La galerie de la poudrière du Villaret

Patrimoine minier

Une mine est un gisement exploité de matériaux (par exemple d’or, de charbon, de cuivre, de diamants, de fer, de sel, d’uranium, etc.).
Elle peut être à ciel ouvert ou souterraine. Dans les années 1980, environ 20 milliards de tonnes de matériaux étaient extraits annuellement des seules mines à ciel ouvert dans le monde dont plus de la moitié des minerais1 alors que plus de six milliards de tonnes de charbon, 1,6 milliard de tonnes de minerai de fer, 190 millions de tonnes de minerai d’aluminium sont présumés extraits du sous-sol par des galeries et puits au début du xxie siècle.
La distinction entre mine et carrière tient à la nature du matériau extrait (stratégique ou précieux pour la mine, de moindre valeur pour la carrière) ; en France, c’est le code minier qui définit cela.

L’utilisation de la poudre dans l’exploitation des mines a été parsemé de nombreux accidents.
Les poudrières représentaient un danger encore plus important du fait des quantités stockées.
Dans les petites mines, une galerie construite de manière perpendiculaire servait au stockage. Pour les mines plus importantes, des galeries étaient construites spécialement a cet effet.
Ces galeries répondaient à des exigences bien particulières comme indiqué ci-dessous :
– Galerie de dimension restreinte
– Galerie de stockage perpendiculaire
– Galerie de décompression en face de la galerie de stockage
– Galerie en forme de voûte avec couverture de terre pour contenir une explosion potentielle.
– Galerie d’accès en forme d’un long couloir toujours dans le but d’atténuer les dégâts produit par l’effet de souffle dû à la puissance de la déflagration.
Le but recherché est d’avoir une « chambre de décompression » afin d’atténuer la puissance d’une déflagration.
D’autres éléments sont aussi important comme la ventilation afin d’éviter un excès d’humidité qui est néfaste aux poudres.
Toujours dans un objectif de sécurité les parties métalliques ne sont pas en fer mais en bronze ou en étain afin d’éviter toutes étincelles. La personne s’occupant de la poudrière porte des sandales et non des sabots cloutés toujours dans le but d’éviter toutes étincelles.
L’éclairage est aussi un point critique. On ne peut pas utiliser de “lampes à feu nu”: on utilise une lampe à pétrole avec un grillage de protection pour renforcer la sécurité.
Les galeries du niveau 12 avaient elles aussi leur poudrière située dans une galerie dédiée à une extrémité du carreau du Villaret (1). Elle était située légèrement au-dessus du carreau et adossée à la montagne pour respecter les règles de sécurité.
Aujourd’hui il ne reste plus que quelques vestiges de béton épars sur le sol qui ne permettent hélas pas de situer avec précision la position de la galerie. Lors de la mise en sécurité en 1997, les deux bâtiments qui la composaient à l’extérieur sont détruits. La galerie est remblayée, le tout est recouvert de terre végétale afin d’effacer toutes traces.

(1) Carreau du Villaret: un carreau de mine regroupe l’ensemble des installations de surface nécessaires au fonctionnement d’une mine.

Informations pratiques

Fiche technique
Galerie de la poudrière du Villaret
Village : Susville
Nom du lieu : Le Peycjagnard Versenat
Accessible : Oui
Type de minerai : Explosif
Type exploitation : Poudrière
État galerie : Non visible
Année d’exploitation :
Production :
Commentaires :
Coordonnées lat : 44.921847
Coordonnées lon : 5.777846
Numéro de dossier BSS :

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