Ancienne mine de charbon du Clos à Pierre-Châtel : zone du razzier boisé et tracé de l'ancienne galerie d'extraction.

Galeries de Putteville au Clos : Rando & Histoire

Partez à la découverte des galeries de Putteville jusqu’au Clos. Entre vestiges du patrimoine local et paysages spectaculaires, explorez cet itinéraire méconnu et chargé d’histoire au cœur du Dauphiné.

Sur le chemin menant à la célèbre Pierre Percée, le lieu-dit « Au Clos » dévoile un patrimoine industriel fascinant et discret. Si les galeries de charbon de Putteville sont désormais obturées pour la sécurité de tous, leurs empreintes façonnent toujours le paysage matheysin. Découvrez l’histoire de ces anciennes houillères et nos conseils pour en observer les vestiges lors de vos balades.

Informations pratiques

Caractéristique Détail
Nom du site Galeries de mine de Putteville
Localisation Pierre-Châtel, Isère (38), Dauphiné, France
Lieux-dits associés Au Clos, À Les Fumées, Les Taverdons
Minerai extrait Anthracite (Charbon)
Type d’exploitation Prospection souterraine et « mines paysannes »
Concession historique Concession minière de Pierre-Châtel
Nombre d’ouvrages 8 galeries répertoriées (Galeries 3 à 10) et 3 puits
Période des relevés Relevés topographiques recensés entre 1925 et 1936
État des accès Galeries fermées et obturées pour la sécurité
Vestiges de surface Tranchées d’extraction, traces d’exhaure (écoulement des eaux)
Accessibilité Visible depuis les chemins de randonnée (saison hivernale conseillée)

Le patrimoine minier oublie du Dauphine : Decouvres les galeries de charbon de Putteville au Clos

Sur la commune de Pierre-Châtel, en Isère, le secteur de Putteville recèle de précieux témoignages de l’histoire minière locale. Au lieu-dit « Au Clos », une série de galeries et de tranchées d’extraction d’anthracite témoigne d’un passé industriel ancestral. En tant qu’historien spécialisé dans l’histoire de l’exploitation minière, je vous propose une plongée au cœur de ces vestiges souterrains et de surface du Dauphiné.

Ancienne mine de charbon du Clos à Pierre-Châtel : zone du razzier boisé et tracé de l'ancienne galerie d'extraction.

La zone de la Mine du Clos (Pierre-Châtel) photographiée en 2012. On y distingue le razzier aujourd’hui boisé, s’étendant perpendiculairement à l’axe de l’ancienne galerie.

Qu’est ce qu’une mine ? Comprendre les enjeux de l’extraction.

Il est fréquent de confondre mine et carrière. Pourtant, la différence majeure réside dans la nature des matériaux extraits et le cadre juridique défini par le Code minier. La mine concerne l’extraction de substances stratégiques, énergétiques ou précieuses telles que l’or, le fer, l’uranium ou le charbon.

À l’échelle mondiale, l’exploitation des sous-sols a atteint des volumes colossaux au fil des siècles. Les galeries et les puits creusés par l’homme ont permis d’extraire des milliards de tonnes de charbon et de minerais pour alimenter la révolution industrielle et le développement des nations. Le Dauphiné n’a pas fait exception à cette dynamique, développant sur ses terres une activité charbonnière intense.

Vestige de l'effondrement de la galerie souterraine de la Mine du Clos à Pierre-Châtel au milieu d'une prairie.

Vestiges de la galerie de la Mine du Clos (Pierre-Châtel) visibles à l’endroit de l’effondrement dans la prairie (cliché de 2012).

L’histoire des galeries du Clos : L’epoque des mines paysannes

Bien avant la structuration des grands complexes miniers et l’arrivée des grandes compagnies sous l’ère napoléonienne, le gisement de Putteville fonctionnait selon un modèle artisanal : celui des « mines paysannes ».

À cette époque, les habitants du secteur profitaient des périodes de répit agricole pour creuser le sol à l’affleurement. Ces travaux informels et erratiques permettaient d’extraire du charbon pour les besoins locaux de chauffage et d’artisanat. Malheureusement, cette exploitation sans vision d’ensemble a parfois conduit à la détérioration ou à l’abandon prématuré de certains gisements.

Sur le plan géologique, le secteur du Clos à Putteville se situe au sommet du plissement des couches d’anthracite. Il s’agit d’une zone où les veines de charbon sont de faible puissance et relativement pauvres. Bien que géographiquement situées sur le versant orienté vers La Motte-d’Aveillans, ces installations faisaient historiquement partie de la concession minière de Pierre-Châtel. L’exploitation de ce versant trouvait par ailleurs son pendant direct de l’autre côté de la montagne, dans le secteur de Chante Merle.

Canalisation de l'exhaure (écoulement des eaux d'infiltration) de l'ancienne Mine du Clos à Pierre-Châtel en 2012.

Captage et écoulement de l’exhaure de la Mine du Clos (Pierre-Châtel) en 2012.

Explorer le site aujourd’hui : Informations pratiques et sécurité

Au fil du temps, la végétation a progressivement recouvert les traces du labeur des mineurs d’autrefois. De nos jours, les galeries et tranchées du Clos tendent à disparaître sous les buissons et les arbres. Pour observer au mieux ces reliefs et entrées de galeries obturées, il est vivement conseillé d’effectuer la visite durant la période hivernale, lorsque la couverture végétale est minimale.

Rappel de sécurité : L’ensemble des galeries souterraines répertoriées sur le site a été obturé pour prévenir tout risque d’accident. L’observation doit se faire exclusivement depuis les espaces extérieurs.

Coordonnées géographiques des galeries

Pour les passionnés d’archéologie minière et d’histoire locale souhaitant se rendre sur place, voici la localisation précise des galeries recensées au lieu-dit Au Clos :

Localisation générale :

  • Commune : Pierre-Châtel (Isère)

  • Lieu-dit : Au Clos (Putteville)

  • Minerai extrait : Anthracite (Charbon)

  • Type d’ouvrage : Galeries souterraines et tranchées de surface

  • État des ouvertures : Obturées 

  • Accessibilité : Oui (Recommandée en hiver)

Coordonnées GPS des galeries (Latitude / Longitude) :

  • Galerie 3 de Putteville Au Clos : 44.963093 / 5.7602806

  • Galerie 4 de Putteville Au Clos : 44.963348 / 5.761946

  • Galerie 5 de Putteville Au Clos : 44.963399 / 5.762026

  • Galerie 6 de Putteville Au Clos : 44.963496 / 5.762051

  • Galerie 7 de Putteville Au Clos : 44.963272 / 5.763692

  • Galerie 8 de Putteville Au Clos : 44.963232 / 5.763756

  • Galerie 9 de Putteville Au Clos : 44.962878 / 5.764242

  • Galerie 10 de Putteville Au Clos : 44.962969 / 5.762464

Ces vestiges restent un élément fondamental de la mémoire industrielle matheysine. Les visiter, c’est rendre hommage au travail souvent oublié de ceux qui ont façonné le paysage du Dauphiné.

Foire Aux Questions la Mine du Clos (Pierre-Châtel)

La Mine du Clos est une ancienne exploitation souterraine de charbon (houille) . Elle se situe au lieu-dit « Au Clos », sur la commune de Pierre-Châtel (Isère), au cœur du plateau de la Matheysine, dans la région historique du Dauphiné.

2. Quelle est la différence entre cette mine et une carrière ?

Selon le Code minier français, la distinction repose sur la nature de la substance extraite :

  • On parle de mine pour l’extraction de combustibles (comme le charbon) ou de métaux précieux.

  • Les carrières, quant à elles, concernent les matériaux de construction ou d’industrie (comme la pierre, le sable ou le gravier).

3. Qu’est-ce qu’un « razzier » et pourquoi celui du Clos est-il particulier ?

Dans le jargon minier de la Matheysine, un razzier désigne un amas de déblais ou de roches stériles remontés de la mine, semblable à un petit terril. Celui de la Mine du Clos présente des caractéristiques uniques :

  • Il est disposé de manière perpendiculaire à l’axe de la galerie.

  • Il se situe à une distance importante (plus de 100 mètres) de l’entrée de la mine.

  • Il était relié à la galerie par une ancienne voie de roulage, aujourd’hui matérialisée par une rangée d’arbres servant de limite entre deux prés.

4. Peut-on visiter l’intérieur de la galerie aujourd’hui ?

Non, l’accès à la galerie est impossible. Pour des raisons de sécurité, l’entrée a été entièrement obturée et sécurisée. De plus, le site se trouve sur un terrain privé. Seule l’exhaure (l’eau d’infiltration qui s’écoule naturellement de la mine) a été canalisée et reste identifiable.

5. Comment observer ces vestiges lors d’une balade ?

Les vestiges de la mine (le razzier boisé et l’ancienne voie de roulage) peuvent s’observer facilement lors d’une randonnée vers la célèbre Pierre Percée. En partant du hameau de Puteveille, les vestiges se dessinent sur la gauche du chemin au milieu des champs.

Selon le Code minier français, la distinction repose sur la nature de la substance extraite :

  • On parle de mine pour l’extraction de combustibles (comme le charbon) ou de métaux précieux.

  • Les carrières, quant à elles, concernent les matériaux de construction ou d’industrie (comme la pierre, le sable ou le gravier).

3. Qu’est-ce qu’un « razzier » et pourquoi celui du Clos est-il particulier ?

Dans le jargon minier de la Matheysine, un razzier désigne un amas de déblais ou de roches stériles remontés de la mine, semblable à un petit terril. Celui de la Mine du Clos présente des caractéristiques uniques :

  • Il est disposé de manière perpendiculaire à l’axe de la galerie.

  • Il se situe à une distance importante (plus de 100 mètres) de l’entrée de la mine.

  • Il était relié à la galerie par une ancienne voie de roulage, aujourd’hui matérialisée par une rangée d’arbres servant de limite entre deux prés.

4. Peut-on visiter l’intérieur de la galerie aujourd’hui ?

Non, l’accès à la galerie est impossible. Pour des raisons de sécurité, l’entrée a été entièrement obturée et sécurisée. De plus, le site se trouve sur un terrain privé. Seule l’exhaure (l’eau d’infiltration qui s’écoule naturellement de la mine) a été canalisée et reste identifiable.

5. Comment observer ces vestiges lors d’une balade ?

Les vestiges de la mine (le razzier boisé et l’ancienne voie de roulage) peuvent s’observer facilement lors d’une randonnée vers la célèbre Pierre Percée. En partant du hameau de Puteveille, les vestiges se dessinent sur la gauche du chemin au milieu des champs.

Dans le jargon minier de la Matheysine, un razzier désigne un amas de déblais ou de roches stériles remontés de la mine, semblable à un petit terril. Celui de la Mine du Clos présente des caractéristiques uniques :

  • Il est disposé de manière perpendiculaire à l’axe de la galerie.

  • Il se situe à une distance importante (plus de 100 mètres) de l’entrée de la mine.

  • Il était relié à la galerie par une ancienne voie de roulage, aujourd’hui matérialisée par une rangée d’arbres servant de limite entre deux prés.

4. Peut-on visiter l’intérieur de la galerie aujourd’hui ?

Non, l’accès à la galerie est impossible. Pour des raisons de sécurité, l’entrée a été entièrement obturée et sécurisée. De plus, le site se trouve sur un terrain privé. Seule l’exhaure (l’eau d’infiltration qui s’écoule naturellement de la mine) a été canalisée et reste identifiable.

5. Comment observer ces vestiges lors d’une balade ?

Les vestiges de la mine (le razzier boisé et l’ancienne voie de roulage) peuvent s’observer facilement lors d’une randonnée vers la célèbre Pierre Percée. En partant du hameau de Puteveille, les vestiges se dessinent sur la gauche du chemin au milieu des champs.

Non, l’accès à la galerie est impossible. Pour des raisons de sécurité, l’entrée a été entièrement obturée et sécurisée. De plus, le site se trouve sur un terrain privé. Seule l’exhaure (l’eau d’infiltration qui s’écoule naturellement de la mine) a été canalisée et reste identifiable.

5. Comment observer ces vestiges lors d’une balade ?

Les vestiges de la mine (le razzier boisé et l’ancienne voie de roulage) peuvent s’observer facilement lors d’une randonnée vers la célèbre Pierre Percée. En partant du hameau de Puteveille, les vestiges se dessinent sur la gauche du chemin au milieu des champs.

Les vestiges de la mine (le razzier boisé et l’ancienne voie de roulage) peuvent s’observer facilement lors d’une randonnée vers la célèbre Pierre Percée. En partant du hameau de Puteveille, les vestiges se dessinent sur la gauche du chemin au milieu des champs.

Poursuivez votre exploration

Sources et sites officiels 

1. Contexte historique et muséal (Le patrimoine minier de la Matheysine)

La Mine du Clos s’inscrit dans l’histoire de l’exploitation de l’anthracite sur le plateau matheysin. Le principal site de mémoire de cette activité est situé juste à côté :

  • La Mine Image (Musée souterrain de la mine) : C’est le musée officiel de la mine de la Matheysine, situé à La Motte-d’Aveillans. Il propose des visites de galeries et retrace le quotidien des mineurs (les « gueules noires ») du plateau.

  • Wikipédia – Bassin minier de la Matheysine : Une synthèse historique complète sur la concession de Pierre-Châtel, la compagnie des mines de la Matheysine, ainsi que les différentes installations locales.

2. Informations locales et territoriales

Pour ancrer l’article dans son territoire actuel :

  • Site officiel de la commune de Pierre-Châtel : Utile pour l’histoire locale de la commune et son patrimoine bâti ou industriel.

  • Office de Tourisme de la Matheysine : Propose des informations sur les sentiers de randonnée thématiques (comme les sentiers liés au patrimoine minier) et la mise en valeur touristique du secteur.

3. Cartographie et repères géographiques (Outils d’archives)

Pour aider les lecteurs à situer précisément les vestiges de la mine du Clos ou à comparer les époques :

  • Géoportail (IGN) : Permet d’observer les cartes d’état-major ou les cartes géologiques de Pierre-Châtel pour repérer l’emplacement exact des anciens puits ou installations de surface.

  • Remonter le temps (IGN) : Un outil particulièrement adapté pour comparer des photos aériennes historiques (des années 1950-1960, lorsque l’activité ou les vestiges étaient encore très visibles) avec les images satellites actuelles.

Bibliographie 

  • 1. Ouvrages historiques de référence sur la Matheysine et ses mines

    Ces livres posent les bases de l’histoire locale et de l’impact de l’exploitation de l’anthracite sur le territoire.

    • Miard, Victor. La Mure et la Matheysine à travers l’histoire. Bellegarde-sur-Valserine : Imprimerie Sadag, 1965.

      • Pourquoi cette référence ? C’est l’ouvrage pionnier de l’histoire locale du plateau. Il est fréquemment cité par les historiens régionaux pour documenter la transition du plateau vers l’ère industrielle.

    • Michel, Jean-Claude. La Mure et son canton. Saint-Cyr-sur-Loire : Éditions Alan Sutton (collection Mémoire en images), 2003.

      • Pourquoi cette référence ? Ce livre iconographique présente de nombreuses photographies d’époque commentées, montrant les installations minières de surface, les puits du secteur et la vie quotidienne autour des concessions du plateau.

    2. Études géologiques et techniques (Contexte du gisement)

    Pour documenter précisément la nature du sous-sol de Pierre-Châtel (le charbon/l’anthracite) et la configuration géologique du secteur :

    • Collectif (sous l’égide du BRGM). Notice explicative de la carte géologique de la France à 1/50 000 : Feuille La Mure (n° 822). Orléans : Éditions du BRGM, 1993.

      • Pourquoi cette référence ? Cette notice scientifique officielle décrit avec précision la structure du bassin houiller de la Matheysine, la formation des couches d’anthracite et les spécificités des terrains de Pierre-Châtel.

    3. Revues d’histoire locale et bulletins de recherche

    Le patrimoine minier très local (comme la petite Mine du Clos ou la concession de Putteville qui lui est liée) est documenté dans les revues d’érudition locale :

    • Revue Mémoire d’Obiou. Publiée annuellement par l’association Les Amis du Musée de la Matheysine (La Mure).

      • Pourquoi cette référence ? Cette revue publie régulièrement des monographies et des travaux de recherche universitaire sur l’histoire des puits secondaires, l’évolution technique des concessions de la région et le patrimoine vernaculaire.

    4. Contexte social et humain (L’immigration minière)

    Le développement de l’activité minière en Matheysine s’est accompagné d’un fort afflux de main-d’œuvre étrangère, un aspect social important de l’histoire du bassin :

    • Ponty, Janine. Polonais méconnus : Histoire des travailleurs immigrés en France dans l’entre-deux-guerres. Paris : Publications de la Sorbonne, 1988 (réédité en 2005).

      • Pourquoi cette référence ? Ce travail universitaire étudie en détail l’organisation des communautés de mineurs immigrés (notamment italiens et polonais) sur le plateau matheysin et leur intégration sociale dans les communes minières de l’Isère.

Voir la carte

Galerie Photos

Utilisez les touches de direction pour faire défiler les photos