Galerie Versenat trémie à Susville : le remblayage des mines
Découvrez l’histoire de la galerie Versenat trémie. Cette infrastructure clé était en réalité dédiée au remblayage hydraulique des mines de la Compagnie des Mines de La Mure.
Découvrez l’histoire de la galerie Versenat trémie. Cette infrastructure clé était en réalité dédiée au remblayage hydraulique des mines de la Compagnie des Mines de La Mure.
| Caractéristique | Informations techniques |
| Nom de l’ouvrage | Galerie Versenat trémie |
| Localisation | Susville (Isère, France) |
| Lieu-dit | Versenat |
| Altitude de l’ouvrage | 1 083 mètres |
| Coordonnées GPS | 44.9257211, 5.7680788 |
| Fonction principale | Remblayage hydraulique (stériles de pierre mélangés à l’eau) |
| Fonction d’aérage | Non (assurée par une autre galerie dédiée située plus bas) |
| Alimentation en eau | Plusieurs réservoirs d’eau situés à la cote 1088 (plusieurs dizaines de m³) |
| Provenance des matériaux | Carrière de pierre et usine de concassage du Niveau 7 (Peychagnard) |
| Moyens de transport | Chemin de fer à voie étroite (locotracteurs électriques à trolley) |
| État actuel de l’accès | L’ensemble de la zone a était mise en sécurité en 1999 plus aucune trace visible aujourd’hui |
Contrairement à une idée reçue, la galerie Versenat trémie ne possédait pas de fonction d’aérage. La ventilation de ce secteur de la mine était assurée par une autre galerie entièrement dédiée à cette fonction, située plus bas dans le vallon.
La galerie Versenat trémie était quant à elle exclusivement conçue pour le remblayage hydraulique. Cette technique essentielle consistait à injecter un mélange de matières solides et d’eau sous pression dans les vides laissés par l’extraction du charbon, afin de soutenir le terrain et de prévenir les risques d’effondrement en surface.
Pour alimenter ce dispositif particulièrement gourmand en eau, des réservoirs d’une capacité de plusieurs dizaines de mètres cubes étaient installés légèrement plus haut, à la cote 1088.
Pour remplir les cavités souterraines, l’exploitation avait besoin de volumes considérables de pierres concassées. L’alimentation de la trémie de la galerie Versenat s’appuyait sur une logistique industrielle rigoureuse :
La carrière et l’usine de concassage du Niveau 7 : Les matériaux provenaient d’une carrière de pierre exploitée au Niveau 7 du Peychagnard. C’est directement sur ce site qu’était implantée une usine de concassage de pierre permettant de broyer les roches à la granulométrie requise pour le remblayage.
La Découverte (1982) : Plus tard, l’ouverture de la carrière à ciel ouvert de « la découverte », située plus haut, est venue compléter l’approvisionnement en matériaux.
Le transfert des pierres concassées de l’usine du Niveau 7 du Peychagnard jusqu’à la trémie de la galerie Versenat était assuré de manière continue :
Le chemin de fer à voie étroite : Le transport principal des matériaux s’effectuait par une ligne de chemin de fer à voie étroite. Des convois de wagons, tractés par des locotracteurs électriques alimentés par fil aérien (système trolley), reliaient directement l’usine de concassage à la trémie. Bien que la création de la piste forestière actuelle ait fait disparaître la plateforme ferroviaire, les archives confirment l’importance de ce tracé.
1. Quel était le rôle principal de la galerie Versenat trémie ?
La galerie Versenat trémie était exclusivement dédiée au remblayage hydraulique des cavités souterraines. Cette méthode consistait à injecter sous pression un mélange d’eau et de pierres concassées dans les espaces vides laissés par l’extraction du charbon. Ce procédé permettait de soutenir le terrain et de prévenir les risques d’effondrement en surface.
2. La galerie avait-elle une fonction d’aérage pour les mines ?
Non, contrairement à certaines idées reçues, la galerie Versenat trémie ne possédait aucune fonction d’aérage. La ventilation de ce secteur de la mine était entièrement assurée par une autre galerie, située plus bas dans le vallon.
3. D’où provenaient les matériaux de remblayage et comment étaient-ils préparés ?
Les matériaux provenaient initialement d’une carrière et d’une usine de concassage situées au Niveau 7 du Peychagnard. À partir de 1982, l’approvisionnement a également été complété par la carrière à ciel ouvert de « la découverte », située plus haut. Les roches y étaient broyées à la granulométrie idéale avant d’être envoyées vers la trémie.
4. Comment s‘organisait le transport des pierres jusqu’à la galerie ?
L’acheminement reposait sur une logistique ferroviaire continue. Les pierres concassées étaient transportées depuis l’usine du Niveau 7 par un chemin de fer à voie étroite. Les wagons étaient tractés par des locotracteurs électriques alimentés par une ligne aérienne à trolley.
5. Peut-on encore visiter ou voir les vestiges de la galerie Versenat aujourd’hui ?
Non, il n’est plus possible d’observer ces installations aujourd’hui. L’ensemble de la zone a été entièrement mis en sécurité et nettoyé en 1999. Les structures de stockage et la plateforme ferroviaire ont disparu, laissant place à la nature et à une piste forestière.
« Plongez dans l’épopée minière du Plateau Matheysin » « Découvrez l’histoire du Puits du Villaret, le plus récent du Plateau Matheysin »
« Cette infrastructure de surface surplombait directement les chantiers d’extraction du fond, notamment le Niveau 12 de la mine du Villaret. »
« Pour approvisionner la trémie en eau, l’exploitation s’appuyait sur les réservoirs de la Gouta la Boina aménagés légèrement plus haut sur le même versant. »
« Pour sécuriser les galeries d’extraction et combler les vides souterrains, la compagnie s’appuyait sur une infrastructure logistique dédiée, notamment l’ancienne voie ferrée de transport du remblais du Villaret. »
Le site du « La Mine Image» :
Wikipédia : Consulter la page dédiée aux Mines de la Mure pour un panorama global du bassin minier.
Cartes anciennes (Géoportail) : Pour visualiser l’emplacement du site à l’époque : https://www.geoportail.gouv.fr/ (en utilisant le « Remonter le temps » pour voir les photos aériennes de 1950-1960).
Sur le patrimoine technique et paysager :
Auteur : Collectif (Inventaire Général du Patrimoine Culturel)
Titre : Patrimoine en Isère – Atlas du patrimoine industriel (2007)
Pourquoi : Ces ouvrages d’inventaire contiennent souvent des notices précises sur les installations de production électrique et les structures liées aux mines.
Auteur(s) : Collectif (sous la direction de l’Association Mine Image)
Titre : Mine Image : Le livre du musée
Éditeur : Association Mine Image
Année de publication : Date variable, souvent mis à jour (vérifier la dernière édition).
Description : Le musée Mine Image est un centre d’interprétation majeur pour le bassin houiller. Leur publication est une excellente source d’informations techniques et historiques directement liées aux méthodes d’exploitation et aux infrastructures comme les terrils.
Utilisez les touches de direction pour faire défiler les photos