Vue aérienne historique de 1970 des installations de la galerie Versenat trémie à Susville, montrant les structures de stockage de pierres aujourd'hui détruites.

Galerie Versenat trémie à Susville : le remblayage des mines

Découvrez l’histoire de la galerie Versenat trémie. Cette infrastructure clé était en réalité dédiée au remblayage hydraulique des mines de la Compagnie des Mines de La Mure.

Perchée à 1 083 mètres d’altitude sur la commune de Susville, la galerie Versenat trémie est un vestige industriel marquant mais souvent méconnu des mines de Matheysine. Cette infrastructure servait exclusivement au remblayage hydraulique des galeries souterraines pour prévenir les effondrements. Alimenté par un chemin de fer à voie étroite depuis l’usine de concassage du Peychagnard, découvrez le fonctionnement de ce maillon unique du patrimoine minier du Dauphiné.

Informations pratiques

Caractéristique Informations techniques
Nom de l’ouvrage Galerie Versenat trémie 
Localisation Susville (Isère, France)
Lieu-dit Versenat
Altitude de l’ouvrage 1 083 mètres
Coordonnées GPS 44.9257211, 5.7680788
Fonction principale Remblayage hydraulique (stériles de pierre mélangés à l’eau)
Fonction d’aérage Non (assurée par une autre galerie dédiée située plus bas)
Alimentation en eau Plusieurs réservoirs d’eau situés à la cote 1088 (plusieurs dizaines de m³)
Provenance des matériaux Carrière de pierre et usine de concassage du Niveau 7 (Peychagnard)
Moyens de transport Chemin de fer à voie étroite (locotracteurs électriques à trolley)
État actuel de l’accès L’ensemble de la zone a était mise en sécurité en 1999 plus aucune trace visible aujourd’hui

Le Rôle Unique de la Galerie Versenat : Le Remblayage Hydraulique

Contrairement à une idée reçue, la galerie Versenat trémie ne possédait pas de fonction d’aérage. La ventilation de ce secteur de la mine était assurée par une autre galerie entièrement dédiée à cette fonction, située plus bas dans le vallon.

La galerie Versenat trémie était quant à elle exclusivement conçue pour le remblayage hydraulique. Cette technique essentielle consistait à injecter un mélange de matières solides et d’eau sous pression dans les vides laissés par l’extraction du charbon, afin de soutenir le terrain et de prévenir les risques d’effondrement en surface.

Pour alimenter ce dispositif particulièrement gourmand en eau, des réservoirs d’une capacité de plusieurs dizaines de mètres cubes étaient installés légèrement plus haut, à la cote 1088.

Photographie d'archive de 1999 montrant les travaux de mise en sécurité de la galerie trémie de Versenat.

Travaux de sécurisation de la galerie trémie de Versenat, 1999.

L’approvisionnement : L’Usine de Concassage du Peychagnard (Niveau 7)

Pour remplir les cavités souterraines, l’exploitation avait besoin de volumes considérables de pierres concassées. L’alimentation de la trémie de la galerie Versenat s’appuyait sur une logistique industrielle rigoureuse :

  • La carrière et l’usine de concassage du Niveau 7 : Les matériaux provenaient d’une carrière de pierre exploitée au Niveau 7 du Peychagnard. C’est directement sur ce site qu’était implantée une usine de concassage de pierre permettant de broyer les roches à la granulométrie requise pour le remblayage.

  • La Découverte (1982) : Plus tard, l’ouverture de la carrière à ciel ouvert de « la découverte », située plus haut, est venue compléter l’approvisionnement en matériaux.

Vue aérienne historique de 1970 des installations de la galerie Versenat trémie à Susville, montrant les structures de stockage de pierres aujourd'hui détruites.

Vue aérienne du site en 1970, mettant en évidence les anciennes infrastructures de trémies aujourd’hui disparues.

Le Transport : Une Logistique Ferroviaire par Voie Étroite

Le transfert des pierres concassées de l’usine du Niveau 7 du Peychagnard jusqu’à la trémie de la galerie Versenat était assuré de manière continue :

  • Le chemin de fer à voie étroite : Le transport principal des matériaux s’effectuait par une ligne de chemin de fer à voie étroite. Des convois de wagons, tractés par des locotracteurs électriques alimentés par fil aérien (système trolley), reliaient directement l’usine de concassage à la trémie. Bien que la création de la piste forestière actuelle ait fait disparaître la plateforme ferroviaire, les archives confirment l’importance de ce tracé.

Photographie de 2006 montrant l'emplacement des trémies dans la galerie-trémie de Versenat.

Emplacement des trémies de la galerie-trémie de Versenat en 2006.

Foire Aux Questions Galerie Versenat trémie

La galerie Versenat trémie était exclusivement dédiée au remblayage hydraulique des cavités souterraines. Cette méthode consistait à injecter sous pression un mélange d’eau et de pierres concassées dans les espaces vides laissés par l’extraction du charbon. Ce procédé permettait de soutenir le terrain et de prévenir les risques d’effondrement en surface.

Non, contrairement à certaines idées reçues, la galerie Versenat trémie ne possédait aucune fonction d’aérage. La ventilation de ce secteur de la mine était entièrement assurée par une autre galerie, située plus bas dans le vallon.

Les matériaux provenaient initialement d’une carrière et d’une usine de concassage situées au Niveau 7 du Peychagnard. À partir de 1982, l’approvisionnement a également été complété par la carrière à ciel ouvert de « la découverte », située plus haut. Les roches y étaient broyées à la granulométrie idéale avant d’être envoyées vers la trémie.

L’acheminement reposait sur une logistique ferroviaire continue. Les pierres concassées étaient transportées depuis l’usine du Niveau 7 par un chemin de fer à voie étroite. Les wagons étaient tractés par des locotracteurs électriques alimentés par une ligne aérienne à trolley.

Non, il n’est plus possible d’observer ces installations aujourd’hui. L’ensemble de la zone a été entièrement mis en sécurité et nettoyé en 1999. Les structures de stockage et la plateforme ferroviaire ont disparu, laissant place à la nature et à une piste forestière.

Poursuivez votre exploration

« Ce chantier de rénovation est donc un témoin précieux de l’héritage ferroviaire de la Matheysine... »

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« …l’effondrement catastrophique de La Clapisse » (A venir)

Sources et sites officiels 

« Pour préparer votre voyage et consulter les informations pra

Bibliographie 

  • GIRAUD, Jean-Pierre, Le chemin de fer de La Mure : Saint-Georges-de-Commiers – La Mure – Corps – Gap, Les Éditions du Cabri, 2015.