De la cité patronale au village contemporain : la reconversion urbaine
Avec la cessation progressive des chantiers et l’arrêt définitif de l’extraction houillère en 1997, le Villaret-Haut a amorcé une métamorphose urbaine majeure.
La désolidarisation de la mine et l’accession à la propriété
Sous la transition gérée par les Houillères puis par les organismes successeurs, les logements ont été prioritairement proposés à la vente aux mineurs retraités ou à leurs veuves. Ce passage de la location patronale à la pleine propriété individuelle a profondément transformé le visage du quartier. Les habitants ont peu à peu personnalisé leurs façades, ajouté des vérandas, modernisé les intérieurs et clôturé leurs jardins, brisant ainsi l’uniformité originelle du bâti de compagnie.
Un témoin précieux de la mémoire urbaine matheysine
Aujourd’hui, le Villaret-Haut offre l’image d’un quartier résidentiel calme et verdoyant, intégré au paysage de Susville. En observant attentivement la rigueur des alignements, la modénature sobre des façades et la préservation des parcelles potagères, le visiteur attentif peut encore lire à ciel ouvert l’histoire d’un urbanisme ouvrier de montagne, où l’ingénierie industrielle a su composer avec la pente pour offrir un cadre de vie digne aux bâtisseurs de la France de l’énergie.