La cure de Notre-Dame des Neiges à Susville (Isère)
Plongez dans le passé religieux de Susville à travers l’histoire de son ancienne cure, aujourd’hui réhabilitée en demeure privée au cœur du Dauphiné.
Plongez dans le passé religieux de Susville à travers l’histoire de son ancienne cure, aujourd’hui réhabilitée en demeure privée au cœur du Dauphiné.
| Caractéristique | Informations (à valider/compléter avec l’article) |
| Nom du bâtiment | Ancienne cure Notre-Dame-des-Neiges |
| Localisation | Susville (Isère, Auvergne-Rhône-Alpes, France) — Quartier des Clots / Bassin minier de La Mure |
| Type de patrimoine | Patrimoine architectural religieux et civil (presbytère) |
| Contexte historique | Lié à l’histoire des Houillères du Dauphiné et à la communauté des mineurs |
| Période de construction | Milieu du XXe siècle (généralement associée à la construction de l’église achevée dans les années 1950) |
| Fonction d’origine | Presbytère (logement et bureaux du curé de la paroisse des mineurs) |
| Statut / État actuel | Propriété privée |
| Matériaux principaux |
Beton |
Au cœur du plateau de la Matheysine, en Isère, le village de Susville abrite des trésors discrets qui racontent l’histoire quotidienne des siècles passés. Parmi eux, l’ancienne cure de la chapelle Notre-Dame des Neiges s’impose comme un jalon important du patrimoine religieux local.
Aujourd’hui transformée en propriété privée, cette bâtisse rappelle l’époque où chaque paroisse du Dauphiné bruissait d’une activité communautaire intense. Découverte d’un lieu chargé d’histoire.
Pour bien comprendre l’importance de ce bâtiment, il convient de définir ce qu’était une cure sous l’Ancien Régime et jusqu’au milieu du XXe siècle.
Dans l’organisation de l’Église catholique, la cure (ou presbytère) était la demeure officielle mise à la disposition du curé par la paroisse ou le diocèse. Ce lieu n’était pas seulement un logement privé ; il s’agissait du véritable centre névralgique de la communauté. C’est ici que les habitants venaient déclarer les baptêmes, préparer les mariages, chercher du réconfort ou régler des affaires de voisinage.
Dans les régions de moyenne montagne comme le Dauphiné, ces édifices étaient construits de manière robuste pour résister aux rigueurs du climat, souvent caractérisés par des murs épais en pierre locale et des toitures adaptées aux fortes chutes de neige.
Liée historiquement à la chapelle Notre-Dame des Neiges, la cure de Susville logeait le prêtre chargé d’animer les offices et de veiller sur la communauté locale.
Avec la baisse des vocations et la réorganisation des paroisses au cours du XXe siècle, de nombreux presbytères ruraux ont perdu leur fonction d’origine. Le diocèse s’est ainsi séparé de ce bâtiment, qui a été vendu à un particulier. Bien que la cure soit aujourd’hui une habitation privée et ne se visite pas, elle conserve son cachet extérieur d’origine, s’intégrant harmonieusement dans le paysage architectural de Susville.
La présence de cette cure est indissociable de la chapelle Notre-Dame des Neiges. Ce vocable, très répandu dans les zones de montagne, fait référence à un miracle survenu à Rome au IVe siècle (la neige tombée en plein mois d’août sur la colline de l’Esquilin, marquant le lieu où devait être bâtie la basilique Sainte-Marie-Majeure).
À Susville, commune marquée par son passé lié à l’exploitation minière du bassin du Dauphiné, la chapelle et sa cure témoignent de la ferveur qui animait les populations locales, souvent confrontées à des conditions de vie et de travail difficiles.
1. Qu’est-ce que l’ancienne cure de Notre-Dame-des-Neiges et quel était son rôle à Susville ?
La cure (ou presbytère) était la demeure officielle mise à la disposition du prêtre par la paroisse de Susville. Loin d’être un simple logement privé, ce bâtiment servait de centre de vie pour la communauté locale : les habitants s’y rendaient pour déclarer les baptêmes, préparer les mariages, chercher du soutien spirituel ou régler des affaires de voisinage. D’un point de vue architectural, elle se caractérise par une construction robuste typique du Dauphiné (murs épais, toiture adaptée à la neige).
Ces deux édifices sont historiquement indissociables. Situés dans le hameau du Villaret à Susville, la cure logeait le prêtre chargé d’animer les offices de la chapelle Notre-Dame-des-Neiges voisine et de veiller sur la communauté locale, majoritairement ouvrière.
Le bâtiment de la chapelle n’était pas destiné au culte à l’origine. En 1927-1928, la Compagnie des Mines de la Mure avait entamé sa construction pour y installer une salle de cinéma. Dans le cadre du paternalisme industriel de l’époque, l’objectif était d’offrir des loisirs aux ouvriers pour canaliser leur temps libre et limiter l’influence des syndicats ou partis de gauche. Finalement, le projet de cinéma a été abandonné et le bâtiment a été converti en chapelle en 1931.
Cette transformation s’explique par l’arrivée massive de main-d’œuvre immigrée catholique (polonaise et italienne) à la fin des années 1920 pour travailler dans les mines de la Matheysine. Très pratiquante, la communauté polonaise a fortement réclamé un lieu de culte. La direction minière a compris que la religion constituait un outil d’encadrement moral et de paix sociale plus efficace et stabilisateur que le cinéma. Les ouvriers ont eux-mêmes participé activement aux travaux d’aménagement en 1931.
Afin de meubler et de sacraliser le nouveau lieu de culte en 1931, plusieurs éléments de réemploi ont été récupérés de l’ancienne chapelle d’alpage désaffectée des Merlins (un hameau voisin). Parmi ces objets figurent l’autel, la croix extérieure et la cloche.
Cette dernière porte l’inscription latine « VICULUM TEGAM », qui signifie « Je protégerai le hameau ». À Susville, cette devise évoquait à la fois la protection face aux risques de la mine et l’union des populations locales historiques et immigrées.
L’ancienne cure a perdu sa fonction d’origine suite à la baisse des vocations et à la réorganisation des paroisses au XXe siècle. Vendue par le diocèse à un particulier, elle est devenue une habitation privée et ne se visite pas, bien qu’elle conserve son cachet d’origine visible depuis l’extérieur.
La chapelle, quant à elle, a été cédée au diocèse de Grenoble en 1965 avant d’être rachetée par la commune de Susville pour la sauver de la ruine. Après une restauration complète achevée en 2007, elle a été désacralisée. Elle sert aujourd’hui d’espace culturel et d’exposition géré par un collectif d’artistes.
2. Quel est le lien historique entre la cure et la chapelle Notre-Dame-des-Neiges ?
Ces deux édifices sont historiquement indissociables. Situés dans le hameau du Villaret à Susville, la cure logeait le prêtre chargé d’animer les offices de la chapelle Notre-Dame-des-Neiges voisine et de veiller sur la communauté locale, majoritairement ouvrière.
Le bâtiment de la chapelle n’était pas destiné au culte à l’origine. En 1927-1928, la Compagnie des Mines de la Mure avait entamé sa construction pour y installer une salle de cinéma. Dans le cadre du paternalisme industriel de l’époque, l’objectif était d’offrir des loisirs aux ouvriers pour canaliser leur temps libre et limiter l’influence des syndicats ou partis de gauche. Finalement, le projet de cinéma a été abandonné et le bâtiment a été converti en chapelle en 1931.
Cette transformation s’explique par l’arrivée massive de main-d’œuvre immigrée catholique (polonaise et italienne) à la fin des années 1920 pour travailler dans les mines de la Matheysine. Très pratiquante, la communauté polonaise a fortement réclamé un lieu de culte. La direction minière a compris que la religion constituait un outil d’encadrement moral et de paix sociale plus efficace et stabilisateur que le cinéma. Les ouvriers ont eux-mêmes participé activement aux travaux d’aménagement en 1931.
Afin de meubler et de sacraliser le nouveau lieu de culte en 1931, plusieurs éléments de réemploi ont été récupérés de l’ancienne chapelle d’alpage désaffectée des Merlins (un hameau voisin). Parmi ces objets figurent l’autel, la croix extérieure et la cloche.
Cette dernière porte l’inscription latine « VICULUM TEGAM », qui signifie « Je protégerai le hameau ». À Susville, cette devise évoquait à la fois la protection face aux risques de la mine et l’union des populations locales historiques et immigrées.
L’ancienne cure a perdu sa fonction d’origine suite à la baisse des vocations et à la réorganisation des paroisses au XXe siècle. Vendue par le diocèse à un particulier, elle est devenue une habitation privée et ne se visite pas, bien qu’elle conserve son cachet d’origine visible depuis l’extérieur.
La chapelle, quant à elle, a été cédée au diocèse de Grenoble en 1965 avant d’être rachetée par la commune de Susville pour la sauver de la ruine. Après une restauration complète achevée en 2007, elle a été désacralisée. Elle sert aujourd’hui d’espace culturel et d’exposition géré par un collectif d’artistes.
3. Quelle est l’histoire insolite de la chapelle Notre-Dame-des-Neiges ?
Le bâtiment de la chapelle n’était pas destiné au culte à l’origine. En 1927-1928, la Compagnie des Mines de la Mure avait entamé sa construction pour y installer une salle de cinéma. Dans le cadre du paternalisme industriel de l’époque, l’objectif était d’offrir des loisirs aux ouvriers pour canaliser leur temps libre et limiter l’influence des syndicats ou partis de gauche. Finalement, le projet de cinéma a été abandonné et le bâtiment a été converti en chapelle en 1931.
Cette transformation s’explique par l’arrivée massive de main-d’œuvre immigrée catholique (polonaise et italienne) à la fin des années 1920 pour travailler dans les mines de la Matheysine. Très pratiquante, la communauté polonaise a fortement réclamé un lieu de culte. La direction minière a compris que la religion constituait un outil d’encadrement moral et de paix sociale plus efficace et stabilisateur que le cinéma. Les ouvriers ont eux-mêmes participé activement aux travaux d’aménagement en 1931.
Afin de meubler et de sacraliser le nouveau lieu de culte en 1931, plusieurs éléments de réemploi ont été récupérés de l’ancienne chapelle d’alpage désaffectée des Merlins (un hameau voisin). Parmi ces objets figurent l’autel, la croix extérieure et la cloche.
Cette dernière porte l’inscription latine « VICULUM TEGAM », qui signifie « Je protégerai le hameau ». À Susville, cette devise évoquait à la fois la protection face aux risques de la mine et l’union des populations locales historiques et immigrées.
L’ancienne cure a perdu sa fonction d’origine suite à la baisse des vocations et à la réorganisation des paroisses au XXe siècle. Vendue par le diocèse à un particulier, elle est devenue une habitation privée et ne se visite pas, bien qu’elle conserve son cachet d’origine visible depuis l’extérieur.
La chapelle, quant à elle, a été cédée au diocèse de Grenoble en 1965 avant d’être rachetée par la commune de Susville pour la sauver de la ruine. Après une restauration complète achevée en 2007, elle a été désacralisée. Elle sert aujourd’hui d’espace culturel et d’exposition géré par un collectif d’artistes.
4. Pourquoi la Compagnie des Mines a-t-elle décidé de transformer un cinéma en chapelle ?
Cette transformation s’explique par l’arrivée massive de main-d’œuvre immigrée catholique (polonaise et italienne) à la fin des années 1920 pour travailler dans les mines de la Matheysine. Très pratiquante, la communauté polonaise a fortement réclamé un lieu de culte. La direction minière a compris que la religion constituait un outil d’encadrement moral et de paix sociale plus efficace et stabilisateur que le cinéma. Les ouvriers ont eux-mêmes participé activement aux travaux d’aménagement en 1931.
Afin de meubler et de sacraliser le nouveau lieu de culte en 1931, plusieurs éléments de réemploi ont été récupérés de l’ancienne chapelle d’alpage désaffectée des Merlins (un hameau voisin). Parmi ces objets figurent l’autel, la croix extérieure et la cloche.
Cette dernière porte l’inscription latine « VICULUM TEGAM », qui signifie « Je protégerai le hameau ». À Susville, cette devise évoquait à la fois la protection face aux risques de la mine et l’union des populations locales historiques et immigrées.
L’ancienne cure a perdu sa fonction d’origine suite à la baisse des vocations et à la réorganisation des paroisses au XXe siècle. Vendue par le diocèse à un particulier, elle est devenue une habitation privée et ne se visite pas, bien qu’elle conserve son cachet d’origine visible depuis l’extérieur.
La chapelle, quant à elle, a été cédée au diocèse de Grenoble en 1965 avant d’être rachetée par la commune de Susville pour la sauver de la ruine. Après une restauration complète achevée en 2007, elle a été désacralisée. Elle sert aujourd’hui d’espace culturel et d’exposition géré par un collectif d’artistes.
5. D‘où provient le mobilier de la chapelle et que signifie l’inscription « VICULUM TEGAM » ?
Afin de meubler et de sacraliser le nouveau lieu de culte en 1931, plusieurs éléments de réemploi ont été récupérés de l’ancienne chapelle d’alpage désaffectée des Merlins (un hameau voisin). Parmi ces objets figurent l’autel, la croix extérieure et la cloche.
Cette dernière porte l’inscription latine « VICULUM TEGAM », qui signifie « Je protégerai le hameau ». À Susville, cette devise évoquait à la fois la protection face aux risques de la mine et l’union des populations locales historiques et immigrées.
L’ancienne cure a perdu sa fonction d’origine suite à la baisse des vocations et à la réorganisation des paroisses au XXe siècle. Vendue par le diocèse à un particulier, elle est devenue une habitation privée et ne se visite pas, bien qu’elle conserve son cachet d’origine visible depuis l’extérieur.
La chapelle, quant à elle, a été cédée au diocèse de Grenoble en 1965 avant d’être rachetée par la commune de Susville pour la sauver de la ruine. Après une restauration complète achevée en 2007, elle a été désacralisée. Elle sert aujourd’hui d’espace culturel et d’exposition géré par un collectif d’artistes.
6. Peut-on visiter l‘ancienne cure et la chapelle aujourd’hui ?
L’ancienne cure a perdu sa fonction d’origine suite à la baisse des vocations et à la réorganisation des paroisses au XXe siècle. Vendue par le diocèse à un particulier, elle est devenue une habitation privée et ne se visite pas, bien qu’elle conserve son cachet d’origine visible depuis l’extérieur.
La chapelle, quant à elle, a été cédée au diocèse de Grenoble en 1965 avant d’être rachetée par la commune de Susville pour la sauver de la ruine. Après une restauration complète achevée en 2007, elle a été désacralisée. Elle sert aujourd’hui d’espace culturel et d’exposition géré par un collectif d’artistes.
La Mine Image : Le site officiel du musée de la mine situé à La Motte-d’Aveillans (commune voisine). Ce musée souterrain est directement lié à l’histoire de la Compagnie des Mines de la Mure mentionnée dans votre article.
Le Petit Train de La Mure : Un site incontournable pour comprendre l’histoire du transport du charbon et la découverte touristique du plateau de la Matheysine.
Mairie de Susville : Le site officiel de la commune où se trouve la chapelle. Utile pour les lecteurs cherchant des informations administratives ou d’autres points d’intérêt sur la commune.
Office de Tourisme de la Matheysine : Pour aider vos lecteurs à organiser leur visite sur le plateau de la Matheysine (hébergements, randonnées, autres édifices religieux).
Portail du Patrimoine de l’Isère : Le site du Département de l’Isère dédié à l’inventaire et à la mise en valeur du patrimoine historique, industriel et religieux de la région.
Miard, Victor. La Mure et la Matheysine à travers l’histoire. Bellegarde-sur-Valserine : Imprimerie Sadag, 1965.
Pourquoi cette référence ? C’est l’ouvrage de référence historique incontournable sur le plateau de la Matheysine. Écrit par un historien local respecté, il retrace l’évolution des communes (dont Susville et le hameau du Villaret) et l’impact de l’activité humaine et religieuse sur le territoire.
Ponty, Janine. Polonais méconnus : Histoire des travailleurs immigrés en France dans l’entre-deux-guerres. Paris : Publications de la Sorbonne, 1988. (Réédité en 2005).
Pourquoi cette référence ? Janine Ponty est la grande spécialiste historique de l’immigration polonaise en France. Dans cet ouvrage universitaire de référence, elle étudie de près l’installation des mineurs polonais dans le bassin de La Mure, leur ferveur religieuse, et comment leur arrivée a poussé les compagnies minières (dans le cadre du paternalisme industriel) à soutenir la création de lieux de culte catholiques comme la chapelle du Villaret.
Revue Mémoire d’Obiou. Publiée par l’Association d’Histoire de la Matheysine (La Mure).
Pourquoi cette référence ? Cette revue annuelle de recherche historique locale (publiée depuis plusieurs décennies sous l’égide des Amis du Musée de la Matheysine) contient de nombreux dossiers détaillés sur l’histoire des puits de mine de Susville, l’architecture des cités minières du Villaret et le patrimoine religieux vernaculaire du plateau.
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