Quel avenir pour ce patrimoine en Isère ?
Depuis la fermeture des mines en 1997, la Centrale du Villaret s’est tue, avant d’être démantelée au début des années 2000. Pourtant, son souvenir demeure un pilier de l’archéologie industrielle locale. Si sa silhouette massive ne domine plus le paysage, son héritage continue d’interpeller les passionnés d’histoire. Elle rappelle que la richesse de la Matheysine ne se trouvait pas seulement dans son sous-sol, mais aussi dans l’audace technique de ses installations de surface.
Cependant, le site porte les stigmates d’un passé industriel intensif. La zone a été durablement marquée par une pollution aux pyralènes (PCB) issus des anciens transformateurs, ainsi que par des résidus d’huiles et de fluides d’entretien. Ces contraintes environnementales rendent le terrain aujourd’hui inexploitable pour une reconversion classique.
Néanmoins, le site entame une nouvelle vie, résolument tournée vers l’avenir. À l’image de la centrale photovoltaïque installée en partie sur les anciens bassins de décantation, ces terres retrouvent une utilité publique. Sa mémoire reste ainsi un enjeu majeur pour le Patrimoine du Dauphiné : elle demeure un témoin privilégié de la transition entre l’ère du charbon et celle de l’électricité triphasée, illustrant aujourd’hui le passage vers les énergies renouvelables qui modernisent à nouveau nos campagnes.