Ancien centre de formation de la mine à Susville (Isère)
Découvrez l’histoire du centre de formation du Villaret à Susville, lieu phare de l’apprentissage minier en Matheysine, aujourd’hui reconverti.
Découvrez l’histoire du centre de formation du Villaret à Susville, lieu phare de l’apprentissage minier en Matheysine, aujourd’hui reconverti.
| Caractéristique | Détails |
| Nom du site | Annexes du centre de formation de la mine (Ancien CFA du Villaret) |
| Localisation | Hameau du Villaret, 38350 Susville (Isère, Auvergne-Rhône-Alpes) |
| Bassin minier | Plateau de la Matheysine / Dauphiné |
| Coordonnées GPS | 44.928172, 5.775665 |
| Type de patrimoine | Patrimoine industriel et mémoire minière |
| Période d’activité minière | XXe siècle (jusqu’à la fermeture des mines de Matheysine) |
| Fonction historique | Apprentissage (CAP/BEP mineur), galerie école, sécurité et formation continue |
| Usage actuel | Annexes du Lycée professionnel privé Alpes Sud Isère |
| Accessibilité | Façades et extérieures visibles depuis la voie publique |
Au cœur du bassin minier de la Matheysine, le hameau du Villaret à Susville conserve un témoignage précieux de l’urbanisme industriel du XIXe et du XXe siècle. Parmi les édifices qui composent la cité, la demeure réservée à l’ingénieur en chef — appelée maison Martel — se distingue nettement du paysage bâti environnant. Plus qu’un simple logement de fonction, cette bâtisse incarne la structure sociale et l’organisation fonctionnelle des Houillères.
L’extension progressive des exploitations minières de la Mure a exigé une organisation administrative et technique de plus en plus stricte. Pour accompagner l’accroissement des effectifs, les compagnies minières ont conçu un urbanisme rigoureusement hiérarchisé.
En surface, l’espace urbain reproduit fidèlement l’échelle sociale du fond :
La proximité avec le bâtiment de la direction détermine directement le statut professionnel de l’occupant.
Les logements des ouvriers et mineurs de fond sont regroupés en cités plus éloignées du centre névralgique.
L’habitation du cadre supérieur est implantée immédiatement en face de la direction générale des mines.
Cette disposition assurait une présence constante du responsable technique sur le site tout en marquant visuellement son autorité au sein de la communauté minière.
La maison de l’ingénieur en chef se démarque par une stature imposante et un soin particulier apporté à sa construction. Conçue pour héberger une seule famille, sa morphologie architecturale tranche avec les habitations collectives voisines destinées au personnel d’exécution.
Élevée sur trois étages, la bâtisse repose sur un sous-sol surélevé qui fait office de garage. Son caractère unifamilial est immédiatement affirmé par la présence d’une porte d’entrée unique, placée au centre de la façade principale. On y accède par un escalier double à deux volées symétriques, orientées à droite et à gauche, se rejoignant sur un palier d’accueil.
L’édifice se distingue par le traitement de ses façades et de sa toiture :
Le chaînage d’angle en calcaire de Laffrey : L’emploi de cette pierre locale de qualité supérieure souligne la structure du bâtiment tout en apportant une touche de prestige visuel.
La toiture à double pente : Une couverture traditionnelle et robuste, adaptée aux conditions climatiques du plateau matheysin.
L’ensemble témoigne d’un souci du détail constructif rare dans l’habitat industriel ordinaire de l’époque.
Aujourd’hui passée entre les mains de propriétaires privés, la maison de l’ingénieur en chef demeure un repère essentiel pour comprendre l’histoire industrielle du plateau de la Matheysine. Intégrée au paysage urbain de Susville, elle constitue un maillon clé dans la découverte des infrastructures de la Compagnie des Mines de la Mure, aux côtés du bâtiment de la direction et des anciennes cités ouvrières.
1- Où se trouvent les anciennes annexes du centre de formation de la mine ?
Les bâtiments sont situés au hameau du Villaret, sur la commune de Susville (38350), au cœur du bassin minier de la Matheysine en Isère.
2- À quoi servait ce centre de formation à l’époque des mines ?
Il permettait de former les jeunes dès l’âge de 14 ans aux métiers de la mine (préparation au CAP/BEP), d’assurer la formation continue des mineurs en poste, d’initier les travailleurs étrangers et de sensibiliser le personnel aux consignes de sécurité et au maniement des nouvelles machines.
3- Qu‘est-ce qu’une galerie école ?
Une galerie école était une reconstitution miniature ou un tronçon sécurisé de mine au jour (comme la galerie H. Giroud à Susville). Elle permettait aux apprentis dès 18 ans et aux nouveaux arrivants de s’entraîner aux gestes techniques de l’abattage, du boisage et du foudrayage dans des conditions proches du fond, mais sous le contrôle direct d’instructeurs.
4- Peut-on visiter les anciennes annexes du centre de formation aujourd’hui ?
Les bâtiments ont été reconvertis et abritent désormais des locaux du Lycée professionnel privé Alpes Sud Isère. L’intérieur ne se visite pas librement comme un musée, mais les façades extérieures et le site du Villaret sont facilement visibles depuis la voie publique.
La Mine Image : Le site officiel du musée de la mine situé à La Motte-d’Aveillans (commune voisine). Ce musée souterrain est directement lié à l’histoire de la Compagnie des Mines de la Mure mentionnée dans votre article.
Le Petit Train de La Mure : Un site incontournable pour comprendre l’histoire du transport du charbon et la découverte touristique du plateau de la Matheysine.
Mairie de Susville : Le site officiel de la commune où se trouve l’école. Utile pour les lecteurs cherchant des informations administratives ou d’autres points d’intérêt sur la commune.
Office de Tourisme de la Matheysine : Pour aider vos lecteurs à organiser leur visite sur le plateau de la Matheysine (hébergements, randonnées, autres édifices).
Portail du Patrimoine de l’Isère : Le site du Département de l’Isère dédié à l’inventaire et à la mise en valeur du patrimoine historique, industriel et religieux de la région.
Miard, Victor. La Mure et la Matheysine à travers l’histoire. Bellegarde-sur-Valserine : Imprimerie Sadag, 1965.
Pourquoi cette référence ? C’est l’ouvrage de référence historique incontournable sur le plateau de la Matheysine. Écrit par un historien local respecté, il retrace l’évolution des communes (dont Susville et le hameau du Villaret) et l’impact de l’activité humaine sur le territoire.
Ponty, Janine. Polonais méconnus : Histoire des travailleurs immigrés en France dans l’entre-deux-guerres. Paris : Publications de la Sorbonne, 1988. (Réédité en 2005).
Pourquoi cette référence ? Janine Ponty est la grande spécialiste historique de l’immigration polonaise en France. Dans cet ouvrage universitaire de référence, elle étudie de près l’installation des mineurs polonais dans le bassin de La Mure, leur ferveur religieuse, et comment leur arrivée a poussé les compagnies minières (dans le cadre du paternalisme industriel) à soutenir la création d’école.
Revue Mémoire d’Obiou. Publiée par l’Association d’Histoire de la Matheysine (La Mure).
Pourquoi cette référence ? Cette revue annuelle de recherche historique locale (publiée depuis plusieurs décennies sous l’égide des Amis du Musée de la Matheysine) contient de nombreux dossiers détaillés sur l’histoire des puits de mine de Susville, l’architecture des cités minières du Villaret.
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