Ancien siège des Houillères du Dauphiné à Susville
Découvrez l’histoire des « Grands Bureaux » du Villaret à Susville : de l’école des mineurs créée en 1947 aux locaux actuels de la Communauté de Communes de la Matheysine.
Découvrez l’histoire des « Grands Bureaux » du Villaret à Susville : de l’école des mineurs créée en 1947 aux locaux actuels de la Communauté de Communes de la Matheysine.
| Caractéristique | Détail |
| Nom du site | Ancien siège des Houillères du Dauphiné (« Grands Bureaux ») |
| Localisation | Lieu-dit Le Villaret, Susville (38350 – Isère) |
| Coordonnées GPS | 44.928733, 5.775981 |
| Année de construction | 1947 (sur l’emplacement d’un ancien garage) |
| Fonctions historiques | École d’apprentissage de la mine (CAP en 2 ans), Direction des Houillères, Lycée professionnel privé (1995-2020) |
| Contexte historique | Bataille du charbon (3 647 mineurs en 1947) |
| Fermeture des mines | 1997 |
| Usage actuel | Siège administratif de la Communauté de Communes de la Matheysine |
| Accessibilité | Accessible |
Construit en 1947 sur l’emplacement d’un ancien garage, le bâtiment a d’abord hébergé l’école d’apprentissage de la mine. Il accueillait alors de jeunes apprentis pour leur délivrer un CAP en deux ans, les formant aux métiers du sous-sol.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la France est en pleine reconstruction. Le charbon représente à cette époque près de 90 % de l’approvisionnement énergétique du pays. Essentiel pour faire tourner l’industrie et chauffer les foyers, le précieux minerai place les mineurs au rang de véritables moteurs de l’économie nationale.
C’est en 1947 que le bassin minier atteint son pic d’activité historique avec 3 647 mineurs recensés.
Par la suite, l’édifice est réaménagé pour devenir le siège administratif officiel et la direction des Houillères du Dauphiné. C’est d’ici qu’est gérée l’ensemble de l’activité minière de la région.
Cependant, au fil des décennies, l’essor de nouvelles sources d’énergie (pétrole, gaz, nucléaire) entraîne le déclin progressif de l’exploitation charbonnière :
1975 : la mine compte encore 1 135 salariés.
1997 : fermeture définitive des mines du Dauphiné, marquant la fin d’une ère industrielle majeure.
Anticipant la fin de l’activité minière, le bâtiment est vendu en 1995. Il entame alors une deuxième vie tournée vers la formation et l’enseignement en abritant :
Un lycée professionnel privé.
Une annexe de l’Université Inter-Âges.
Après plusieurs décennies d’activité éducative, le lycée professionnel ferme définitivement ses portes en juin 2020.
Aujourd’hui, l’ancien siège des Houillères poursuit sa vocation de service public. Le bâtiment a été réhabilité pour accueillir les bureaux administratifs de la Communauté de Communes de la Matheysine, ancrant ainsi ce haut lieu patrimonial au cœur de la vie locale contemporaine.
L’existence même de cette coopérative s’inscrit dans la politique ouvrière très marquée de la Compagnie des Mines. Ce modèle, qualifié de paternalisme industriel, voyait le patronat s’impliquer directement dans la vie quotidienne des salariés :
La sécurité et le travail : Veiller aux conditions de travail au fond de la mine.
Le bien-être social : Prendre en charge le cadre de vie hors de la mine (logement, ravitaillement, loisirs).
Le soutien aux œuvres sociales : La direction encourageait et subventionnait largement les initiatives sociales et coopératives pour fidéliser la main-d’œuvre et maintenir la paix sociale.
Au fil des décennies et à la suite de l’arrêt des activités minières, le bâtiment a perdu sa fonction commerciale d’origine.
Aujourd’hui, l’ancienne coopérative a trouvé une seconde vie : elle a été reconvertie en habitation. Bien que sa fonction ait changé, sa structure extérieure témoigne toujours de l’histoire sociale et architecturale du territoire.
1- Pourquoi ce bâtiment a-t-il été construit en 1947 ?
Le bâtiment a été édifié au hameau du Villaret juste après la nationalisation des mines pour répondre aux besoins de la « Bataille du charbon ». Il abritait à l’origine le Centre d’apprentissage de la mine, destiné à former les jeunes recrues (les « galibots ») pour alimenter un secteur industriel alors en plein essor.
À la suite de la fermeture du site de la Mure en 1952, la Direction générale des Houillères du Bassin du Dauphiné (HBD) a transféré ses services administratifs dans ce grand bâtiment de Susville. Il est alors devenu le cœur décisionnel du bassin minier matheysin, d’où sa dénomination de « Grands Bureaux ».
Après la fermeture définitive de la mine en 1997 et le départ d’un lycée professionnel privé en 2020, la Communauté de Communes de la Matheysine (CCM) a racheté et réhabilité le site. L’édifice abrite désormais le siège administratif intercommunal et accueille le public.
Le bâtiment étant aujourd’hui le siège administratif de la Communauté de Communes de la Matheysine, les espaces d’accueil sont accessibles aux heures d’ouverture des services intercommunaux. L’extérieur reste librement visible depuis le hameau du Villaret, à proximité immédiate des vestiges du carreau de la mine.
La Matheysine produisait un anthracite d’une pureté exceptionnelle (l’un des meilleurs au monde), composé à plus de 90 % de carbone pur, caractérisé par une combustion très chaude et sans fumée, très recherché pour le chauffage et l’industrie.
2- Pourquoi l’appelle-t-on les « Grands Bureaux » ?
À la suite de la fermeture du site de la Mure en 1952, la Direction générale des Houillères du Bassin du Dauphiné (HBD) a transféré ses services administratifs dans ce grand bâtiment de Susville. Il est alors devenu le cœur décisionnel du bassin minier matheysin, d’où sa dénomination de « Grands Bureaux ».
Après la fermeture définitive de la mine en 1997 et le départ d’un lycée professionnel privé en 2020, la Communauté de Communes de la Matheysine (CCM) a racheté et réhabilité le site. L’édifice abrite désormais le siège administratif intercommunal et accueille le public.
Le bâtiment étant aujourd’hui le siège administratif de la Communauté de Communes de la Matheysine, les espaces d’accueil sont accessibles aux heures d’ouverture des services intercommunaux. L’extérieur reste librement visible depuis le hameau du Villaret, à proximité immédiate des vestiges du carreau de la mine.
La Matheysine produisait un anthracite d’une pureté exceptionnelle (l’un des meilleurs au monde), composé à plus de 90 % de carbone pur, caractérisé par une combustion très chaude et sans fumée, très recherché pour le chauffage et l’industrie.
3- Quelle est la reconversion actuelle du bâtiment ?
Après la fermeture définitive de la mine en 1997 et le départ d’un lycée professionnel privé en 2020, la Communauté de Communes de la Matheysine (CCM) a racheté et réhabilité le site. L’édifice abrite désormais le siège administratif intercommunal et accueille le public.
Le bâtiment étant aujourd’hui le siège administratif de la Communauté de Communes de la Matheysine, les espaces d’accueil sont accessibles aux heures d’ouverture des services intercommunaux. L’extérieur reste librement visible depuis le hameau du Villaret, à proximité immédiate des vestiges du carreau de la mine.
La Matheysine produisait un anthracite d’une pureté exceptionnelle (l’un des meilleurs au monde), composé à plus de 90 % de carbone pur, caractérisé par une combustion très chaude et sans fumée, très recherché pour le chauffage et l’industrie.
4- Peut-on visiter l’intérieur du siège des Houillères ?
Le bâtiment étant aujourd’hui le siège administratif de la Communauté de Communes de la Matheysine, les espaces d’accueil sont accessibles aux heures d’ouverture des services intercommunaux. L’extérieur reste librement visible depuis le hameau du Villaret, à proximité immédiate des vestiges du carreau de la mine.
La Matheysine produisait un anthracite d’une pureté exceptionnelle (l’un des meilleurs au monde), composé à plus de 90 % de carbone pur, caractérisé par une combustion très chaude et sans fumée, très recherché pour le chauffage et l’industrie.
5- Quelle était la particularité de l’anthracite de la Matheysine ?
La Matheysine produisait un anthracite d’une pureté exceptionnelle (l’un des meilleurs au monde), composé à plus de 90 % de carbone pur, caractérisé par une combustion très chaude et sans fumée, très recherché pour le chauffage et l’industrie.
La Mine Image : Le site officiel du musée de la mine situé à La Motte-d’Aveillans (commune voisine). Ce musée souterrain est directement lié à l’histoire de la Compagnie des Mines de la Mure mentionnée dans votre article.
Le Petit Train de La Mure : Un site incontournable pour comprendre l’histoire du transport du charbon et la découverte touristique du plateau de la Matheysine.
Mairie de Susville : Le site officiel de la commune où se trouve l’école. Utile pour les lecteurs cherchant des informations administratives ou d’autres points d’intérêt sur la commune.
Office de Tourisme de la Matheysine : Pour aider vos lecteurs à organiser leur visite sur le plateau de la Matheysine (hébergements, randonnées, autres édifices).
Portail du Patrimoine de l’Isère : Le site du Département de l’Isère dédié à l’inventaire et à la mise en valeur du patrimoine historique, industriel et religieux de la région.
Marliave (Charles de), Les mines d’anthracite de La Mure (1806-1946), Éditions Arthaud, 1955.
L’ouvrage historique fondamental retraçant deux siècles d’exploitation minière avant la nationalisation et la création des Houillères du Dauphiné.
Angelier (Clovis-Henri), Le Bassin de La Mure, Imprimerie Louis-Jean, 1974.
Une étude géographique, géologique et économique incontournable sur le développement du bassin houiller de la Matheysine.
Guiollard (Pierre-Christian), Les chevalements des houillères françaises, Éditions PCG, 1993.
Un inventaire patrimonial précieux qui documente les infrastructures techniques de surface du bassin, notamment le puits du Villaret à Susville.
Éditions Arthéma, Histoire des Mines de La Mure en Isère, 2020.
Une synthèse richement illustrée retraçant l’épopée industrielle des mineurs matheysins, de la nationalisation en 1946 à la fermeture définitive en 1997.
Musée de la Mine Image, Dossier documentaire et pédagogique sur l’exploitation de l’anthracite en Matheysine, La Motte-d’Aveillans, rééd. régulière.
Revue Centre-Midi Magazine, Articles consacrés à la modernisation des installations du Villaret et des Grands Bureaux de Susville, Houillères du Bassin du Centre-Midi, archives 1950-1980.
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