Ancienne mine de charbon du Clos à Pierre-Châtel : zone du razzier boisé et tracé de l'ancienne galerie d'extraction.

Mine du Clos à Pierre-Châtel : vestiges miniers en Isère

Sur le chemin de la célèbre Pierre Percée, découvrez l’histoire méconnue de la Mine du Clos. Une plongée dans le patrimoine minier de la Matheysine, entre anciennes galeries de charbon et mémoire industrielle du Dauphiné.

Nichée au cœur du plateau de la Matheysine, l’ancienne Mine du Clos à Pierre-Châtel recèle un patrimoine industriel aussi discret que captivant. Lors de votre prochaine randonnée vers la célèbre Pierre Percée, découvrez l’histoire de cette ancienne exploitation de charbon et apprenez à décrypter les derniers vestiges encore visibles dans le paysage dauphinois.

Informations pratiques

Caractéristique Détails de l’exploitation
Nom officiel Mine du Clos (ancienne exploitation de charbon)
Localisation Pierre-Châtel (38119), Isère, Auvergne-Rhône-Alpes
Lieu-dit Au Clos
Région historique Matheysine (Dauphiné)
Substance extraite Charbon (Houille)
Type d’exploitation Souterraine (galerie de flanc de coteau)
Vestiges visibles Le « razzier » (amas de déblais/terril) et l’ancienne voie de roulage (actuelle limite arborée de parcelle)
Particularité structurelle Razzier situé à plus de 100 mètres et perpendiculairement à l’axe de la galerie
Régime de propriété Terrain privé
État de la galerie Entrée entièrement obturée et sécurisée
Hydrologie Exhaure (eaux de la mine) captée et canalisée
Coordonnées GPS Latitude : 44.960733 / Longitude : 5.758946
Accès de randonnée Sentier de la Pierre Percée, au départ du hameau de Puteveille (vestiges visibles sur la gauche du chemin)

À la découverte de la Mine du Clos à Pierre-Châtel : un secret d’histoire minière sous nos pieds

La Matheysine est une terre chargée d’histoire, façonnée par des décennies d’exploitation minière. Si les grands puits de La Mure ou de Villard-Saint-Christophe sont bien connus, d’autres sites plus discrets sommeillent dans la campagne dauphinoise. C’est le cas de la Mine du Clos, située sur la commune de Pierre-Châtel (Isère).

Que vous soyez passionné d’histoire industrielle ou simple promeneur en route vers la célèbre Pierre Percée, ce vestige du passé mérite que l’on s’y attarde. Découvrez l’histoire et les secrets de cette ancienne mine de charbon.

Ancienne mine de charbon du Clos à Pierre-Châtel : zone du razzier boisé et tracé de l'ancienne galerie d'extraction.

La zone de la Mine du Clos (Pierre-Châtel) photographiée en 2012. On y distingue le razzier aujourd’hui boisé, s’étendant perpendiculairement à l’axe de l’ancienne galerie.

Qu’est-ce que la Mine du Clos ?

Pour comprendre l’importance de ce site, il convient de distinguer la mine de la carrière. En France, selon le Code minier, la distinction repose sur la nature du matériau extrait. On parle de mine pour les combustibles (comme le charbon) ou les métaux précieux, tandis que les carrières concernent plutôt les matériaux de construction (comme la pierre ou le sable).

La Mine du Clos était une ancienne exploitation souterraine de charbon. Contrairement aux mines à ciel ouvert, l’extraction s’effectuait ici par le biais d’une galerie à flanc de coteau, un réseau souterrain conçu pour extraire la précieuse houille du sous-sol de Pierre-Châtel.

Vestige de l'effondrement de la galerie souterraine de la Mine du Clos à Pierre-Châtel au milieu d'une prairie.

Vestiges de la galerie de la Mine du Clos (Pierre-Châtel) visibles à l’endroit de l’effondrement dans la prairie (cliché de 2012).

Le « razzier » : le principal vestige encore visible

Si vous vous promenez aujourd’hui dans les prés de Pierre-Châtel, vous risquez de passer à côté de ce site historique sans même le remarquer. Pourtant, un indice visuel témoigne de l’activité d’autrefois : le razzier.

Qu’est-ce qu’un razzier ?

Dans le jargon minier local, un razzier (parfois apparenté à un petit terril) désigne un amas de déblais ou de stériles — les roches sans valeur marchande extraites en même temps que le charbon et entreposées à l’extérieur de la galerie.

Une configuration géographique surprenante

Le razzier du Clos présente des caractéristiques uniques qui intriguent les historiens du patrimoine minier :

  • Une disposition perpendiculaire : Contrairement aux configurations classiques où les déblais s’accumulent dans l’axe de la sortie, ce razzier se situe perpendiculairement à l’ancienne galerie d’exploitation.

  • Une distance importante : Il se trouve à plus d’une centaine de mètres de l’entrée de la mine.

  • Une ancienne voie de roulage boisée : Le lien entre la galerie et le razzier se faisait par une voie de transport. Aujourd’hui, cette ancienne voie de roulage est recouverte par une rangée d’arbres qui sert de limite naturelle entre deux prairies.

Canalisation de l'exhaure (écoulement des eaux d'infiltration) de l'ancienne Mine du Clos à Pierre-Châtel en 2012.

Captage et écoulement de l’exhaure de la Mine du Clos (Pierre-Châtel) en 2012.

Comment retrouver la Mine du Clos lors d’une randonnée ?

La Mine du Clos constitue une halte historique idéale lors d’une excursion vers l’un des sites naturels les plus célèbres de l’Isère.

Le site se trouve sur le sentier qui mène à la Pierre Percée (l’une des sept merveilles du Dauphiné), en partant du hameau de Puteveille. En montant, le razzier se dessine sur votre gauche, au milieu des champs.

Note historique et environnementale : De la galerie d’origine, il ne reste aujourd’hui aucune ouverture visible. L’entrée a été entièrement obturée pour des raisons de sécurité, le site se trouvant sur un terrain privé. Seule l’exhaure (l’eau d’infiltration qui s’écoule naturellement de la mine) a été canalisée et reste identifiable.

Carte en relief LiDAR du site minier du Clos à Putteville, montrant la topographie du sol et deux razziers d'extraction correspondant aux puits.

Image LiDAR de la zone de Putteville (mine du Clos). Seuls deux razziers sont visibles, la proximité des puits 2 et 3 ayant confondu leurs haldes.

Foire Aux Questions la Mine du Clos (Pierre-Châtel)

La Mine du Clos est une ancienne exploitation souterraine de charbon (houille) . Elle se situe au lieu-dit « Au Clos », sur la commune de Pierre-Châtel (Isère), au cœur du plateau de la Matheysine, dans la région historique du Dauphiné.

2. Quelle est la différence entre cette mine et une carrière ?

Selon le Code minier français, la distinction repose sur la nature de la substance extraite :

  • On parle de mine pour l’extraction de combustibles (comme le charbon) ou de métaux précieux.

  • Les carrières, quant à elles, concernent les matériaux de construction ou d’industrie (comme la pierre, le sable ou le gravier).

3. Qu’est-ce qu’un « razzier » et pourquoi celui du Clos est-il particulier ?

Dans le jargon minier de la Matheysine, un razzier désigne un amas de déblais ou de roches stériles remontés de la mine, semblable à un petit terril. Celui de la Mine du Clos présente des caractéristiques uniques :

  • Il est disposé de manière perpendiculaire à l’axe de la galerie.

  • Il se situe à une distance importante (plus de 100 mètres) de l’entrée de la mine.

  • Il était relié à la galerie par une ancienne voie de roulage, aujourd’hui matérialisée par une rangée d’arbres servant de limite entre deux prés.

4. Peut-on visiter l’intérieur de la galerie aujourd’hui ?

Non, l’accès à la galerie est impossible. Pour des raisons de sécurité, l’entrée a été entièrement obturée et sécurisée. De plus, le site se trouve sur un terrain privé. Seule l’exhaure (l’eau d’infiltration qui s’écoule naturellement de la mine) a été canalisée et reste identifiable.

5. Comment observer ces vestiges lors d’une balade ?

Les vestiges de la mine (le razzier boisé et l’ancienne voie de roulage) peuvent s’observer facilement lors d’une randonnée vers la célèbre Pierre Percée. En partant du hameau de Puteveille, les vestiges se dessinent sur la gauche du chemin au milieu des champs.

Selon le Code minier français, la distinction repose sur la nature de la substance extraite :

  • On parle de mine pour l’extraction de combustibles (comme le charbon) ou de métaux précieux.

  • Les carrières, quant à elles, concernent les matériaux de construction ou d’industrie (comme la pierre, le sable ou le gravier).

3. Qu’est-ce qu’un « razzier » et pourquoi celui du Clos est-il particulier ?

Dans le jargon minier de la Matheysine, un razzier désigne un amas de déblais ou de roches stériles remontés de la mine, semblable à un petit terril. Celui de la Mine du Clos présente des caractéristiques uniques :

  • Il est disposé de manière perpendiculaire à l’axe de la galerie.

  • Il se situe à une distance importante (plus de 100 mètres) de l’entrée de la mine.

  • Il était relié à la galerie par une ancienne voie de roulage, aujourd’hui matérialisée par une rangée d’arbres servant de limite entre deux prés.

4. Peut-on visiter l’intérieur de la galerie aujourd’hui ?

Non, l’accès à la galerie est impossible. Pour des raisons de sécurité, l’entrée a été entièrement obturée et sécurisée. De plus, le site se trouve sur un terrain privé. Seule l’exhaure (l’eau d’infiltration qui s’écoule naturellement de la mine) a été canalisée et reste identifiable.

5. Comment observer ces vestiges lors d’une balade ?

Les vestiges de la mine (le razzier boisé et l’ancienne voie de roulage) peuvent s’observer facilement lors d’une randonnée vers la célèbre Pierre Percée. En partant du hameau de Puteveille, les vestiges se dessinent sur la gauche du chemin au milieu des champs.

Dans le jargon minier de la Matheysine, un razzier désigne un amas de déblais ou de roches stériles remontés de la mine, semblable à un petit terril. Celui de la Mine du Clos présente des caractéristiques uniques :

  • Il est disposé de manière perpendiculaire à l’axe de la galerie.

  • Il se situe à une distance importante (plus de 100 mètres) de l’entrée de la mine.

  • Il était relié à la galerie par une ancienne voie de roulage, aujourd’hui matérialisée par une rangée d’arbres servant de limite entre deux prés.

4. Peut-on visiter l’intérieur de la galerie aujourd’hui ?

Non, l’accès à la galerie est impossible. Pour des raisons de sécurité, l’entrée a été entièrement obturée et sécurisée. De plus, le site se trouve sur un terrain privé. Seule l’exhaure (l’eau d’infiltration qui s’écoule naturellement de la mine) a été canalisée et reste identifiable.

5. Comment observer ces vestiges lors d’une balade ?

Les vestiges de la mine (le razzier boisé et l’ancienne voie de roulage) peuvent s’observer facilement lors d’une randonnée vers la célèbre Pierre Percée. En partant du hameau de Puteveille, les vestiges se dessinent sur la gauche du chemin au milieu des champs.

Non, l’accès à la galerie est impossible. Pour des raisons de sécurité, l’entrée a été entièrement obturée et sécurisée. De plus, le site se trouve sur un terrain privé. Seule l’exhaure (l’eau d’infiltration qui s’écoule naturellement de la mine) a été canalisée et reste identifiable.

5. Comment observer ces vestiges lors d’une balade ?

Les vestiges de la mine (le razzier boisé et l’ancienne voie de roulage) peuvent s’observer facilement lors d’une randonnée vers la célèbre Pierre Percée. En partant du hameau de Puteveille, les vestiges se dessinent sur la gauche du chemin au milieu des champs.

Les vestiges de la mine (le razzier boisé et l’ancienne voie de roulage) peuvent s’observer facilement lors d’une randonnée vers la célèbre Pierre Percée. En partant du hameau de Puteveille, les vestiges se dessinent sur la gauche du chemin au milieu des champs.

Poursuivez votre exploration

Sources et sites officiels 

1. Contexte historique et muséal (Le patrimoine minier de la Matheysine)

La Mine du Clos s’inscrit dans l’histoire de l’exploitation de l’anthracite sur le plateau matheysin. Le principal site de mémoire de cette activité est situé juste à côté :

  • La Mine Image (Musée souterrain de la mine) : C’est le musée officiel de la mine de la Matheysine, situé à La Motte-d’Aveillans. Il propose des visites de galeries et retrace le quotidien des mineurs (les « gueules noires ») du plateau.

  • Wikipédia – Bassin minier de la Matheysine : Une synthèse historique complète sur la concession de Pierre-Châtel, la compagnie des mines de la Matheysine, ainsi que les différentes installations locales.

2. Informations locales et territoriales

Pour ancrer l’article dans son territoire actuel :

  • Site officiel de la commune de Pierre-Châtel : Utile pour l’histoire locale de la commune et son patrimoine bâti ou industriel.

  • Office de Tourisme de la Matheysine : Propose des informations sur les sentiers de randonnée thématiques (comme les sentiers liés au patrimoine minier) et la mise en valeur touristique du secteur.

3. Cartographie et repères géographiques (Outils d’archives)

Pour aider les lecteurs à situer précisément les vestiges de la mine du Clos ou à comparer les époques :

  • Géoportail (IGN) : Permet d’observer les cartes d’état-major ou les cartes géologiques de Pierre-Châtel pour repérer l’emplacement exact des anciens puits ou installations de surface.

  • Remonter le temps (IGN) : Un outil particulièrement adapté pour comparer des photos aériennes historiques (des années 1950-1960, lorsque l’activité ou les vestiges étaient encore très visibles) avec les images satellites actuelles.

Bibliographie 

  • 1. Ouvrages historiques de référence sur la Matheysine et ses mines

    Ces livres posent les bases de l’histoire locale et de l’impact de l’exploitation de l’anthracite sur le territoire.

    • Miard, Victor. La Mure et la Matheysine à travers l’histoire. Bellegarde-sur-Valserine : Imprimerie Sadag, 1965.

      • Pourquoi cette référence ? C’est l’ouvrage pionnier de l’histoire locale du plateau. Il est fréquemment cité par les historiens régionaux pour documenter la transition du plateau vers l’ère industrielle.

    • Michel, Jean-Claude. La Mure et son canton. Saint-Cyr-sur-Loire : Éditions Alan Sutton (collection Mémoire en images), 2003.

      • Pourquoi cette référence ? Ce livre iconographique présente de nombreuses photographies d’époque commentées, montrant les installations minières de surface, les puits du secteur et la vie quotidienne autour des concessions du plateau.

    2. Études géologiques et techniques (Contexte du gisement)

    Pour documenter précisément la nature du sous-sol de Pierre-Châtel (le charbon/l’anthracite) et la configuration géologique du secteur :

    • Collectif (sous l’égide du BRGM). Notice explicative de la carte géologique de la France à 1/50 000 : Feuille La Mure (n° 822). Orléans : Éditions du BRGM, 1993.

      • Pourquoi cette référence ? Cette notice scientifique officielle décrit avec précision la structure du bassin houiller de la Matheysine, la formation des couches d’anthracite et les spécificités des terrains de Pierre-Châtel.

    3. Revues d’histoire locale et bulletins de recherche

    Le patrimoine minier très local (comme la petite Mine du Clos ou la concession de Putteville qui lui est liée) est documenté dans les revues d’érudition locale :

    • Revue Mémoire d’Obiou. Publiée annuellement par l’association Les Amis du Musée de la Matheysine (La Mure).

      • Pourquoi cette référence ? Cette revue publie régulièrement des monographies et des travaux de recherche universitaire sur l’histoire des puits secondaires, l’évolution technique des concessions de la région et le patrimoine vernaculaire.

    4. Contexte social et humain (L’immigration minière)

    Le développement de l’activité minière en Matheysine s’est accompagné d’un fort afflux de main-d’œuvre étrangère, un aspect social important de l’histoire du bassin :

    • Ponty, Janine. Polonais méconnus : Histoire des travailleurs immigrés en France dans l’entre-deux-guerres. Paris : Publications de la Sorbonne, 1988 (réédité en 2005).

      • Pourquoi cette référence ? Ce travail universitaire étudie en détail l’organisation des communautés de mineurs immigrés (notamment italiens et polonais) sur le plateau matheysin et leur intégration sociale dans les communes minières de l’Isère.

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