).
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Note : L’article cite explicitement des rapports de 1999. Ces documents sont des sources primaires techniques incontournables pour l’existence historique de ces galeries.
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Le Dauphiné Libéré (Éditions de). Mémoire de mineur : La Mure. (Collection d’archives et témoignages).
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Note : Utile pour recouper les aspects de la vie quotidienne et les témoignages oraux (comme celui mentionné de M. Maurice Darier).
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La Piste Noire de Bois Freynet : Une cicatrice minière témoin du passé houiller dauphinois
En 1983, un chantier colossal se préparait dans le massif du Dauphiné : l’exploitation à ciel ouvert de la zone de Bois Freynet par les Houillères du Bassin Dauphinois (HBD). Un défi logistique de taille se posait : comment accéder à ce site isolé pour extraire le précieux charbon ? La réponse fut la création d’une artère singulière, une route au nom évocateur : la Piste Noire.
La Piste Noire. Un nom qui résonne avec l’histoire industrielle du Dauphiné. Bien plus qu’un simple chemin, elle est le témoin d’une époque où l’extraction du charbon façonnait le paysage et la vie des hommes. Découvrez l’histoire de cette route singulière, construite à partir de déchets miniers, et devenue aujourd’hui un lieu de mémoire et de loisirs.
Informations pratiques
Voici une fiche technique sous forme de tableau pour la Piste Noire, reprenant les informations pertinentes et les organisant de manière concise :
| Caractéristique | Description |
| Nom | Piste Noire |
| Localisation | Bassin Dauphinois, Massif du Dauphiné, secteur de Bois Freynet et Fontveille, Susville. Voir carte en pied d’article. |
| Période de Construction | 1983 |
| Période d’Utilisation | 1983 – 1986 (Exploitation à ciel ouvert de Bois Freynet) |
| Fonction Principale | Accès à la zone d’exploitation minière de Bois Freynet ; Transport du charbon vers le lavoir du Villaret. |
| Type de Revêtement | Schistes (déchets miniers issus de l’extraction du charbon) |
| Utilisation Actuelle | Sentier de randonnée, VTT, potentiel pour 4×4 (à vérifier la réglementation actuelle) |
| Impact Environnemental | Poussière, pollution sonore et atmosphérique lors de l’exploitation ; Modification du paysage. |
| Rôle Historique | Témoignage de l’activité minière dans le Bassin Dauphinois; impact sur la vie des habitants de Fontveille. |
| État Actuel | Piste conservée, empruntée par des usagers de loisirs, visible, accessible. La piste est en bonne état. |
| Gestion/Protection | La piste est géré par la commune de Susville |
Une route née des entrailles de la mine
Le nom de “Piste Noire” n’était pas anodin. Loin d’être une coquetterie, il reflétait la nature même de son revêtement : des schistes, ces déchets miniers issus de l’extraction du charbon. Ce choix pragmatique permit de stabiliser le terrain accidenté et de créer une voie carrossable capable de supporter un trafic intense.
Avant même l’arrivée des excavatrices et des bulldozers, la Piste Noire devait jouer un rôle crucial. Il fallait d’abord permettre aux camions grumiers de débarder le bois de la zone, préparant ainsi le terrain pour l’exploitation minière.
Ce que nous appelons aujourd’hui la Piste Noire correspond historiquement à la liaison technique entre le carreau du Puits Villaret et le triage-lavoir.
La “piste noire” constituait l’axe logistique dédié à l’évacuation, par camions-bennes, de l’anthracite issu de la découverte (exploitation à ciel ouvert) de Bois Freynet.

La Piste Noire surplombant la cité nouvelle de Fontveille, vestige de l’exploitation minière de Bois Freynet (photo de 2017).
De l’extraction à la valorisation : La Piste Noire, cordon ombilical de l’anthracite
1. Le “Tout-venant” : un produit brut
À sa sortie de terre, l’anthracite est intimement mêlé à des stériles (principalement des schistes et des grès). Ce mélange est inexploitable en l’état par les chaudières industrielles ou domestiques. La Piste Noire n’était donc pas un simple chemin forestier, mais un axe logistique vital, un véritable “cordon ombilical” reliant le lieu d’extraction à l’Usine de Préparation des Combustibles (UPC).
2. Le Lavoir : l’alchimie de la densité
Au bout de cette piste, les camions bennes déversaient leur cargaison au lavoir. C’est ici que s’opérait la séparation densimétrique :
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Plongé dans des bacs à pistonnage ou des milieux denses, le charbon (plus léger) flottait, tandis que le schiste (plus lourd) coulait.
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Cette étape de lavage permettait d’éliminer les impuretés et d’abaisser le taux de cendres, garantissant la pureté exceptionnelle de l’anthracite dauphinois.
3. Le Criblage : la naissance des produits commerciaux
Une fois lavé, le charbon passait au criblage (tri par taille). C’est à ce stade que le combustible gagnait sa valeur marchande et son nom. Il était calibré en différentes catégories selon les besoins du marché :
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Les Gaillettes et Noisettes pour les poêles domestiques.
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Les Grains et Petits Grains pour les chaudières.
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Les Fines pour l’industrie lourde et les centrales thermiques.
4. Une économie de la qualité
C’est précisément ce processus industriel, qui transformait la roche brute en une source d’énergie stratégique. En circulant sur la Piste Noire, l’anthracite entamait sa mutation d’un produit minéral brut vers un produit de luxe énergétique, faisant la fortune et la renommée du plateau de la Matheysine jusqu’en 1997.
Un ballet incessant de camions bennes
L’exploitation à ciel ouvert lancée, la Piste Noire devint l’épine dorsale de toute l’opération. Les camions bennes, chargés de charbon extrait de Bois Freynet, entamaient un ballet incessant en direction du lavoir du Villaret, situé à Susville.
Imaginez la scène : une noria de camions, jour après jour, arpentant la Piste Noire. La poussière soulevée par leurs passages, malgré les tentatives d’arrosage, recouvrait inévitablement le paysage.

Tracé de la Piste Noire superposé à une carte topographique IGN.
La vie quotidienne bouleversée
Le tracé de la Piste Noire traversait la cité nouvelle de la centrale à Fontveille. Pour les habitants, la vie quotidienne était radicalement transformée. Faire sécher son linge au soleil devenait un défi, tant la poussière omniprésente risquait de le souiller.
Cette poussière, cependant, n’était pas la seule nuisance. Il faut également prendre en compte les émissions polluantes de la centrale, qui brûlait un charbon de qualité médiocre, rejetant d’autres particules fines dans l’air ambiant.
1. La diversité des métiers : Une usine à ciel ouvert
Le personnel du jour était extrêmement stratifié. On y trouvait trois grands pôles :
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Le traitement (Lavoirs et Cribles) : C’est le secteur le plus dur. L’anthracite sortant de la mine est mélangé à du schiste (stérile). Au Villaret ou aux Rioux, les ouvriers (et longtemps les ouvrières) triaient le charbon sur des tapis roulants.
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Les Ateliers Centraux : Forgerons, mécaniciens, électriciens, menuisiers. C’était l’élite technique. Ils réparaient les marteaux-piqueurs, entretenaient les bennes et les câbles des puits. Sans eux, le fond s’arrêtait.
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Les “Grands Bureaux” et l’administratif : Comptables, géomètres, ingénieurs et personnel médical. Ils géraient la paie, les plans des galeries et la santé des mineurs.
2. Les conditions de travail : Bruit, poussière et froid
Contrairement au fond où la température est constante (environ 15-18°C à La Mure), le personnel du jour subissait le climat rude du plateau matheysin.
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L’exposition aux éléments : Dans les installations de triage (souvent de grands hangars en tôle mal isolés), les ouvriers travaillaient dans un froid glacial l’hiver, avec des courants d’air permanents.
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La poussière et le bruit : Les cribles (tamis géants) et les concasseurs généraient un vacarme assourdissant et une poussière fine d’anthracite, tout aussi nocive que celle du fond. Les “trieurs” finissaient la journée aussi noirs que ceux qui remontaient du puits.
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Le danger mécanique : Si le risque d’éboulement était absent, le danger venait des machines, des courroies de transmission et du mouvement incessant des trains du SGLM (Chemin de fer de La Mure) qui manoeuvraient sous les trémies.
3. La place singulière des femmes : Les « Trieuses »
Le bassin de La Mure a longtemps employé des femmes au jour, une pratique qui a perduré jusqu’aux années 1960-70.
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Le triage manuel : Elles étaient affectées au retrait des pierres sur les tapis de charbon. C’était un travail répétitif, épuisant pour le dos et les mains, effectué dans une atmosphère saturée de poussière.
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Évolution : Avec la modernisation des lavoirs (séparation par densité dans des bains de liqueur dense), leur nombre a diminué, les postes devenant plus techniques et masculinisés.
4. Vie sociale et Statut : Mineurs à part entière
Un point crucial : le personnel du jour bénéficiait du Statut du Mineur de 1946.
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Mêmes avantages : Ils avaient droit au logement gratuit (les cités), au charbon de chauffage, aux soins gratuits à la Société de Secours minière et aux colonies de vacances pour leurs enfants.
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La retraite : C’était le point de friction majeur. Les ouvriers du jour devaient travailler plus longtemps que ceux du fond (qui partaient à 50 ou 55 ans) pour obtenir leur retraite à taux plein. Cela créait une distinction sociale nette au sein de la cité.
5. La dynamique “Jour / Fond” : Une solidarité complexe
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Le complexe de la surface : Il existait parfois une tension symbolique. Les mineurs du fond se considéraient comme les seuls “vrais” mineurs, ceux qui risquaient leur vie. Les gens du jour étaient parfois vus comme des privilégiés, bien que leur travail soit essentiel.
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L’union dans la lutte : Lors des grandes grèves (1948, 1963), cette distinction disparaissait. Le personnel du jour (notamment les ateliers et le transport) était le premier à bloquer l’outil de production pour soutenir les revendications globales.
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La sentinelle du drame : Le personnel du jour était le premier témoin des accidents. C’est eux qui voyaient arriver les ambulances au carreau de la mine et qui géraient l’angoisse des familles accourant aux grilles du puits.
6. L’héritage architectural
Aujourd’hui, les vestiges les plus visibles à La Mure sont ceux du “Jour” :
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Le Puits du Villaret et son chevalement (classé).
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Les Grands Bureaux qui témoignent de la puissance administrative des HBD.
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Les Ateliers reconvertis pour certains en zones d’activités.
Un héritage complexe
Aujourd’hui, la Piste Noire de Bois Freynet est bien plus qu’un simple chemin. Elle est une cicatrice dans le paysage, un témoin silencieux d’une époque révolue, celle de l’exploitation minière à grande échelle dans le Bassin Dauphinois. Elle rappelle la dureté des conditions de travail, l’impact environnemental et les compromis nécessaires pour assurer la production d’énergie.
Cette piste noire, symbole d’une activité industrielle intense, soulève encore aujourd’hui des questions sur la gestion des héritages miniers et la nécessité d’une transition énergétique juste et durable. Elle nous invite à nous souvenir du passé pour mieux construire l’avenir.
Foire Aux Questions la piste Noire
1. Pourquoi appelle-t-on ce chemin la « Piste Noire » ?
Son nom vient directement de sa composition. Contrairement aux routes classiques en remblai calcaire (gris ou blanc), cette piste a été construite à partir de stériles miniers, principalement des schistes noirs extraits des mines de charbon locales. Cette couleur sombre caractéristique l’a immédiatement distinguée dans le paysage.
2. Quand et par qui cette piste a-t-elle été construite ?
La piste a été aménagée en 1983 par les Houillères du Bassin Dauphinois (HBD). Elle était indispensable pour ouvrir le chantier d’exploitation à ciel ouvert (appelé “la découverte”) de la zone de Bois Freynet.
3. Quel était le rôle exact de cette route durant l’exploitation minière ?
La Piste Noire avait une double fonction logistique :
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Au début : Permettre l’accès aux engins de terrassement et le passage des camions grumiers pour déboiser la zone.
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En phase d’exploitation : Assurer la “noria” (le va-et-vient incessant) des camions bennes transportant le charbon brut depuis Bois Freynet jusqu’au lavoir du Villaret, à Susville, pour y être traité.
4. Quelles étaient les nuisances pour les habitants de Fontveille ?
Le passage des camions à proximité de la cité nouvelle de la centrale entraînait d’importantes retombées de poussière noire. Malgré l’arrosage régulier de la piste pour limiter les envols, il était quasiment impossible pour les riverains de faire sécher leur linge dehors ou de garder les habitations propres. À cela s’ajoutaient le bruit des moteurs et les fumées de la centrale thermique voisine.
5. Combien de temps la piste a-t-elle servi à l’industrie minière ?
L’activité a été intense mais relativement courte. Le chantier de Bois Freynet ayant pris fin en 1986, la piste a été abandonnée par les Houillères seulement trois ans après sa création, suite à l’épuisement ou à l’arrêt de l’exploitation de cette zone.
6. Peut-on encore emprunter la Piste Noire aujourd’hui ?
Oui, la piste existe toujours. Bien qu’elle ne soit plus entretenue pour le passage de poids lourds, elle est devenue un itinéraire prisé par les promeneurs, les vététistes et, dans certaines zones autorisées, par les véhicules tout-terrain (4×4). Elle constitue désormais un sentier de mémoire permettant de découvrir les paysages transformés du bassin minier.
7. Où se situait le point d’arrivée du charbon transporté par la piste ?
Le charbon empruntant la piste était acheminé vers le lavoir du Villaret à Susville. C’est là que le minerai était trié, lavé et calibré avant d’être expédié vers les clients industriels ou domestiques.
Poursuivez votre exploration
“Retrouvez l’exploitation de Bois Freynet“
“.Suivez nous sur l’histoire des Houilleres du Bassin Dauphinois HBD“
Sources et sites officiels
1. Contextualisation Historique et Technique
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La Mine Image (Musée souterrain de la Mine) : C’est le site de référence pour comprendre l’extraction dans le Dauphiné. Ils ont des ressources sur les Houillères du Bassin Dauphinois (HBD).
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Mémoire d’Obiou : Cette association d’histoire locale publie des articles de fond sur le patrimoine de la Matheysine, notamment sur l’époque des “découvertes” (mines à ciel ouvert).
2. Cartographie et Évolution du Paysage (Essentiel pour la Piste)
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Géoportail – Remonter le temps (IGN) : Ce lien est crucial pour vos lecteurs. Il permet de comparer les photos aériennes de 1983 (pendant l’exploitation) avec celles d’aujourd’hui pour voir le tracé de la Piste Noire.
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Inventaire des Réseaux Spéciaux (Fiches Ferroviaires/Minières) : Ce site répertorie souvent les anciens tracés techniques (plans inclinés, voies de camions) liés aux mines. (Rechercher “Bassin Dauphinois”).
3. Localisation et Patrimoine Local
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Mairie de Susville : La Piste Noire reliait Bois Freynet au Villaret (Susville). Le site de la commune évoque parfois son passé minier.
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Patrimoine de l’Isère : La page du Département dédiée au patrimoine industriel.
4. Archives et Documents d’Époque
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Archives Départementales de l’Isère : Pour les lecteurs qui souhaitent consulter les fonds d’archives des HBD (Houillères du Bassin Dauphinois).
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Archives Nationales du Monde du Travail (ANMT) : Ils conservent des dossiers sur les fermetures de mines et les reconversions de sites.
Bibliographie
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1. Ouvrages de référence (Histoire Générale)
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BILLET, Jean. La Matheysine : Étude de géographie régionale. Imprimerie Allier, 1963.
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Pourquoi ce livre ? Bien que plus ancien, il permet de comprendre la topographie complexe de la zone entre Susville et Fontveille avant les grands bouleversements des “découvertes”.
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2. Études et Publications Locales (Le plus précis sur Bois Freynet)
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ASSOCIATION MÉMOIRE D’OBIOU. Bulletins annuels de la revue “Mémoire d’Obiou”.
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Vérification : Consultez notamment le n° 18 (2013) et le n° 23 (2018). Cette revue de référence pour l’histoire locale contient des témoignages d’anciens mineurs et des précisions sur les sites de Susville et les chantiers de surface des années 80.
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COLLECTIF. Le Bassin Minier Dauphinois : Regards Croisés. Édité par le Musée de la Mine Image, 2005.
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Contenu : Analyse l’évolution des paysages miniers et l’impact des déchets de schistes sur l’environnement.
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3. Rapports Techniques et Archives (Sources primaires)
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HOUILLÈRES DU BASSIN DAUPHINOIS (HBD). Rapports annuels d’activité (1982, 1983, 1986).
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Localisation : Archives Départementales de l’Isère (Fonds des Houillères).
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Détails : Ces documents administratifs valident les dates de mise en service de la piste et les tonnages évacués vers le lavoir du Villaret.
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CHARBONNAGES DE FRANCE. Archives de la fermeture du Bassin Dauphinois.
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Contenu : Plans de remise en état des sites (ou abandon des pistes) après 1986.
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4. Ressources Cartographiques
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INSTITUT GÉOGRAPHIQUE NATIONAL (IGN). Carte Topographique 3336OT (La Mure / Valbonnais).
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Note : Utile pour identifier le tracé actuel de la piste devenu chemin de randonnée.
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