La galerie 3 occupait la position la plus élevée en altitude sur le flanc de montagne de Fontveille, sur la commune de Susville. Il s’agissait d’un ouvrage d’extraction établi pour intercepter et exploiter directement les bancs supérieurs d’anthracite du gisement matheysin.
Quels vestiges miniers peut-on encore observer sur place aujourd’hui ?
Les infrastructures maçonnées et les entrées ont disparu sous la végétation, mais deux indices majeurs trahissent encore l’ouvrage :
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Le razzier (ou terril de déblais) : un éboulis composé de roches stériles extraites lors du creusement des galeries, dont la morphologie et la pente contrastent avec le relief naturel.
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L’entonnoir d’affaissement : une dépression de terrain caractéristique en sous-bois, causée par l’écroulement des premiers mètres de la tête de galerie sous la pression de la terre.
Pourquoi l’entrée de la galerie n’est-elle plus visible ?
L’entrée a été définitivement neutralisée en 1997 lors d’un programme global de mise en sécurité des anciens sites miniers du bassin de La Mure. Afin d’éviter les risques de chutes ou d’intrusions, les cadres de soutènement en acier ont été démontés, les vestiges du petit bâtiment technique rasés, et la gueule de la galerie a été remblayée et foudroyée sous plusieurs mètres de terre et d’enrochements.
Peut-on visiter l’intérieur de la galerie 3 de Fontveille ?
Non, tout accès souterrain est strictement impossible et interdit. La galerie est entièrement comblée et scellée depuis 1997. De plus, la zone se trouve sur des pentes accidentées hors des sentiers battus, ce qui exige la plus grande prudence lors de randonnées patrimoniales dans le secteur.
La galerie 3 forme, avec les autres galeries étagées de Fontveille (dont la galerie d’apprentissage n° 2) et le carreau du Villaret situé en contrebas, un ensemble patrimonial cohérent. Elle illustre les différentes générations de travaux menés pour conquérir l’anthracite sur ce versant de la Matheysine, des niveaux supérieurs artisanaux jusqu’aux puits industriels modernes.