L’ancienne écurie du Crey à Susville : l’empreinte du cheval dans la ville minière
Au cœur du hameau du Crey, sur la commune de Susville, l’ancienne écurie rappelle une époque où le développement urbain et industriel du plateau matheysin dépendait intimement de la force animale. Avant l’arrivée massive de l’électricité et des machines modernes, ce bâtiment abritait les précieux auxiliaires des mineurs de fond. Il constitue aujourd’hui un jalon marquant du patrimoine bâti local, illustrant l’organisation concrète d’une cité façonnée par l’exploitation de l’anthracite.
Une architecture fonctionnelle au service de l’exploitation
L’écurie, pièce maîtresse du tissu urbain ouvrier
Dans les bassins houillers, les installations annexes dictaient la configuration des hameaux. Une écurie n’était pas un simple abri de ferme : conçue sous la forme d’un bâtiment robuste et rationnel, elle devait faciliter les flux quotidiens de dizaines d’animaux tout en assurant leur sécurité et leur entretien. Au Crey, cette construction s’est intégrée dans l’espace habité pour permettre aux palefreniers, charretiers et mineurs d’accéder rapidement aux galeries de travail.
L’aménagement intérieur : soins, repos et logistique
La structure répondait à des impératifs stricts d’hygiène et d’endurance. Le bâtiment intégrait des stalles alignées, des réserves à foin, des mangeoires adaptées et des points d’eau essentiels pour abreuver des bêtes soumises à un effort physique intense. Les moyens alloués à son entretien démontrent la valeur inestimable que représentait chaque cheval pour la bonne marche de la mine.