Ce que le terrain raconte encore à Fontveille
Retrouver l’emplacement précis de la galerie 2 n’a rien d’évident. Établi à proximité immédiate de l’ancien chemin des mineurs, le site a été repris par la nature et les remaniements successifs du terrain.
Sur place, quelques indices matériels permettent toutefois de lire l’organisation de l’ancien carreau :
Des traces de maçonnerie et d’installations de surface
À la mauvaise saison, lorsque la végétation s’efface, quelques blocs de béton émergent du sol. Ils trahissent l’emplacement d’un petit bâtiment technique annexe, aujourd’hui rasé, qui servait probablement d’abri, de vestiaire ou d’atelier d’outillage.
Un terril remanié et des aménagements de transport
Le razzier (le dépôt local des roches stériles issues du creusement) présente un volume modeste et a été largement nivelé au fil des décennies. À sa base, les vestiges d’un socle maçonné laissent deviner un ancien plan incliné, destiné à évacuer les déblais ou à monter le matériel vers la bouche de la galerie.
Les témoins d’une hydraulique industrielle
Parmi les débris ferreux découverts au sol, la présence d’un conduit tubulaire métallique suggère une ligne sous pression. Dans les mines de charbon, ce réseau pouvait alimenter l’injection d’eau sous pression dans le massif, un procédé essentiel pour abattre la poussière d’anthracite et limiter les risques de silicose et d’explosion.