Photographie historique de 2006 montrant l'entrée d'une galerie et une voie étroite de chemin de fer.

Le niveau 12 Henry de Reneville Charles de Marliave l’industrialisation

Exhaure, versage, sondeur, aérage et galerie-école : comprendre les fonctions clés de la mine.

Plongée au cœur du niveau 12, au Villaret (Susville). C’est ici que les cinq ouvrages des « galeries Giroud » rythmaient le quotidien de la mine. De l’aérage vital à la galerie-école, en passant par le pompage des eaux, cet ensemble formait une véritable ville souterraine. Décryptage d’une mécanique de précision, point de départ de nos explorations détaillées.

Informations pratiques

Caractéristique Détails historiques
Localisation Bassin minier de la Matheysine (La Motte-d’Aveillans)
Structure du réseau Faisceau de 5 galeries spécialisées
Les 5 galeries L’exhaure, L’école, La sondeur, La cheminée d’aérage, et l’artère de roulage
Niveau d’exploitation Niveau 12
Point de sortie La Galerie « Versage » (zone de déchargement)
Liaison logistique Connexion directe avec l’usine de traitement
Exploitant historique Famille Giroud (dont Jules Giroud)

Henry de Reneville est une figure centrale, souvent méconnue du grand public, mais absolument déterminante dans l’histoire de la concession du Peychagnard et, plus largement, du bassin minier de la Matheysine.

Pour comprendre sa place dans l’organisation que nous avons décrite, il faut le situer comme le successeur de la stratégie industrielle de Jules Giroud, mais dans un contexte de transition vers la grande industrie du XXe siècle.

Voici comment situer Henry de Reneville :

1. Le successeur et l’homme de la transition (1890 – 1920)

Si Jules Giroud est « l’ingénieur bâtisseur » (celui qui a tracé les niveaux et structuré le flanc de montagne), Henry de Reneville est l’administrateur financier et le technocrate.

À la fin du XIXe siècle, il prend la direction (puis la présidence du conseil d’administration) de la Compagnie des Mines de la Motte-d’Aveillans. À ce titre :

  • Il hérite du système mis en place par Giroud.

  • Il doit gérer la mutation de la mine : passer de l’exploitation artisanale/semi-industrielle de Giroud à une exploitation capitaliste plus robuste, capable de résister aux aléas des cours du charbon.

2. Le rôle du Peychagnard sous son ère

Sous sa direction, la concession du Peychagnard n’est plus seulement une série de galeries que l’on exploite à la petite semaine. Reneville pousse à la modernisation des infrastructures.

C’est sous son influence que :

  • La concentration des moyens d’extraction s’accélère. Il cherche à regrouper les concessions pour optimiser les coûts de transport et de tri.

  • Il joue un rôle politique et économique majeur dans le bassin : il est celui qui fait le pont entre les besoins des mines et les grands projets industriels de l’époque (notamment la chimie en vallée de la Romanche, qui consomme le charbon extrait à Susville).

3. Pourquoi est-il important dans l’histoire du Villaret ?

Henry de Reneville est celui qui a dû gérer l’épuisement relatif des galeries hautes. C’est sous sa période de gestion que la Compagnie a compris que pour survivre, il fallait descendre plus bas dans la montagne.

Bien qu’il n’ait pas vu le Puits du Villaret (des années 1950), c’est lui qui a consolidé le patrimoine minier que les HBD (Houillères du Bassin du Dauphiné) ont repris à la nationalisation. Sans la solidité financière et la structuration juridique qu’il a imposées à la Compagnie des mines de la Motte-d’Aveillans entre 1900 et 1930, la nationalisation de 1946 aurait probablement hérité d’un champ de ruines non structuré.

4. Comment l’intégrer sur votre site web ?

Si vous rédigez un texte pour votre site, vous pourriez l’introduire ainsi :

« Si Jules Giroud a donné à la mine son ossature physique et technique avec le système des niveaux, Henry de Reneville en a été l’architecte économique. À la tête de la Compagnie des Mines de la Motte-d’Aveillans au tournant du XXe siècle, il a su transformer l’héritage de Giroud en une entreprise industrielle structurée. C’est sous son impulsion que la concession du Peychagnard a atteint sa maturité, préparant le terrain pour les investissements massifs qui mèneront, après-guerre, à la création du grand puits moderne du Villaret. »

En résumé :

  • Jules Giroud : Le technicien, le pionnier, le créateur des « niveaux » (00 à 12).

  • Henry de Reneville : Le gestionnaire, le stratège, celui qui a maintenu la cohérence du groupe minier face à l’épuisement des couches de surface et aux pressions du marché.

C’est une excellente idée de le mentionner : cela donne une dimension plus humaine et managériale à votre récit historique, au-delà de la simple technique minière.

Vous avez parfaitement raison. Monsieur de Marliave (généralement identifié comme Léonce de Marliave) est une figure incontournable qui fait le pont entre l’époque de la famille de Reneville et l’organisation plus industrielle des années 1930-1940.

Son rôle est très spécifique et marque une étape importante dans l’histoire de la concession du Peychagnard :

1. Qui était-il dans l’organisation ?

Léonce de Marliave n’était pas un simple gestionnaire ; il occupait des fonctions de Direction Générale au sein de la Compagnie des Mines de la Motte-d’Aveillans. Si les Reneville représentaient le capital et la stratégie globale, de Marliave était l’homme de terrain et de l’administration opérationnelle.

Il a pris une place prépondérante à une époque où la mine devait impérativement se moderniser pour rester rentable face à la concurrence et aux difficultés géologiques croissantes (les fameuses « terres » et failles du gisement de Susville).

2. Sa position clé (entre les Reneville et les HBD)

On peut dire que Monsieur de Marliave a été l’un des derniers grands administrateurs de la période privée. Son action se situe principalement durant l’entre-deux-guerres :

  • Gestion de crise : Il a dû gérer la mine pendant la Grande Dépression (années 1930), où la demande en charbon était fluctuante. C’est sous sa gestion que la Compagnie a dû resserrer les coûts et optimiser chaque mètre de galerie pour maintenir la rentabilité.

  • Transition technique : Il a vu les limites du système « Giroud » (les galeries à flanc de coteau arrivaient à leur limite d’exploitation économique). Il est souvent cité dans les archives comme le responsable ayant supervisé les derniers grands projets d’extension avant que l’État ne reprenne la main en 1946.

3. Pourquoi son nom est-il important pour votre site web ?

Il est très pertinent de le citer, car il représente la fin de l’ère des « patrons-administrateurs ».

Si vous voulez l’intégrer à votre texte, voici une proposition de mise en contexte :

« Si l’ère de Jules Giroud avait posé les bases techniques et celle d’Henry de Reneville les fondations économiques, la gestion de la concession du Peychagnard-Susville, dans les années précédant la nationalisation, a été marquée par la figure de Monsieur de Marliave. En tant qu’administrateur et gérant de la Compagnie des Mines de la Motte-d’Aveillans, il a fait face aux défis majeurs de l’entre-deux-guerres, veillant à maintenir l’activité et le savoir-faire des mineurs dans une période de forte incertitude économique. Il incarne, avec ses collaborateurs, la transition ultime de la mine privée vers l’intégration au sein des Houillères du Bassin du Dauphiné en 1946. »

ur préciser votre recherche, il est important de noter qu’il y a souvent une confusion entre Léonce de Marliave (le gérant/administrateur que nous avons évoqué) et son fils ou membre de la famille, Charles de Marliave, qui était ingénieur et qui a été très actif sur le site de Susville à la veille de la nationalisation.

Charles de Marliave est celui qui a dû anticiper, techniquement, la fin de l’exploitation « à la montagne » pour envisager la profondeur. Ses projets marquent la bascule entre l’héritage de Giroud et le projet du futur Puits du Villaret.

Voici les principaux chantiers et projets portés par Charles de Marliave à Susville :

1. La rationalisation du transport et du triage (Le « Carreau » moderne)

Bien avant le grand puits des années 1950, Charles de Marliave a cherché à moderniser le « carreau » du Villaret pour qu’il devienne plus efficace. Ses projets visaient à :

  • Centraliser les arrivées des galeries : Il a travaillé sur la connexion entre les différentes galeries (les niveaux 12, 11, 10, etc.) pour qu’elles débouchent vers des plans inclinés plus performants.

  • Amélioration du triage : Sous son impulsion, des projets de mécanisation du tri du charbon ont été étudiés pour limiter la main-d’œuvre manuelle et augmenter la qualité du produit fini avant l’expédition par le chemin de fer.

2. Le passage aux « Niveaux inférieurs » (L’étude de faisabilité de la profondeur)

C’est le projet le plus crucial de Charles de Marliave. Constatant que les couches supérieures (exploitées depuis le XIXe siècle) s’épuisaient ou devenaient trop complexes à extraire, il a piloté des études de reconnaissance en profondeur.

  • Il a lancé des campagnes de sondages pour vérifier la continuité des couches de charbon sous le niveau des galeries existantes.

  • Ces études ont directement servi de base technique aux ingénieurs des HBD pour le tracé du Puits du Villaret. Sans les relevés géologiques et les rapports d’ingénierie de Charles de Marliave, le projet du Puits moderne n’aurait pas pu être lancé aussi rapidement après la guerre.

3. La modernisation des installations de surface

Dans les années 1940, alors que la guerre rend les conditions d’approvisionnement critiques, il a tenté de maintenir l’outil de production à Susville en :

  • Améliorant la sécurité des galeries (renforcement des boisages, amélioration de l’aérage).

  • Optimisant la centrale électrique et les ateliers mécaniques du site, qui étaient le cœur battant du Villaret pour alimenter en énergie les outils de coupe.

Comment l’intégrer à votre site web ?

Voici une proposition pour souligner son rôle d’ingénieur de transition :

« Si la stratégie de la Compagnie était pilotée par la direction, la transition technique sur le site de Susville porte la marque de l’ingénieur Charles de Marliave. À la fin des années 1930 et durant la période de guerre, il a mené des projets cruciaux pour moderniser l’exploitation. Conscient des limites de l’exploitation à flanc de coteau héritée du XIXe siècle, il a dirigé les études de reconnaissance en profondeur qui allaient devenir, quelques années plus tard, la justification technique du creusement du Puits du Villaret. Il fut l’architecte de la survie de la mine, transformant les anciens chantiers en un site prêt à basculer dans l’ère de la grande industrie nationale. »

Le petit train de la Mure sur le viaduc de Loulla.

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Foire Aux Questions

Poursuivez votre exploration

« Ce chantier de rénovation est donc un témoin précieux de l’héritage ferroviaire de la Matheysine... »

« …les travaux de restauration est aujourd’hui une élément incontournable sur le Petit Train de La Mure. »

« …l’effondrement catastrophique de La Clapisse » (A venir)

Sources et sites officiels 

« Pour préparer votre voyage et consulter les informations pra

Bibliographie 

  • GIRAUD, Jean-Pierre, Le chemin de fer de La Mure : Saint-Georges-de-Commiers – La Mure – Corps – Gap, Les Éditions du Cabri, 2015.

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