Le niveau 12 Henry de Reneville Charles de Marliave l’industrialisation
Exhaure, versage, sondeur, aérage et galerie-école : comprendre les fonctions clés de la mine.
Exhaure, versage, sondeur, aérage et galerie-école : comprendre les fonctions clés de la mine.
| Caractéristique | Détails historiques |
| Localisation | Bassin minier de la Matheysine (La Motte-d’Aveillans) |
| Structure du réseau | Faisceau de 5 galeries spécialisées |
| Les 5 galeries | L’exhaure, L’école, La sondeur, La cheminée d’aérage, et l’artère de roulage |
| Niveau d’exploitation | Niveau 12 |
| Point de sortie | La Galerie « Versage » (zone de déchargement) |
| Liaison logistique | Connexion directe avec l’usine de traitement |
| Exploitant historique | Famille Giroud (dont Jules Giroud) |
Charles de Marliave (1883-1974) a joué un rôle important au sein de la Compagnie des mines d’anthracite de La Mure, dont le cœur technique et administratif se situait en grande partie sur la commune de Susville (notamment avec le puits et le carreau du Villaret).
Ingénieur civil des mines et géologue, son action au cours de la première moitié du XXe siècle a marqué l’évolution technique, structurelle et sociale de cette exploitation minière du plateau de la Matheysine.
Le gisement d’anthracite de la Matheysine est réputé pour sa complexité géologique (couches de charbon très plissées, faillées et perturbées par la surrection des Alpes).
Grâce à sa double formation d’ingénieur et de géologue, Charles de Marliave a apporté une rigueur scientifique essentielle pour cartographier et comprendre la structure du gisement.
Ses études ont permis de mieux orienter les travaux de recherche et de creusement des galeries, réduisant ainsi les risques d’investissements infructueux et optimisant l’accès aux veines de charbon les plus rentables.
Sous l’influence de la direction technique dont il faisait partie, la Compagnie a entrepris une vaste rationalisation de ses outils de production, particulièrement durant l’entre-deux-guerres.
Centralisation au Villaret (Susville) : C’est à Susville que se sont concentrées les innovations de traitement du charbon. Marliave a soutenu la modernisation du carreau de la mine du Villaret, qui est devenu le centre névralgique de la compagnie avec l’installation d’ateliers de criblage et de lavage modernes permettant d’améliorer la qualité marchande de l’anthracite.
Électrification : Sensible aux progrès de la « Houille Blanche » (l’hydroélectricité) dans la région grenobloise, il a favorisé l’introduction de l’électricité pour l’alimentation des machines d’extraction, des compresseurs et des systèmes d’aération, remplaçant progressivement les installations à vapeur obsolètes et moins sûres.
À cette époque, la Compagnie des mines gérait l’activité industrielle mais aussi la vie quotidienne des mineurs à travers une politique paternaliste.
Construction de logements : Pour stabiliser une main-d’œuvre de plus en plus diversifiée (notamment des ouvriers immigrés italiens, polonais, etc.), la Compagnie a développé les « cités minières » autour des puits de Susville (comme la cité des Transversales ou celle du Villaret).
Infrastructures sanitaires et de loisirs : Sous l’égide de la direction, des écoles, des dispensaires et des équipements de loisirs ont été financés pour assurer la cohésion sociale de la communauté minière de Susville.
Au-delà de son rôle opérationnel, Charles de Marliave a contribué à documenter l’histoire de ces exploitations. Ses écrits et ses rapports d’ingénieur constituent aujourd’hui une source précieuse pour comprendre l’évolution technique de l’extraction de l’anthracite en Isère et l’histoire sociale des mineurs de la Matheysine.
En somme, Charles de Marliave a apporté aux mines de Susville une vision d’ingénieur-géologue moderne, permettant de rationaliser l’exploitation d’un gisement difficile tout en accompagnant la transformation industrielle et urbaine de la commune.
Vous avez parfaitement raison. Monsieur de Marliave (généralement identifié comme Léonce de Marliave) est une figure incontournable qui fait le pont entre l’époque de la famille de Reneville et l’organisation plus industrielle des années 1930-1940.
Son rôle est très spécifique et marque une étape importante dans l’histoire de la concession du Peychagnard :
Léonce de Marliave n’était pas un simple gestionnaire ; il occupait des fonctions de Direction Générale au sein de la Compagnie des Mines de la Motte-d’Aveillans. Si les Reneville représentaient le capital et la stratégie globale, de Marliave était l’homme de terrain et de l’administration opérationnelle.
Il a pris une place prépondérante à une époque où la mine devait impérativement se moderniser pour rester rentable face à la concurrence et aux difficultés géologiques croissantes (les fameuses « terres » et failles du gisement de Susville).
On peut dire que Monsieur de Marliave a été l’un des derniers grands administrateurs de la période privée. Son action se situe principalement durant l’entre-deux-guerres :
Gestion de crise : Il a dû gérer la mine pendant la Grande Dépression (années 1930), où la demande en charbon était fluctuante. C’est sous sa gestion que la Compagnie a dû resserrer les coûts et optimiser chaque mètre de galerie pour maintenir la rentabilité.
Transition technique : Il a vu les limites du système « Giroud » (les galeries à flanc de coteau arrivaient à leur limite d’exploitation économique). Il est souvent cité dans les archives comme le responsable ayant supervisé les derniers grands projets d’extension avant que l’État ne reprenne la main en 1946.
Il est très pertinent de le citer, car il représente la fin de l’ère des « patrons-administrateurs ».
Si vous voulez l’intégrer à votre texte, voici une proposition de mise en contexte :
« Si l’ère de Jules Giroud avait posé les bases techniques et celle d’Henry de Reneville les fondations économiques, la gestion de la concession du Peychagnard-Susville, dans les années précédant la nationalisation, a été marquée par la figure de Monsieur de Marliave. En tant qu’administrateur et gérant de la Compagnie des Mines de la Motte-d’Aveillans, il a fait face aux défis majeurs de l’entre-deux-guerres, veillant à maintenir l’activité et le savoir-faire des mineurs dans une période de forte incertitude économique. Il incarne, avec ses collaborateurs, la transition ultime de la mine privée vers l’intégration au sein des Houillères du Bassin du Dauphiné en 1946. »
Le passage du tri manuel au tri mécanique de l’anthracite sur le site de Susville s’est fait de manière progressive. Il n’y a pas une date unique, mais plutôt deux grandes étapes historiques qui marquent cette transition, avec un tournant majeur au début des années 1950.
Durant cette période, la mécanisation fait son entrée mais elle ne remplace pas encore le tri manuel pour les gros morceaux.
Le tri des petits calibres (mécanisé dès la fin du XIXe siècle) : Pour les charbons de petite taille (les fines), impossibles à trier à la main, des lavoirs mécaniques à pistons (qui séparent le charbon de la pierre par densité dans l’eau) sont installés dès les années 1880-1890 dans le bassin (notamment à La Motte-d’Aveillans, puis progressivement sur d’autres puits).
Le tri des gros calibres (resté manuel) : Pour les morceaux plus volumineux (les gailletins), le tri reste manuel. Les ouvriers (souvent des femmes) travaillent le long de convoyeurs mécaniques (bandes transporteuses), mais le geste de séparation reste entièrement humain. Ce système perdure durant toute la période d’activité des puits historiques de Susville, comme le puits des Giroud ou le puits Ricard (mis en service dans les années 1930).
Le véritable basculement vers un tri presque entièrement mécanique de l’ensemble de la production se produit après la nationalisation des mines (1946).
Le site de Susville est choisi pour concentrer le traitement du charbon de tout le bassin de la Matheysine avec la construction d’un complexe industriel moderne : le Lavoir du Villaret.
Mise en service : Le Lavoir du Villaret entre en activité en 1952.
La technologie : Ce lavoir utilise la technologie dite de la « liqueur dense » (procédé Drewboy). Le charbon tout-venant est plongé dans un mélange d’eau et de magnétite dont la densité est contrôlée. Le charbon, plus léger, flotte, tandis que les roches stériles (schistes), plus denses, coulent.
Conséquence : Ce procédé permet de trier mécaniquement et efficacement les calibres moyens et grands, éliminant ainsi le besoin des grandes tables de tri manuel où travaillaient les trieuses.
En résumé, si la mécanisation du tri des petits charbons a débuté dès la fin du XIXe siècle, c’est l’année 1952, avec la mise en service du Lavoir du Villaret à Susville, qui marque la fin du tri manuel systématique de l’anthracite.
ur préciser votre recherche, il est important de noter qu’il y a souvent une confusion entre Léonce de Marliave (le gérant/administrateur que nous avons évoqué) et son fils ou membre de la famille, Charles de Marliave, qui était ingénieur et qui a été très actif sur le site de Susville à la veille de la nationalisation.
Charles de Marliave est celui qui a dû anticiper, techniquement, la fin de l’exploitation « à la montagne » pour envisager la profondeur. Ses projets marquent la bascule entre l’héritage de Giroud et le projet du futur Puits du Villaret.
Voici les principaux chantiers et projets portés par Charles de Marliave à Susville :
Bien avant le grand puits des années 1950, Charles de Marliave a cherché à moderniser le « carreau » du Villaret pour qu’il devienne plus efficace. Ses projets visaient à :
Centraliser les arrivées des galeries : Il a travaillé sur la connexion entre les différentes galeries (les niveaux 12, 11, 10, etc.) pour qu’elles débouchent vers des plans inclinés plus performants.
Amélioration du triage : Sous son impulsion, des projets de mécanisation du tri du charbon ont été étudiés pour limiter la main-d’œuvre manuelle et augmenter la qualité du produit fini avant l’expédition par le chemin de fer.
C’est le projet le plus crucial de Charles de Marliave. Constatant que les couches supérieures (exploitées depuis le XIXe siècle) s’épuisaient ou devenaient trop complexes à extraire, il a piloté des études de reconnaissance en profondeur.
Il a lancé des campagnes de sondages pour vérifier la continuité des couches de charbon sous le niveau des galeries existantes.
Ces études ont directement servi de base technique aux ingénieurs des HBD pour le tracé du Puits du Villaret. Sans les relevés géologiques et les rapports d’ingénierie de Charles de Marliave, le projet du Puits moderne n’aurait pas pu être lancé aussi rapidement après la guerre.
Dans les années 1940, alors que la guerre rend les conditions d’approvisionnement critiques, il a tenté de maintenir l’outil de production à Susville en :
Améliorant la sécurité des galeries (renforcement des boisages, amélioration de l’aérage).
Optimisant la centrale électrique et les ateliers mécaniques du site, qui étaient le cœur battant du Villaret pour alimenter en énergie les outils de coupe.
Voici une proposition pour souligner son rôle d’ingénieur de transition :
« Si la stratégie de la Compagnie était pilotée par la direction, la transition technique sur le site de Susville porte la marque de l’ingénieur Charles de Marliave. À la fin des années 1930 et durant la période de guerre, il a mené des projets cruciaux pour moderniser l’exploitation. Conscient des limites de l’exploitation à flanc de coteau héritée du XIXe siècle, il a dirigé les études de reconnaissance en profondeur qui allaient devenir, quelques années plus tard, la justification technique du creusement du Puits du Villaret. Il fut l’architecte de la survie de la mine, transformant les anciens chantiers en un site prêt à basculer dans l’ère de la grande industrie nationale. »
Panneau 1
Panneau 2
« Ce chantier de rénovation est donc un témoin précieux de l’héritage ferroviaire de la Matheysine... »
« …les travaux de restauration est aujourd’hui une élément incontournable sur le Petit Train de La Mure. »
« …l’effondrement catastrophique de La Clapisse » (A venir)
« Pour préparer votre voyage et consulter les informations pra
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