De la découverte à l’intérêt communal (1820-1917)
Les premières velléités de recherche sont mentionnées dès 1820. Cependant, il faut attendre 1888 pour qu’une première galerie, creusée à la cote 1260, mette au jour une couche de charbon d’une épaisseur de 3,25 mètres.
L’intérêt pour ce gisement grandit à la fin du XIXe siècle. Le 25 septembre 1893, le préfet de l’Isère autorise Joseph Platel, un propriétaire de Susville, à effectuer des fouilles sur les terrains communaux d’Oris-en-Ratier en vue de rechercher de l’anthracite. Quelques années plus tard, en 1901, Pierre Dumas, un marchand de bois de Notre-Dame-de-Vaulx, fait creuser un « travers-banc » (une galerie de recherche transversale) à la cote 1138, découvrant à son tour une veine de 3 mètres de charbon.
Le développement de la mine prend une tournure plus officielle le 26 avril 1902. Le conseil municipal d’Oris autorise alors un entrepreneur de travaux publics de Vizille, M. Mornand, à poursuivre les recherches sous les terrains communaux. En contrepartie, la commune négocie un véritable accord social : l’entreprise doit fournir gratuitement quatre tonnes de charbon par an à l’école communale, vendre le combustible aux habitants à un tarif préférentiel de 16 francs la tonne, et verser une redevance annuelle de 25 francs à la municipalité. Mornand poursuit ses demandes de travaux en 1904 et 1906, employant notamment de la main-d’œuvre italienne pour le creusement des galeries.
En 1917, alors que la Première Guerre mondiale exige d’importantes ressources énergétiques, la préfecture sollicite la commune pour un nouveau projet de recherche mené par la Compagnie des Mines de La Mure. Malgré quelques sondages, les résultats restent modestes.